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Corps d'élite troupes helvétiques en activité dans « l'armée helvétique » de l'armée du Danube française en 1799

Le traité de 1798 et les circonstances politiques où se trouvait l'Europe obligèrent tout naturellement et bientôt les autorités helvétiques à doter la république d'une organisation militaire. On la conçut formée de trois éléments : la légion helvétique, les demi-brigades auxiliaires et les milices sédentaires. La légion helvétiqueet les troupes auxiliaires devaient êtres composées de volontaires et la milice comprendre tous les Suisses, de vingt à quarante-cinq ans, en état de porter les armes.

La légion helvétique, créée par un arrêté du 4 septembre 1798, était destinée aux besoins intérieurs, à la police générale, au maintien de l'ordre public, à la répression des mouvements séditieux. Corps permanent, sous les ordres d'un chef de légion, elle devait être formée de quinze compagnies d'infanterie, de cent hommes chacune, un corps de hussards et des artilleurs. La solde était de 3 baches pour le fantassin et de 4 baches et 2 kreutzers pour le hussard et le canonnier. La légion helvétique comptait, au 1e février 1799, 73 officiers et 1125 sous-officiers et soldats. Elle a combattu sous les ordres de l'adjudant général Weber, le héros de Neueneck, à Frauenfeld, où son chef fut tué. Commandée dès lors par le général de Bons, elle a figuré avec honneur dans les deux batailles de Zurich, en juin et septembre 1799.

Moins de trois mois après la signature du traité d'alliance, le 11 novembre 1798, le directoire de la république française réclama à la Suisse, pour la guerre contre l'Autriche, six demi-brigades, à trois mille hommes chacune, soit 18 000 hommes. Comme le recrutement des demi-brigades auxiliaires était volontaire, le directoire helvétique adressa une proclamation au peuple pour réchauffer l'enthousiasme, « Ceux qui, animés de l'esprit de nos aïeux, disait cet appel, daté du 1re décembre, désirent se vouer à l'état militaire, sentiront la différence qui existe entre le service actuel et celui qui le précédait... Ils sentiront que, non seulement la gloire, mais aussi le devoir, les traités, la patrie, la liberté s'unissent pour les appeler sous les drapeaux... » Les demi-brigades auxiliaires devaient être exercées suivant les ordonnances françaises, mais commandées en langue allemande. Schauenbourg, remplacé par Masséna dans le commandement de l'armée française d'Helvétie, fut nommé inspecteur général de l'infanterie helvétique et chargé de l'organisation des demi-brigades.

Dans l'intervalle, par la loi du 13 décembre 1798, la première organisation militaire centralisée qui fut en Suisse, les autorités helvétiques avaient créé une armée dite de « milices sédentaires », année nationale, qui incorporait tous les citoyens de vingt à quarante-cinq ans en état de porter les armes. On espérait obtenir, au moyen de cette loi, vingt mille hommes au moins, qu'on se proposait de répartir en vingt bataillons de mille hommes, chaque bataillon devant être renforcé de deux bouches à feu de campagne. En outre, cent guides devaient faire le service d'estafettes entre le général en chef et le directoire helvétique. L'infanterie portait l'habit à la française, de drap bleu foncé, col et parements de couleur écarlate, revers jaune clair, doublure rouge et boutons blancs, buffleterie blanche.

Sous la pression des circonstances, le recrutement volontaire ne suffisant pas, et de beaucoup, à fournir les effectifs réclamés par la France, le directoire helvétique s'avisa d'un expédient. Encore que les milices sédentaires fussent destinées uniquement, dans l'esprit de la loi de décembre, à la défense du sol national, il proposa le 18 février 1799 aux conseils législatifs de fondre tous les effectifs disponibles, légion, demi-brigades et milices, en une seule et même armée qui secondât les troupes de Masséna dans la guerre imminente. — « La levée volontaire des 18 000 auxiliaires stipulée en décembre dernier en faveur de la république française, disait le message du directoire, s'effectue dans le moment actuel; mais cette levée, dès lors même qu'elle est volontaire, peut durer longtemps encore jusqu'à son achèvement. Il faut donc un moyen plus prompt, un moyen que le gouvernement puisse commander — si le patriotisme ne s'empressait pas de l'offrir — moyen qui n'est autre que l'organisation d'un corps tiré des bataillons d'élite (milices) formés dans chaque canton et qui puisse, au premier signal, se porter rapidement à la frontière et repousser avec énergie l'agression étrangère. Le corps, formé de 20 000 hommes brûlant du même feu qui enflammmait les Suisses lorsqu'ils repoussèrent, il y a quatre siècles, les légions armées pour les asservir, serait essentiellement destiné à former sur la frontière une masse d'opposition qui permit à l'armée française de donner à ses opérations ce développement que le succès couronne presque toujours... »

Mais le directoire avait beau ajouter arrêté à arrêté et ordonnance à ordonnance, le feu qui enflammait les Suisses de Morgarten ne s'allumait pas dans les cœurs. Le 8 mars 1799, les demi-brigades auxiliaires n'ont recruté encore que six cents hommes! La France se plaint vivement de ce que le traité n'est pas exécuté et le directoire helvétique de répondre que les volontaires vont affluer, que déjà les officiers sont nommés et les lieux de dépôt désignés, mais que la France n'a envoyé encore ni l'argent, ni les armes, ni les effets d'équipement qu'elle a promis. Au surplus, le directoire helvétique faisait de son mieux pour mettre le recrutement des demi-brigades en honneur. La jeunesse de Montreux s'étant offerte à y être incorporée, le sénat et le grand conseil helvétiques rendent un décret solennel louant la conduite de cette vaillante troupe.

Cependant, vers le milieu d'avril 1799, les états de situation de l'armée helvétique donnés par le citoyen Repond, ministre de la guerre, et Kuhn, commissaire du directoire helvétique près l'armée, accusent la présence sous les armes de 22 859 hommes, formés principalement des contingents de Zurich, de Thurgovie, du Saentis et du Léman, le tout aux ordres du général Oudinot. Ces troupes — bataillons de milices, légion et demi-brigades auxiliaires — ont combattu, non sans valeur, sous les généraux Oudinot, Gazan, Paillard et Lorges, soit à la bataille de Frauenfeld, le 25 mai 1799, soit dans la campagne qui, après la retraite de Masséna devant la marche offensive de l'archiduc Charles, aboutit. le 4 juin, à la première bataille de Zurich.

Mais la défaite de l'armée française fut le signal d'une véritable débandade. Dès la fin de mai, le directoire helvétique avait tenté de lever encore trente à quarante mille hommes, dans les cantons de la Linth, du Saentis, de Thurgovie, Baden, Zurich, Argovie et Bâle. Les ordres donnes aux préfets nationaux restèrent sans aucun effet. Puis la désertion ravagea les effectifs. Un état de situation du 15 juin 1799 ne donne plus que 5000 hommes environ présents sous les armes. La moitié environ — 2200 — sont des Lémans; les autres sont de Berne, d'Argovie, de Zurich et de Bâle. Ils sont dispersés, du Gothard à Bâle, dans les brigades de Lecourbe, Chabran, Walther, Thureau et Souham. Ils combattent au Gothard, au Grimsel, en Valais. Deux mois après, le 24 août, Lanther, ministre de la guerre, fournit au directoire helvétique un état où ne figurent plus que 2500 hommes, dont plus de 1600 Lémans et le reste de Zurichois.

Masséna nous donne dans ses Mémoires la cause vraie de cette décomposition des troupes helvétiques. « Ce n'était pas, dit-il, la peur qui dispersait cette jeunesse; elle avait donné des preuves de haute valeur en plusieurs rencontres, mais bien plutôt une réaction de l'esprit cantonal contre le système unitaire. Les Helvétiens, imbus d'idées fédérales, ne s'élevaient point jusqu'à la conception de l'unité de la patrie. Chacun d'eux voulait bien défendre ses foyers, mais il les voyait dans son canton et non dans l'Helvétie tout entière. Le directoire helvétique avait cherché vainement à combattre ces dispositions malheureuses, son autorité était trop peu respectée pour qu'il pût réussir. Il avait surtout commis une grande faute en formant les bataillons par cantons, au lieu de les composer d'hommes pris indistinctement dans toute la république, et lorsqu'il reconnut cette erreur, il était trop tard pour la réparer... »

La Suisse au dix-neuvième siècle, I Tome par Paul Seippel, F. Payot, 1899.




Bataillons de milices. Les Corps d’elite et Corps de réserve helvétiques cantonales en 1799

Mais la décision la plus importante fut celle prise le 26 mars 1799. Par une loi de ce jour, il fut résolu que l'enrôlement des auxiliaires serait porté dans chaque commune en défalcation du nombre d'hommes qu'elle était tenue de fournir à l'élite. Les corps législatifs favorisaient ainsi le recrutement en faveur de l'étranger, aux dépens de l'organisation militaire nationale, et cela sous le prétexte que le service des auxiliaires était aussi bien destiné à la défense de la patrie, de la liberté et de l'égalité, que celui de l'élite.

LOI
Du 13 Décembre 1798.
Les Conseils Législatifs, après avoir déclaré l'urgence,
Ordonnent:
L'organisation de la Milice sédentaire.
TITRE I.
Dispositions préalables.

Article I. Tous les Citoyens de l'âge de 20 à 45 ans, sont tenus de porter les armes pour ia défense de la Patrie.

Art. II. Les citoyens sont classés d'après leur âge et leur état célibataire ou marié.

Art. III. Sont exceptés les Membres des autorités suprêmes, des Chambres Admïnistratives de Canton, des Tribunaux de Canton, de District, les Préfets Nationaux, Préfets de District et agens, les Receveurs généraux de Canton, les personnes nécessaires pour les Bureaux des autorités suprêmes et les Chefs de Bureaux des autorités de Canton, les Ministres du culte et les personnes employées par l'Etat à l'instruction publique, les employés nécessaires aux postes, enfin ceux dont les infirmités sont constatées par des médecins assermentés.

Art. IV. Ils sont divisés en Corps d'Elite et Corps de réserve.

Art. V. Le corps d'Elite est toujours prêt à marcher au besoin pour la défense de la Patrie ou le maintien de l'ordre intérieur; celui de réserve sert à le tenir au complet et à l'aider au besoin à maintenir le repos intérieur.

Art. VI. Tous les Citoyens en état de porter les armes, ayant l'âge déterminé, seront incorporés dans ces deux Corps.

Art. VII Les inspecteurs Généraux seront dans leurs Cantons respectifs et par District, le recensement des Citoyens de l'Age de 20 À 45 ans révolus, et les, former Ont au Bataillons d'Elite et Compagnies de réserve.

Art. VIII. Le recensement servira de base aux arrondissemens militaires.

Art. IX. Un arrondissement militaire comprendra 3000 hommes de l'âge énoncé dans article V(II).

Art. X. On prélèvera dans chaque arrondissement 1000 hommes d'Elite et le reste formera la réserve.

Art. XI. Chaque arrondissement militaire sera divisé pour l'exercice en deux sections qui fourniront chacune pour le Corps d'Elite 500 hommes, savoir, quatre Compagnies d'infanterie, une Compagnie de Grenadiers.

Art. XII. L'inspecteur général consert avec le Préfet National, assignera à chaque Commune, en raison de la quantité d'hommes tenus de porter les armes, quelle doit être la force du Contingent qu'elle devra fournir pour le Corps d'Elite. Ce contingent devra être réparti autant que possible également sur les quatre Compagnies de Mousquetaires, fournies par la section dans laquelle se trouve la Commune, après que les grenadiers en auront été tirés.

Art. XIII. Le contingent sera completté comme suit:
1° De volontaires, entre lesquels ceux de 18 à 20 ans pourront être reçus.
2° Dans une famille où il y aura deux ou trois frères non mariés, l'inspecteur en prélevera un par le sort; dans celles où il yen aura quatre ou plus, il en prélèvera deux par le sort, sauf le cas où ces fretes, s'arrangeront volontairement entr'eux.
3° Si les Volontaires ou le prélèvement ci-dessus ne remplissent pas le Contingent, la réserve comblera le déficit par la voie du sort.

Art. XIV. Aucun marié ne devra tirer au sort aussi long-tems que le Contingent pourra être completté par des non mariés.

Art. XV. Si les non mariés ne suffisent pas, les mariés de 20 à 20 ans révolus devront commencer à tirer au sort entr'eux.

Art. XVI. Si ceux-ci ne suffisent pas , les mariés jusqu'à l'âge de 30 ans révolus, seront tenus de tirer au sort.

Art. XVII. Sont dans tous les cas exemptés du tirage au sort les hommes mariés âgés de 3o ans révolus et qui ont famille.

Art. XVIII. Sont exemptés du tirage au sort dans tous les cas, un fils ou petit fils d'un pere âgé de 70 ans révolus, ou qui est atteint d'infirmités bien constatées, et qui lui rendent les secours d'un fils indispensable, et de même le fils d'une veuve qui se trouve dans l'un de ces cas.

Art. XIX. Si plusieurs frères se trouvent dans le Corps d'Elite, ils devront être repartis sur plusieurs Compagnies.

TITRE II
Division Militaire des Cantons.

Art. XX. L'Helvétie est divisée en Départemens militaires, dont chacun fournira à l'Elite huit Bataillons, portant le Numéro 1, 2,3, 4, 5, 6, 7, 8.

Art. XXI. Chaque Département militaire est composé de huit Arrondissements.

Art. XXII. Chaque Arrondissement est divisé en deux Sections, pour faciliter les revues, et fournit 3ooo hommes savoir; 1ooo pour le Corps d'élite et 2000 pour la réserve. L'élite d'un Arrondissement sera repartie en huit Divisions, dont chaque Section en contient quatre.

Art. XXIII. Une Division comprend 125 hommes, dont 100 Mousquetaires et 20 Grenadiers.

Art. XXIV. Les huit Divisions d'un Arrondissement militaire porteront le nom des N°. 1, 2, 3, jusqu'à 8, et chacune d'elles formera la huitième partie d'un Bataillon. Dix Compagnies, dont deux de Grenadiers et huit de Mousquetaires formeront le Bataillon.

Art. XXV. Les huit Bataillons d'un Département seront composés, en cas de marche, dans l'ordre suivant:
Le Bataillon N° 1, des 8 Divisions N° 1.
Le Bataillon N° 2, des 8 Divisions N° 2.
Le Bataillon N° 3, des 8 Divisions N° 3.
Le Bataillon N° 4, des 8 Divisions N° 4.
Et ainsi de suite jusqu'au Bataillon 8. qui est composé des huit Divisions (de N°) 8.

TITRE III.
ORGANISATION.
Formation d'une Compagnie d'Elite.

Art. XXVI. Toutes les Compagnies du Corps d'Elite sont de la même force.
Force:
Capitaine 1
Lieutenant 1
Sous-Lieutenant 1
Sergent-Major 1
Sergent-Fourrier 1
Sergens 4
Caporaux 8
Tambours 2
Sapeur 1
Grenadiers ou Mousquetaires 80
Total 100.

Art. XXVII. A la formation, les Grenadiers seront prélevés d'avance sur la totalité de l'élite d'une Section, pour être formés en Compagnies de Grenadiers. On n'admettra dans les Grenadiers que des hommes recommandames par leur conduite.

Art. XXVIII. Dans la suite, les Capitaines de Grenadiers prendront au sçu du Chef d'Arrondissement les Grenadiers entre les Soldats des Compagnies de Mousquetaires, et cela alternativement suivant les numéros des Compagnies de Mousquetaires de leurs Sections.

Art. XXIX. Formation d'un Bataillon d'élite
État Major:
Chef de Bataillon 1
Adjudant-Major 1
Aumonier 1
Quartier-Maître-Trésorier 1
Chirurgien de Bataillon 1
Aides-Chirurgien soit Fraters 2
Adjudant sous-Officier 1
Tambour de Bataillon 1
Wagenmeister 1
Armurier 1
Maître Cordonnier 1
Maître Tailleur 1
Prévôt 1
Total 14

Force d'un Bataillon.
Deux Compagnies de Grenadiers 200
Huit Compagnies de Mousquetaires 800
Total du Bataillon 1014

Art. XXX. Les Bataillons d'élite devront en tout ternis, avoir leurs Compagnies au complet, parle moyen de la réserve.

TITRE IV.
Formation de la réserve.

Art. XXXI. La réserve de chaque Arrondissement sera formée en Compagnies isolées de 200 hommes environ,
Capitaine 1
Lieutenant 1
Sous-lieutenant 1
Sergent-majot 1
Sergent-fourrier 1
Sergents 4
Caporaux 8
Tambours 2
Soldat, environ 181
Environ total 200.

Art. XXXII. Chaque Commune devra tenir ali complet son contingent d'élite, par le moyen de son contingent de réserve.

TITRE V.
Nominations aux emplois à l'époque de la création des Bataillons.

Art. XXXIII. L'Inspecteur Général de chaque Canton, de concert avec le Préfet National, présentera au Ministre de la guerre, une liste double des Citoyens qu'il proposera pour des places d'Officiers de la Milice de son Canton.

Art. XXXIV. Les Inspecteurs devront, autant que possible, ne présenter dans la liste pour l'Etat-Major d'un Bataillon, que des Citoyens du Département d'où est tiré le Bataillon.

Art. XXXV. Ils devront, autant que possible, ne présenter pour Officiers de compagnies que des citoyens de l'arrondissement militaire qui fournit la compagnie.

Art. XXXVI. Pour dresser la liste des Officiers à proposer, ils seront tenus de prendre des renseignemens sur leurs mérites et leur patriotisme auprès des Autorités constituées.

Art. XXXVII. Les Capitaines choisiront les sous-Officiers et les Caporaux parmi les Soldats les plus intelligens de leurs compagnies, avec l'approbation du Chef de l'arrondissement.

Art. XXXVIII. Les Tambours seront au choix des Capitaines; mais le gouvernement fournira leurs caisses (desquelles ils seront responsables) et payera les frais de leur instruction.

TITRE VI.
Avancement aux Grades.

Art. XXXIX. L'avancement des Officiers aura lieu par arrondissement, et celui des sous-Officierset caporauxaura, lieu par compagnies.

Art. XL. Lorsqu'il vaquera une place dé Caporal, les Caporaux de la compagnie présenteront trois sujets au Capitaine, qui en choisira un. Aucun ne pourra être présenté sSlwe sait lire et écrire.

Art. XLI. Le Sergent fourrier est entièrement au choix du Capitaine.

Art. XLII. Lorsqu'il vaquera une place de sous-Officier les sous-Officiers de la compagnie présenteront trois Caporaux au Capitaine qui en choisira un.

Art. XLIII. Le Sergent Major est au choix du Capitaine.

Art. XLIV. Toutes-ces nominations devront être approuvées par le chef de l'arrondissement.

Art. XLV. On pourra parvenir de trois manières différentes à la place de sous-Lieutenant.
1° Par l'ancienneté de service.
2° Par la nomination limitée du Directoire Exécutif. Les sous-Lieutenans présenteront au Chef trois sous-Officiers; le Chef enverra cette liste à l'Inspecteur'et celui-ci au Ministre de la guerre, pour être présentée au Directoire qui en nommera un d'entre ces trois.
3° Par le choix illimité du Directoire, de maniere que l'Inspecteur enverra au Ministre de la guerre une triple proposition. Le Directoire Exécutif élira l'Officier, sans cependant qu'il soit lié par la proposition présentée.

Art. XLVI. Les sous-Liëutenants parviendront de ces trois manieres mentionnées à l'article précédent aux places de Lieutenants, et des placer de Lieutenants aux grades de Capitaines, de manière que la seconde élection d'un Lieutenant se t'ait sur la proposition des Lieutenans, et celle de Capitaine sur la proposition ides Capitaines.

Art. XLVII. La première place vacante sera repourvue d'après l'ancienneté de service, la seconde par l'élection limitée, la troisieme par l'élection illimitée du Directoire Exécutif, et ainsi de suite.

Art. XLVIII. Les chefs de Bataillon seront nomniés par le Directoire Exécutif et choisis entre les Capitaines du Bataillon.

TITRE VIL.
Armement & l'équipement.

Art. XLIX. Tout Citoyen inscrit dans la milice, sera tenu d'avoir en bon état son fusil avec une baguette de fer, une bayannette, une giberne garnie d'un tourne-vis et d'un tire-bourre et épinglette avec sa chaine. Aussi tôt que les circonstances le permettront, l'Etat fournira les armes aux hommes du Corps d'élite qui ont été désarmés ou n'ont pas encore été armés.

Art. L. Les sous-Officiers, Caporaux, Grenadiers et tambours porteront des sabres courts.

Art. LI. A mesure que l'armement aura besoin d'être renouvellé, il sera remplacé suivant le modèle qui sera adopté et déposé chez le Commandant de l'arrondissement.

Art. LII. Les citoyens qui ont déja des uniformes pourront continuer à les porter.

Art. LIII. Ceux qui n'ont pas encore d'uniforme sont tenus de faire faire ceux qu'ils se procureront suivant l'ordonnance qui sera fixée pour les milices de l'Helvétie.

Infanteristen (Elite) stehend innerhalb eines Anwesens par Albert von Escher(2.) Modéle (de l')uniforme de la milice.
Art. LIV. Un chapeau à trois cornes, bordé noir, gance blance, bouton uniforme, cocarde nationale, cravate noire. habit bleu foncé, doublure bleu foncé, un col montant, et parements du même drap et couleur. Gilet bleu croisé,; culotte bleue; comme l'habit. Boutons blancs timrés République helvétique; guêtres noires jusqu'à jarretière; buff(l)eterie noire.

Bulletin des loix et décrets du Corps législatif de la République helvétique
Du 17 Décembre 1798.
Changement de l'article LIV de la loi sur l'organisation de la milice.
Les Conseils Législatifs, sur l'invitation du Directoire Exécutif du 13 Décembre 1798, relative à l'article 54 de la loi du 13 de ce mois sur l'organisation de la milice Helvétique, lequel fixe l'uniforme national Helvétique;
Considérant qu'il est de la plus grande influence, et utile à l'esprit du militaire Helvétique, que toute l'infanterie Helvétique soit habillée sur un pied uniforme, afin que par là tant la milice que les troupes de ligne dans et hors de la République apprennent peu à peu à s'envisager comme une seule masse, et membres d'un tout, et que la milice puisse être placée sans trop grand désavantage sur la même ligne de bataille, que les troupes de ligne, afin que les avantages apparens, que pourrait avoir un uniforme sur l'autre, n'engendrent pas la discorde, et que chaque citoyen qui sort de la troupe soldée, puisse se servir de son uniforme dans la milice, et qu'en cas de besoin la troupe de ligne puisse être renforcée par la milice;
Considérant en outre, qu'il vaut mieux à tous égards de fixer la buffetterie blanche que noire.
Après avoir déclaré l'urgence,
Ordonnent.
1. L'article 54 de la loi susmentionnée du 13 Décembre 1798, sur l'organisation des milices Helvétiques est rapporté par les présentes, pour autant qu'il regarde la fixation de l'habit d'uniforme et de la buffetterie.
2. L'infanterie Helvétique, qui s'habillera ou sera habillée à neuf, devra porter le même habit, qué porte celle de la légion Helvétique, savoir l'habit de drap bleu foncé, un col montant d'écarlate, les paremens de même, revers jaune clair, doublure rouge, boutons blancs d'uniforme.
3. Les courroyes de la giberne et du sabre devront être blanches.
Résolue par le G. C. le 14 Décembre 1798. Acceptée par le Sénat le 17 du même mois. Le Directoire Exécutif arrête, etc.
Lucerne le 18 Décembre 1798.
Président Oberlin.
Le Secrétaire général Mousson

Du 26 Décembre 1798
Sur la couleur du bleu foncé à conserver pour l'habillement de la Milice Helvétique.
Les CC. LL. sur le message du Directoire Exécutif du 19 Décembre 1798.

Considérant que le § 54 de la Loi du 13 Décembre, sur l'organisation de la Milice, ordonne expressément que la milice aura veste et culotte bleu foncé, lequel article n'a été rapporté et changé par l'article I de la Loi du 18 du même mois, qu'entant qu'il concernoit l'habit d'uniforme et la buffetterie, tout comme dans l'article 6 de la Loi sur l'ordonnance des 18000 hommes de troupes auxiliaires, il n'est question que de l'habit seul d'uniforme.

Considérant que les chasseurs attachés à la légion Helvétique ne sont point des carabiniers, mais uniquemeut des tirailleurs ou infanterie légère, pour quel service, d'après la Loi sur l'organisation, il ne sera organisé aucun corps dans la milice, destiné d'avance à ce service et d'un uniforme particulier, vû qu'il paroit plus convenable (dans le cas que la milice fut mise en activité) pour le service et la discipline, de choisir les bataillons les plus propres, de même que leur Etat-Major et leur organisation, pour être employés comme troupes légères.

Considérant enfin qu'il y a un avantage marqué, à ce que les habits de l'infanterie entière soient de la même couleur, puisque sans cela, des citoyens qui passent d'un corps à l'autre, seroient obligés de s'habiller à neuf. Que de plus, les chasseurs de la légion pourront facilement être distingués du reste de l'infanterie de ligne, soit par des êpaulettes, soit par quelqu'autre petite marqué distinctive, d'autant plus qu'ils ne seront pas tous propres au service de carabiniers, et qu'au sortir de la légion ils entreront la plus part dans les compagnies de grenadiers ou de mousquetaires de la milice. Après avoir déclaré l'urgeneè,

Ordonnent:
1. La Loi qui ordonne que la milice aura des vestes et culottes bleu foncé est conservée.
2. Le Directoire Exécutif est invité dans lé cas où lès chasseurs de la légion ne seroient pas encore habillés, de leur donner l'habit bleu tel que le porte le reste de l'infanterie Helvétique.
Résolue par le G. C. le 22 Décembre 1798. Acceptée par le Sénat le 26 du même mois. Le Directoire Exécutif arrête, etc.
Lucerne le 27 Décembre 1798.
Président Oberlin.
Le Secrétaire général Moussott.

(.3) Marques distinctives des grade.
Art. LV. Les Officiers des Mousquetaires et Grenadiers porteront les épaulettes en argent, analogues à leurs grades, comme dans l'armée Française. Les Sergents porteront les gallons en argent et les Caporaux en fil ou en laine. Les Grenadiers porteront des épaulettes rouges.

TITRE VIII.
Des remplacements.

Art. LVI. Tout Soldat incorporé à l'élite pourra se faire remplacer par un homme, de réserve pris dans sa Commune.
1° Au moment de la premiere création par un Volontaire.
2° Ensuite lorsqu'il aura été dans l'élite pendant deux ans.
3° Si l'homme présenté en remplacement est reconnu capable de servir.

Art. LVII. L'homme de remplacement tiendra à tous égards lieu et place de celui qu'il remplace.

Art. LVIII. Un homme faisant partie du Corps d'élite mis en activité, qui se trouveroit absent sans mission du Gouvernement sera remplacé temporairement par la réserve, et sera tern1 de s'arranger pour l'indemnité avec celui qui l'aura remplacé.

TITRE IX.
Suite de l'armèe.

Art. LIX. Chaque arrondissement fournira à la suite de l'armée les charretiers, chevaux et charriots nécessaires à la troupe d'élite qu» fournit l'arrondissement.

Art. LX. Le mode dans, lequel cette levée aura lieu , sera déterminé par un règlement particulier.

TITRE X.
Instructions.

Art. LXI. L'ordonnance sur l'instruction et les manœuvres de l'infanterie Française, sera provisoirement adoptée pour les milices Helvétiques.

Art, LXII. L'Inspecteur général commande toutes les milices de son département; il a immédiatement sous ses ordres dans chaque arrondissement un Commandant d'arrondissement militaire avec le rang de Chef de Bataillon.

Art. LXIII. Les Commandants d'arrondissement auront sous leurs ordres des Commandants d'exercice dans les Communes.

Art. LXIV. Une Commune qui renferme moins de trente hommes inscrits, sera réunie pour son instruction à une autre Commune pour faire avec elle ce nombre, sous un même Commis d'exercice.

Art. LXV. Une Commune qui renferme trente hommes pour le moins et qui n'en contiendra pas plus de cent, aura un Commis d'exercice.

Art. LXVI. Une Commune qui contient plus de cent hommes, et qui n'en renferme pas plus de deux cent, aura deux Commis d'exercice, dont l'un sera subordonné à l'autre, et ainsi de suite dans les Communes plus populeuses; mais dans ce cas, les Commis d'exercice seront toujours subordonnés à l'un d'entr'eux.

Art. LXVII. Les attributions et les devoirs des Commandants d'arrondissemens et des Commis d'exercice seront le sujet d'une instruction particulière.

TITRE XI.
Artillerie, Troupes à cheval et Carabiniers.

Art. LXVIII. La troupe à cheval qui existe actuellement continuera d'exister sur le'pied où elle se trouve, jusqu'à une nouvelle Ordonnance.

Art. LXIX. Les canonniers actuels sont conservés provisoirementde même que le train. Usera établi une École d'Artillerie.

Art. LXX. Il en sera de même des compagnies de Carabiniers qui existènt actuellement dans l'Helvétie, mais il ne pourra s'en former de nouvelles, sans l'aveu du Gouvernement.

Résolue par le G. Conseil le 10 Décembre 1798.
Acceptée par le Sénat le 13 du même mois.
Le Directoire Exécutif arrête , etc...
Lucerne le 13 Décembre Président Oberlin.
Le Secrétaire général Mousson.

Telle est cette loi du 13 décembre 1798. Elle resta en vigueur pendant toute la durée de la République helvétique. Tandis que l'organisation de l'armée active subit de fréquentes modifications, et des modifications essentielles, celle de la milice sédentaire resta la même, le gouvernement se contentant de la développer et de la perfectionner. Il faut reconnaître, en effet, que cette loi fondamentale d'organisation militaire était loin de tout prévoir; elle nécessitait un grand nombre d'ordonnances et instructions complémentaires. 11 fallait réorganiser les armes spéciales, régler la question des trains, fourgons et chars nécessaires à la suite de l'armée, réglementer les attributions et devoirs des commandants d'arrondissements et des commis d'exercice, prévoir l'établissement des états-majors supérieurs, etc., etc., toutes choses qui ne se seront que par la suite. En outre, la loi organise bien des bataillons, mais ne parle pas d'unités plus importantes. 11 faut s'en référer à l'ordonnance sur l'instruction et les manœuvres de l'infanterie française, provisoirement en vigueur.

Trois bataillons forment une demi-brigade, sous les ordres d'un colonel. Deux demi-brigades, soit six bataillons., composent la brigade sous les ordres d'un général de brigade. Enfin, au-dessus de ce dernier vient le général de division, porteur du grade le plus élevé en Helvétie, et commandant en chef des troupes. Son état-major comprend:

Le général, commandant en chef;
Deux aides de camp, capitaines;
Deux ou trois secrétaires;
Un adjudant-général, chef de l'état-major général;
Son bureau, composé de quatre secrétaires;
Deux adjudants-généraux, avec rang de chef de brigade;
Deux adjoints aux adjudants-généraux, lieutenants;
Un commissaire ordonnateur en chef;
Un commissaire des guerres, adjoint à l'ordonnateur;
Trois secrétaires du commissariat;
Un payeur général de l'armée, avec trois secrétaires.
L'état-major de la brigade comprend:
Le général, son aide de camp, son secrétaire, un commissaire des guerres et son secrétaire.




Corps d'élite troupes helvétiques en activité dans l'armée Helvétique de l'armée du Danube française en 1799

Le ministre de la Guerre de la République helvétique:
1798 François-Joseph-Ignace-Maximilien Schiner (1761-1845) nommé Ministre de la guerre mais actuellement en service français
2 mai 1798-15 octobre 1798 Louis François Bégoz de Aubonne (1763-1827)
27 août 1798 Augustin Keller de Soleure (1754-) Nommé, il ne put entrer en fonction, le Directoire français ayant mis son veto.
15 octobre 1798–18 avril 1799 Nicolas Simon Pierre Répond de Bulle (1743-avant 1817)
18 avril 1799 (provisoirement) François-Pierre-« Joseph » Lanther de Fribourg (1748-1832)
27 avril 1799 Cit. [François-Joseph-Ignace-Maximilien] Schinner [Schiner (1761-1845)], du Valais [Sion], est nommé Ministre de la guerre en replacment dut Cit, Répond.
8 mai 1799 (provisoirement) 25 juin 1799-1800 François-Pierre-« Joseph » Lanther de Fribourg (1748-1832)

Chef du Secrétariat du ministre de la guerre:
Antoine Henri Jomini de Payerne (1779-1869) ("on le voit dès 1799, chef de bataillon dans l'armée helvétique")

État-Major des troupes Helvétiques en activité:
Le Général, Commandant en chef des troupes Helvétiques en activité; avec rang de Général de Brigade:
28 mars 1799 Augustin Keller de Soleure (1754-?) et Commandant de la première légion
23 mai 1799 Jean Weber de Brütteln, Berne (1752-1799)
28 mai 1799 Jean Gaudenz de Salis-Sévis de Grisons (1762-)
21 juin 1799 (provisoirement 3 juin) Octave-« Louis »-Samuel de la Harpe de Rolle, Vaud (1766-1829)
3 octobre 1802 François-« Pierre »-Felix Von der Weid de Fribourg (1766-1810)

Chef de l'état-major général; avec rang d'adjudant-général
28 mars 1799 Octave-« Louis »-Samuel de la Harpe (1766-1829) de Rolle, Vaud
5 avril 1799 Jean Gaudenz de Salis-Sévis de Grisons (1762-)
28 mai 1799 Jean « Rodolphe » Bourcard (Burckhardt) de Bâle (1764-1841)
3 juin 1799 Octave-« Louis »-Samuel de la Harpe (1766-1829) de Rolle, Vaud

Deux adjudants-généraux, avec rang de chef de brigade;
28 mars-25 mai 1799 Jean Weber de Brütteln, Berne (1752-1799)
28 mars 1799 François-« Pierre »-Felix Von der Weid de Fribourg (1766-1810)

avril 1799 Jean « Herman » Oberteuffer de St. Gall (1753-1831)
avril-2 août 1799 Jean « Rodolphe » Bourcard (Burckhardt) de Bâle (1764-1841)
17 avril-2 août 1799 Jean « Gaudenz » de Salis-Sévis de Grisons (1762-?)
26 avril 1799 Jacques-Auguste-François-« Louis » Clavel de Brenles de Lausanne (1762-1808)
(1798) 2 mai 1799 Franz Joseph Ignaz Maximilien Schiner de Sion (1761-1845) commandant-général des troupes franco-helvétiques en Valais
25 mai 1799 Octave-« Louis »-Samuel de la Harpe de Rolle, Vaud (1766-1829)

Commissaire ordonnateur en chef:
28 mars 1799-2 juin 1799 Georg Jakob Mehlem de Minfeld (Palatinat) (1767-1830)
juin 1799 Jacques-Florian Robert de Bienne, alors résidant à Berne

Commissaire du guerre:
28 mars 1799 Alexandre-« George » Thormann de Morges, Vaud (1747-1827)

Commissaire du gouvernement:
1 avril 1799 Jacques-Auguste-François-« Louis » Clavel de Brenles de Lausanne (1762-1808) chargé de diriger l'expédition contre les insurgés des districts Glarus et Rapperswyl, canton de Linth
2 avril 1799 Joseph Martin Hammer de Olten (1752-1814) pour la répression des révoltes paysannes dans le district d'Olten, canton de Soleure
12 avril 1799 représentant Johann Franz Aerny de Aarburg (1755-après1804) pour la répression des révoltes paysannes dans cantons des Lucerne (Ruswil) et d'Argovie
13 avril 1799 Josef Anton Müller de Altdorf (1778-1833) (14 mai Müller a dû être remplacé car il est indispensable ici.) pour la répression des révoltes paysannes dans le district de Thun, canton d'Oberland
3 juin 1799 Johann « Heinrich » Daniel Zschokke de Magdeburg (1771-1848) pour la répression des révoltes paysannes dans le district rebelle de Stans, canton de Waldstätten

5 avril 1799
I. Le Commissaire du Directoire exécutif près les troupes helvetiques est revêtu de toute autorité supérieure en matière civile et de finances, dans les cantons qu’occupent les troupes suisses, qui, sous le commandement du général Keller, sont destinées, d’après les dispositions du général en chef Massena,‘a garantir les frontières de l’Helvétie.
II. Il est chargé de surveiller les autorités militaires et civiles et de rendre compte de tout au Gouvernement, sans ménagement quelconque.
III. Il est chargé de plus, de vérifier tous les abus et dilapidations dont il pourrait avoir connaissance, et de les dénoncer au Gouvernement.
IV. Dans les cas urgents il est autorisé à. suspendre, et même, si l’urgence des circonstances l’exige, à remplacer provisoirement ceux qu’il croirait nécessaire d’éloigner de leurs fonctions, sauf à en prévenir sur-le-champ le Directoire.
V. Il fera poursuivre d’après les lois des 30 et 31 Mars, et conformément à l’arrêté du Directoire du 31 Mars, tous ceux qui refuseraient de marcher, ainsi que ceux qui entraveraient les opérations, soit militaires soit civiles, du Gouvernement.
VI. Les citoyens représentants von der Flüe et Herzog, commissaires du Gouvernement près le général Massena, ayant reçu des instructions particulières sur quelques objets, il se concertera avec eux, afin qu’il n’y ait point a leur sujet de collision dans les ordres donnés ou à donner.
VII. Le présent arrêté sera imprimé, mis à. l’ordre de l’armée et publié dans tous les cantons ou il se trouve des troupes helvétiques.

Commissaire du gouvernement commissaire du directoire helvétique près l'armée
4 avril 1799 Bernard-Frédéric Kuhn de Grindelwald (1762-1825) Président du Grand Conseil
? juni 1799 Joseph « Ignace » von der Flüe de Sachseln (1762-1813)

Commissaire du gouvernement auprès du commandement de l'armée française:
3 avril 1799 Johann Baptist Graf d'Appenzel (1759-1817)
4 avril 1799 Joseph « Ignace » von der Flüe de Sachseln (1762-1813)
5 avril 1799 Johannes Herzog de Effingen (1773-1840)

Commissaire du gouvernement près l'armée helvétique des cantons
Arrêté du Directoire.
Le Directoire Exécutif, considérant que les réquisitions nécessaires à l'entretien des troupes Helvétiques qui vont être formées, doivent se faire sur, un pied uniforme, & être soumises à une règle précise. Considérant que cette règle garantira d'un côté les communes pour les fournitures qu'elles seront, & que de l'autre elle empêchera les prétentions illégales qui pourraient avoir lieu. Arrête:
1. Chaque Commissaire de Canton est chargé de pourvoir à l'entretien des troupes stationnées dans son Canton, & de celles qui ne feraient qu'y passer.
2. Il sera exécuter les ordres nécessaires à cet effet, par les Commissaires de District.
3. Les réquisitions nécessaires de vivres & de charrois, se seront chaque fois à la Municipalité de la Commune, où elles devront se faire, & ne pourront être adressées à aucune autre autorité quelconque.
4 Ces bons qui seront délivrés à cet effet, seront toujours signés par le chef immédiat du corps, soit grand ou petit, pour lequel les réquisitions auront été faites.
5. Les bons indiqueront d'une manière claire & précise le lieu & la date de la fourniture, sa nature & sa qualité , & le nom du corps pour lequel la réquisition s'est faite.
6. Il sera imprimé d'après cette instruction des formules de bons, qui seront distribués aux militaires dans le cas d'en faire usage.
7. Les Municipalités énvérront à la fin de chaque semaine, les bons de fournitures qu'elles auront faites au Commissaire de District, & celui ci, sera parvenir ceux de tout le District au Commissaire de Canton.
8. Le Commissaire de District délivrera chaque fois une quittance, indiquant le total de la valeur des bons.
9. Les Commissaires de Districts & celui du Canton, font responsables vis-àvis des Municipalités, de l'exacte conservation des bons qui leur auront été délivrés, pour aussi longtems qu'ils resteront en leurs mains.
10. Le Commissaire de Canton visera au milieu & à la fin de chaque mois les bons qui kit seront parvenus, & en remettra le bordereau à la Chambre administrative.
11. La Chambre administrative transmettra au commencement de chaque mois, au Ministre de la guerre l'état des fournitures & charrois de réquisition faits pendant le mois précédent, & en enverra un double au Ministre dé l'intérieur.
12. La Chambre administrative de chaque Canton, projettera une taxe de payement pour les différentes espèces de fournitures & charrois de réquisition, d'après les mercuriales du pays, qu'elle soumettra à la sanction du Directoira Exécutif.
13. Les opérations achevées, les bons seront payés selon l'ordre de leur date, des premiers argens que versera chaque mois la contribution de guerre au trésor public.
14. Le présent arrêté sera imprimé, publié, affiché, partout où besoin sera, & à la diligence du Ministre de la guerre envoyé à toutes les Chambres administratives & Commissaires de Canton. — Luccrne, le 31 Mars 1799.
Le Président du Directoire Exécutif, Bay. Conforme H. Polier, Préfet National.

22. April 1799 Chef Artillerie und Chef Genies bei Besprechung auf dem Feld; weitere Milizen par Albert von EscherChef de l'artillerie; avec le grade de chef de brigade:
Inspecteur général de l'artillerie:
29 juin 1799 adjoint civile Wilhelm Haas de Bâle (1741-1800)
Le Directoire Exécutif désirant donner une nouvelle activité à l'organisation des arsenaux dans toute la République.
Informé que le Représentant du Peuple, le Citoyen Haas réunit à des connoissances très-étendues une activité singulière, et qu'il seroit disposé à servir la Patrie dans cette partie.
En vertu de l'autorisation qui lui est donnée par le décret du Corps Législatif, en date du 16 Janvier.
Arrête: t. Le Citoyen Haas, Représentant du Peuple , est nommé Commissaire provisoire pour l'inspection du Bureau d'artillerie, et la réorganisation des arsenaux dans toute l'étendue de la République.
2. Le Ministre de la Guerre est chargé de la notification du présent Arrêté: Lucerne le 17 Janvier 1799.
Président Glayre. Le Secrétaire général Mousson.

Premier ingénieur et géographe:
28 mars 1799 Franz Anton Messmer de Berne (1766-1821)

Chirurgien en chef de l’armée helvétique:
François Verdeil de Lausanne (1747-1832)
28 mars 1799 Rodolphe-Abraham Schiferli de Thun (1775-1837)
Le Directoire Exécutif considérant l'importance du choix des officiers de santé , soit en chef, soit en second,pour les troupes auxiliaires, la nécessité de les faire examiner par des hommes habiles, avant de remettre en leurs mains la vie et la santé des défenseurs de la République,
Arrête:
1. Il sera formé une commission pour examiner les prétendans aux places de chirurgiens majors et de sous chirurgiens dans le corps auxiliaire. 2. Cette commission sera composée du citoyen Schifferly de Berne, du docteur Stickelberger de Basle, et Desgranges, domicilié à Morges, qui se rendront à Berne dans le tems qui sera fixé pour l'examen.
3. Le Ministre de la guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté et de son in-1) sertion dans les feuilles publiques,
Lucerne le 1 Février 1790.
Président Glayre, Secretaire général Mousson





Ordre de Bataille de Corps d‘élite (Milices)

canton = département militaire
commandant d'arrondissement militaire = avec le rang de chef de bataillon


Canton d'Argovie
Inspecteur général:
13 novembre 1798 Jakob Belart de Brugg
20 novembre 1798 Directoire Exécutif possédé provisoirement l'union du Canton de Baden à Canton d'Argovie, parce que le premier n'avait pas l'homme approprié pour ce travail
4 avril 1799 Johann Heinrich Rothpletz de Aarau (1766-1833)
1799-1802? Gottlieb Heinrich Hünerwadel de Lenzburg (1769-1843) avec rang de Colonel du canton d'Argovie et Baden
Johann Georg Hunziker de Aarau (1774-1850)

Commissaire du gouvernement pour le canton d'Argovie:
12 avril 1799 représentant Johann Franz Aerny de Aarburg (1755-après1804) pour la répression des révoltes paysannes dans cantons des Lucerne (Ruswil) et d'Argovie

16 avril Le Préfet national d'Arau [pasteur Jakob Emanuel Feer de Brugg (1754-1833)], a marché avec 3 ou 4 compagnies, dans la vallée de Kulm, on il a désarmé les habitans & pris les chefs de l'insurrection.

1er arrondissement militaire (inférieure): districts Aarau (partie), Brugg, village de Teufenthal, et la moitié inférieure (partie du nord) du district et la ville de Lenzburg
2me arrondissement militaire (supérieure): districts Zofingen, Kulm sans Teufenthal, et la moitié supérieure (partie du sud) du district de Lenzburg à Seon

févier 1799 8641 hommes 1/3 2880 hommes d'élite à deux bataillons et le reste formera la réserve.
29 mars 1799 une compagnie du canton d’Argovie, forte de 100 hommes à la garde des autorités supremes (La garnison du chef-lieu de la République)
5 avril 1799 2 bataillons d'élite d'Argovie sous les ordres du général Nouvion une partie de celui-ci à Zurzach, Kaiserstuhl et Eglisau
1 mai 1799 600 hommes d'élite 300 hommes d'Argovie dans les troupes auxiliaires et 70 hommes d'Argovie à la Légion
25 mai Inspecteur général Rothpletz au ministre de la Guerre Etat des troupes effectifs disponibles:
2 arrondissements à 10 compagnies = 20 compagnies d'élite — en activité seulement 6 compagnies;
le reste des 14 compagnies
7 compagnies à 80 hommes (1er arrondissement) — 560 hommes
7 compagnies à 55 hommes (2me arrondissement) — 585 hommes
canonniers 50 hommes
une demi-compagnie de dragons 40-50 hommes en Lucerne

Commandant de 1er arrondissement d'Argovie de Lenzburg et chef de Bataillon:
22 mars 1799 Oberstlieutenant Rodolphe-Louis de Goumoëns de Berne (1771–1839)
Quartier-général: château Brestenberg près de Seegen
chef de Bataillon: avril 1799 Aide-Major Daniel Hemmann de Lenzburg

avril 1799 il a été impliqué dans le désarmement des rebelles communautés Argovie
8 avril Licenciement chef de bataillon Hemmann raison de la méfiance
21 mai demi-bataillon d'élite d'Argovie à Rapperswil canton de Linth
25 mai 7 compagnies à 80 hommes — 560 hommes en canton d'Argovie
25 mai 5 Compagnien d'élite d'Argovie en activité en "canton de Schwytz" [cantons de Linth et de Waldstätten]
17 juin sous «chef de bataillon» [Major Daniel] Hemmann de Lenzburg cantonnés à Goldau [Sur le Gruwi supérieure (à la maison n° 47) a été pendant un temps] "canton de Schwyzt"
19 juin «1re Demi-Bataillon d'Argovie» 1re division française Lacourbe
Ministre de la Guerre au Directoire Exécutif, «Un Souspréfèt du Canton de Lucerne qui les a rencontrés sur la route, leur a demandé le motif de leur désertion. Ils lui ont répondu dabord qu'ils n'avaient reçu ni prêt ni virvres et que d'ailleurs leurs officiers leur avaient conseillé de partir.»
plus que 150 hommes d'élite d'Argovie désertes près de Goldau, qui a également été décimées par les désertions, est venu à la fin de juin de leurs positions en l'Intérieur de l'Helvétie (Suisse centrale Zug-Rigi) la maison et déserta pour que en entier à la fin de juin
27 juin 23 Officiers et 94 hommes à Aarau a été licencié de le reste de Bataillon

Commandant de 2me arrondissement d'Argovie de Zofingen et chef de Bataillon:
4 avril 1799 Oberstlieutenant Samuel Cornelius Suter de Zofingen (1769-1827)
Capitaines: Hans Rudolf Frey de Gontenschwil, Johann Jakob Fischer de Reinach (1775-1849) frère de Samuel captiane de dragons
Lieutenants: Johann Heinrich Fischer de Reinach (1781-1861)
Capitaine de Grenadiers: Johann Jakob Plüss de Zofingen (1763-1820)

7 avril Capitaine de Grenadiers Plüss avec 24 hommes detachement de 2me bataillon à Baden
25 mai 7 compagnies à 55 hommes — 585 hommes
4 juin 1799 «très peu de temps dans les environs de Brougg»
2-6 juin 7e compagnie à Birrhard
7 juin a été licencié de son Bataillon près de Brugg
22 juin seront congédiés jusques à nouvel ordre, mais rentrés chez eux, ils y seront de piquet.
27 juin 560 hommes 7 compagnies pour couvrir les rives de l'Aar à partir de l'effluent de la Limmat jusqu'au Rhin, ont été après une courte période de service sous les armes au repos et sans gloire, licencié par l'adjudant général Vonderweid

Commandant de district de Aarau d'Argovie:
Oberlieutenant Johann Georg Hunziker de Aarau


Compagnie de dragons d‘élite de Canton d'Argovie
30 mars 1799 Arrêté du Directoire Exécutif. „Le ministre de la Guerre est chargé d'écrire à l'inspecteur (général) du canton d'Argovie, pour l'inviter à faire en sorte de former le plus tôt possible une demi-compagnie de dragons et de les diriger de suite sur Lucerne.“

Capitaine de dragons:
16 avril 1799 Samuel Fischer de Reinach (1773-1858)

5 avril tous les dragons recueillies par arrondissement que leurs sous préfet ont tiré au sort.
7 avril 16 Dragons de Kulm à Aarau
9 avril Aarau. Préfet national d' Argovie Feer au Directoire Exécutif. départ 40-50 Dragons d'Argovie à Lucerne
12 avril (matin), Willisau. C. Aerny an das Directorium. Arrivée de 12 Dragons d'Argovie
1 mai 50 hommes
25 mai encore en canton de lucerne

Compagnie d'artillerie d‘élite de Canton d'Argovie

9 septembre-novembre 1799 compagnie de grenadiers de Zofingen de bataillon d‘élite du commandant [lieutenant de Grenadiers Jakob Emanuel] Roschi [de Berne (1778-1848)] a marché à Valais sous le commandement du adjudant-général Pierre Von der Weid de Fribourg division française du général Turreau

Canton de Baden
Inspecteur général:
25 mars 1799 Major Ursanne-« Conrad »-Joseph de Billieux d'Ehrenfeld (1760-1824)(Porrentruy de Saint-Ursanne)
avril 1799 la commission temporaire de commander du corps du canton de Baden «pour la défense de sa frontière».

commissaire du gouvernement pour le canton du Baden:



Canton de Baden était divisés dans les cinq districts de Baden (capitale du canton), Bremgarten, Muri, Sarmenstorf et Zurzach

25 avril 250 hommes à Zurich
14 mai Un bataillon du canton de Baden a été utilisé pour creuser des tranchées à Zurich, qui avait commencé sur la Zürichberg, Adlisberg et Burghölzli.
7 juin a été licencié sur Baden
22 juin seront congédiés jusques à nouvel ordre, mais rentrés chez eux, ils y seront de piquet

Canton de Bâle
Inspecteur général:
31 octobre 1798 Stehlin
9 novembre 1798 Jean « Rodolphe » Bourcard (Burckhardt) de Bâle (1764-1841)

commissaire du gouvernement pour le canton du Bâle:


avril 1798-mai 1799
Officiers des corps d'élite du Canton de Bâle:

Commandant de departement: Rudolf Munzinger de Bâle

Chefs de bataillons:
Jakob Uebelin de Bâle
Rudolf Wettstein de Bâle.

Adjutant-Majors:
Konrad Fuchs de Bâle
Jakob Schweizer de Sissach

Chirurgien-majors:
Theobald Singeisen de Riehen
Johann Gass de Muttenz

Quartier-Maîtres:
Niklaus Harscher de Bâle
Johann Bischoff de Bâle

Capitianes:
J. J. Miville de Bâle
Friedrich Schäfer de Seltisberg
Heinrich Hindenlang de Bâle
Mathias Oswald de Bâle
Emanuel LaRoche de Bâle
Georg Krug de Bâle
Johann Gass de Oltingen
Johann Tschopp de Waldenburg
Johann Günther de Oberdorf
Jakob Völlmy de Sissach
Ludwig Respinger de Bâle
Samuel Frei de Bâle
Felix Schneider de Bâle

Lieutenants:
Johann Messmer de Muttenz
Rudolf Schmid de Bâle
Emanuel Hübscher de Bâle
Lukas Christ de Bâle
Samuel Flick de Bâle
Emanuel Ryhiner de Bâle
Daniel Tschopp de Waldenburg
Jakob Plattner de Rickenbach
Johann Jakob Dill de Pratteln
Wilhelm Bohny de Liestal
Rudolf Sulger de Bâle
Kaspar Schölly de Bâle
Samuel Braun de Bâle
Johann Jakob LaRoche de Bâle

Sous-Lieutenants:
Niklaus Meyer de Füllinsdorf.
Sebastian Steiger de Bâle.
Daniel Merian de Bâle.
Isaak Keller de Bâle.
Andreas Walz de Bâle.
Jakob Abt de Bretzwil.
Joh. Jakob Stump de Riehen
Joh. Jakob Gerster de Gelterkinden.
Johann Gysi de Oltingen.
Heinrich Bachofen de Bâle.
Johann Müller de Bâle.
Abraham Preiswerk de Bâle.
Leonhard Paravicini de Bâle.
Johann Jakob Keller de Bâle.

11 mars 1799 Bâle provenir formant un contingent de 500 hommes

Chasseurs du Canton de Bâle
29 mars 1799 60 tirailleurs pour renforcer la garnison du chef-lieu de la République (La garde des autorités supremes) à Lucerne

30 mars Konrad Fuchs de Bâle, Aide-Major im Elitenkorps, hatte sich bei der Meuterei in Augst [Bezirk Liestal Kanton BL] am 30. März 1799 durch helvetische erinnungstreue ausgezeichnet (siehe oben Anmerkung 1, p. 61, und Staatssarchiv Basel: Militär T. 2. Januar-März 1799. Regierungsstatthalter Schmid an das helvetische Direktorum 30. März 1799). Von einer Mobilisierung des Widerstandes zeugt die Meuterei der Miliz Ende März 1799 in Augst (siehe Kapitel V.6.8) oder die Desertion von Elitesoldaten in [Basler Zeitschrift für Geschichte und Altertumskunde, 1912 ]

Konrad Fuchs de Bâle, aide-major dans le corps d'élite, avait dans la mutinerie à Augst [district de Liestal dans le canton BL] le 30 Mars 1799 par ethos helvétique Prix fidèle (s. Ci-dessus, n. 1, p. 61 et Archiv de ville de Bâle: militaire T.2. Janvier-Mars 1799. Préfet Schmid au Directoire Exécutif helvétique 30 Mars 1799). De la mobilisation de la résistance, la mutinerie de la milice de la fin de Mars 1799 témoigne à Augst (voir section V.6.8) ou la désertion de soldats d'élite dans [Basler Zeitschrift für Geschichte und Altertumskunde, 1912]

Ende März 1799 meuterten in Augst einige Kompagnien; sie weigerten sich, die Ergolz zu überschreiten und den ... Die Namen der Anstifter zur Augster Meuterei lassen erkennen, dass auf keinen Fall die Abneigung der Auszüger vom Land ...

Gedeon Burckhardt (1774-1848), der dritte Sohn des Joh. Rudolf Burckhardt vom Kirschgarten. Er hat weder im politischen noch im militärischen Leben der Emigrierten eine selbständige Rolle gespielt. Seine Auswanderung fällt in den April 1799. Er war bei der Meuterei des Basler Bataillons bei Augst (30. März) beteiligt gewesen und sollte mit drei Komplizen, Hauptmann Steiger, Uhrmacher Bosshardt und einem Wybert in der Nacht vom 2. zum 3. April verhaftet und auf das Eseltürmlein gebracht werden. Burckhardt (wie auch Steiger) entwischte aber und konnte trotz aller Bemühungen des Regierungsstatthalters nicht mehr eingefangen werden. Er soll sich einige Zeit in dem damals in Aufruhr begriffenen Kanton Solothurn, dann im Neuenburgischen aufgehalten haben. Wann er die Adjutantenstelle bei Bachmann erhielt, ist nicht bekannt. Er hielt sich 1801 eine Zeit lang in Lörrach auf and wurde durch Beschluss des Gesetzgebenden Rates vom 25. Juni 1801 begnadigt.

3 avril 1799 Sans difficulté, l'élite de la vallée de Frick Bâle et les ponts avait saisi dans les villes forestières
18 mai 550 hommes?
21 mai 1309 hommes inclusiv 63 canonniers en Garnison à Bâle, theils an beiden Rheinufern in Lagern oder Kantonnirungen
11 juin 1èr et 2ème bataillons d'élite de Bâle occupe de l'Aar à Bâle
22 juin 4 compagnies de Bâle relèveront à Soleure. Toute l'Elite de Basle, à l'exception de 4 compagnies destinées pour Soleure seront congédiés jusques à nouvel ordre, mais rentrés chez eux, ils y seront de piquet
4 août encore 4 compagnies de Bâle en activité


Canton de Berne
inspecteur général:
31 Octobre 1798 Abraham Vincenz Weber (1748-), ci-devant major au service de Hollande (frère de Jean Vincenz Wever)
15 Decembre 1798 Abraham Vincenz Weber de Brüttelen Commandant de la place de Berne (frère de Jean Vincenz Wever)

commissaire du gouvernement pour le canton de Berne:
Josef Anton Müller d'Altdorf (1778-1833) in Thun (14 mai a dû être remplacé car il est indispensable ici.)
4 juin 1799 Urs Joseph Lüthy de Soleure (1765-1837)

8 juin adjudant-général Schinner Herzogenbuchsee (Haute-Argovie) à Berne j’ai rencontré au moins mille hommes de vos troupes voyageant tous isolément, soit sur la grande route, soit par les hameaux adjacents, en disant avec insolence qu’ils ne voulaient plus servir; ils font (pour couvrir leur lâcheté) mille contes sur les opérations militaires

1e Bataillon d‘élite de Bern
Chef de Bataillon: Commandant Künzli [?de Rykon, Canton d'Argovie?]
Capitaines: Hubler, Bucher, Steiner, Dennler, Vogel
Quartier-Maître: Marti

8 avril 1799 526 hommes à Berne
? avril 763 hommes
1 mai à Romanshorn
21 mai 729 hommes à Salmsach
19 juin 42 Offciers et 71 hommes à Aarau
22 juin seront congédiés jusques à nouvel ordre, mais rentrés chez eux, ils y seront de piquet

2e Bataillon d‘élite de Bern
Chef de bataillon: Commandant Roth de Wangen
Quartier-Maître: 9 juillet lieutnant de Grenadiers Jakob Emanuel Roschi de Berne (1778-1848)
Capitiane de Grenadiers: David Friedreich Ris de Berthoud (Burgdorf)(1755-), Capitaine de la seconde compagnie de grenadiers du 2. Bataillon d'Elite
lieutnant de Grenadiers: Jakob Emanuel Roschi de Berne (1778-1848)

19 mai dans Zurich à Glarus
21 mai 752 hommes
26 mai 465 hommes
27 mai 1799 combat dans les environs de Lachen, Schmerikon, Canton de Linth
2 juin 500 hommes à Zurich
4-7 juin Bataille de Zurich
19 juin 1799 2e division française Chabran
22 juin resteront provisoirement à la grande armée
16 août 1799 a été licencié la bataillon

9 septembre 1799 Roschi recevra l’ordre une bataillon d‘élite de grenadiers de 6 compagnies de Berne, 2 compagnies de Soleure et 1 compagnie d'Argovie (Zofingnen) a marché à Valais sous le commandement du adjudant-général Pierre Von der Weid de Fribourg division française du général Turreau. 3 compagnies de Berne qui en sont détachées dans les environs de Obersimmenthal et Frutigen
12 september 1799 une bataillon d‘élite sous le commandement du chef de bataillon Jost de Langnau a marché à Valais

Artillerie d‘élite de Berne
Commandant: Jean Pauli de Bern (1766-)

21 mai 65 canonniers à Münsterlingen

Canton de Fribourg
Inspecteur général:
31 octobre 1798 François-« Pierre »-Felix Von der Weid de Fribourg (1766-1810)
28 mars 1799 Major Jean-Antoine de Herrenschwand de Morat (1764-1835)
4 mai 1799 provisoirement Benjamin Chaillet de Morat

commissaire du gouvernement pour le canton de Fribourg:
4 avril 1799 (mars) Rodolphe-Martin Gapany de Marsen (1764-1812)

1e Bataillon d‘élite de Fribourg
Chef de Batailon:
31 mars 1799 commandant chef d'escadron Nicolas Moosbrugger de Fribourg (1770-1812)
capitaine d'elite François Duc (1770-1831)

11 avril 500 hommes
14-20 avril combat de Ueberstorf [Überstorf, Canton de Fribourg]
8 juin à Berne
22 juin resteront provisoirement à la grande armée

2e Bataillon d‘élite de Fribourg des districts d'Avenches, Gruyères, Romont et Rue
Chef de Batailon: 7 avril 1799 Jacques Dupasquier de Bulle (1762-)
capitaines: 7 avril 1799 François Joye, de Romont, Samuel-François Fivaz, d'Avenches
lieutenants: 7 avril 1799 Victor Mury, de Gruyères, Alexandre Borcard, de Grandvillard
sous-lieutenant: 7 avril 1799 Emmanuel Pasquier, du Pasquier
fourrier: 7 avril 1799 François Eynard, de Bulle

14-20 avril 1799 combat de Ueberstorf [Überstorf, Canton de Fribourg]

20 avril L'expédition fut divisée en trois colonnes: celle de droite, sous les ordres du chef de bataillon Dupasquier, de Bulle, avait Planfayon (Plaffeien) pour objectif; celle du centre était sous le commandement direct d'Henry qui avait, en outre, la direction générale du mouvement, il devait occuper Tavel, Alterswyl, St-Antoine et Heitenried. La colonne de gauche avait à sa tète le capitaine Testuz [de grenadiers du 2e bataillon du Léman], qui marchait sur Ueberstorf et les communes bernoises du voisinage. 20 avril commandant française Henry

du cit. Henry, commandant en chef; En vain le commandant en chef a usé de tous les moyens possibles, ainsi que le brave chef de bataillon Dupasquier [de Bulle], commandant l’aile droite, pour procéder au désarmement des communes rebelles, puisque toutes les armes avaient été emportées par les fuyards, qui se sont refugies dans les montagues. l’our lors ils se sont décidés à m’envoyer des otages, que je garde ici aux frais de ces communes jusqu’à l’entière remise de leurs armes et [de] leur obéissance aux lois. 8. J’avais donné a chaque colonne des ofliciers patriotes pour seconder le commandant Henry dans ses opérations et pour être assuré de l’esprit de ces habitants, ainsi que de porter des secours a leurs frères égarés.

J’ai ordonné le licenciement des troupes de la réserve des districts de Châtel, Gruyère et Bulle [Canton de Fribourg], qui s’étaient porté(e)s sur les frontières de l’Oberland et dans le Rougemont, où il y avait’eu quelques apparences de mouvements insurrectionnels et (où) par leur présence ils furent d’abord évanouis. 12. J’ai reçu deux chariots de fusils (provenant?) du désarmement qui a eu lieu dans la partie infidèle du district de Morat, laquelle est très tranquille actuellement. 13. Les communes qui (s)ont restées fidèles dans la partie allemande de ce canton sont: Guin, Besing, Wenwill (!), Schmitten (suivant quelques rapports); cette première a résisté à toutes les insinuations perfides qui lui avaient été faites pour suivre le torrent de l’insurrection. Schwarzenbourg et le Gouggisberg n’ont pas pris part, a ma connaissance, aux manœuvres de nos rebelles.

Le général Schauenbourg m’a demandé hier de faire passer quelques compagnies de la force armée de ce canton dans celui d’Oberland, pour se joindre à Seftigen au détachement qu’il y a envoyé, pour par cette manœuvre bloquer tout-était les mécontents dans les montagnes de l’Oberland et les forcer a penser à leur salut. J’ai cru devoir y déférer en donnant ordre que ce détachement soit composé de troupes d’élite et non de celles de réserve, ni des deux compagnies soldées du Léman. Je me plais à croire que cette mesure a été fort bien vue de sa part pour hâter le rétablissement de la tranquillité. Je viens de donner ordre aux deux compagnies soldées de partir pour leur destination.

9 juin 4 compagnies du 2e Bataillon d‘élite de Fribourg werde eine nach Nidau und Aarburg vertheilt; die übrigen nebst der Legion sollen nach Bern

Canonniers de Bulle
20 avril 1799 rassemblée à Fribourg

Troupes de la réserve de Fribourg des districts de Châtel, Gruyère et Bulle
20 Avirl 1799

Canton du Léman
février-mai 1798 milices du Léman au service France


Inspecteur général:
(3 october provisoire) 31 octobre 1798 Adjudant-général Jean-Samuel Bergier de Lausanne (1758-1825)
1 juin 1799- 18 Janvier 1800 (27 avril 1799-20 novembre 1800?) Emmanuel-François-« Benjamin » Muret-Grivel de Morges (1764-1840)
21 janvier 1800 Par son arrêté du recourant, la commission executive a supprimé la place de commandant helvétique à Lausanne, & par celui du 19, le citoyen Samuel Bergier a été reintégré dans la place d'inspecteur général des milices d'Elite du canton Léman, en remplacement du cit. Muret Grivel


commissaire du gouvernement pour le canton du Léman: (commissaire des guerres du canton du Léman)
4 avril 1799 ?
François Francillon-Dapples de Lausanne
18 mai 1799 Louis de Loës [Deloès/Desloes] sous-préfet d'Aigle
15 decembre 1800 François Francillon-Dapples de Lausanne
1 août 1803 François Francillon-Dapples de Lausanne

12 avril 1799-26 septembre 1801 Adjudant Général Alexis-Catherine-« Victor » Grillon de Arbois (Jura, Franche-Comté) (1750-1816) commandant des troupes du département du Léman

5 Mars 1799
Arrondissement N°1 cours de la Broye
Arrondissement N°2 courses de la Broye
Arrondissement N°3 l'embouchure du Rhône
Arrondissement N°4 entre la Venoge et la Vevayse
Arrondissement N°5 de la Dôle
Arrondissement N°6 Jurat
Arrondissement N°7 petit Lac
Arrondissement N°8 entre l'Aubonne et la Venoge

avril-juin 1799
Arrondissement N°1 chef de bataillon Favre de Bex [de Rolle][des districts d'Aigle, de Bex, de Montreux, ...?]
Arrondissement N°2 chef de bataillon Guex [des districts de Lausanne, de Vevey (de Villette), ... ?]
Arrondissement N°3 chef de bataillon Bégoz de Morges [des districts de Morges, d'Aubonne, de Cossonay, d'Echallens et de Lavaux]
Arrondissement N°4 chef de bataillon Roguin d'Yverdon
Arrondissement N°5 [des districts de Onnens, ?]
Arrondissement N°6 [des districts de Montreux (Veytaux), ?]
Arrondissement N°7 chef de bataillon Testuz de Villette
Arrondissement N°8

Le citoyen [Georges-] Albert Müller [Muller de la Mothe de Lausanne, (1754-1824)] ayant demandé et obtenu du Directoire Exécutif sa demission de commandant d'arrondissement militaire du Jura (?!), le citoyen Emanuel Dufour de Goumoëns (1763-après 1831) a été nommé à cette place; en conséquence il est ordonné aux autorités civiles & militaires a aux citoyens du dit arrondissement de le reconnoître en cette qualité & de l'uj donner créance dans l'exercice des fonctions qui lui font attribuées par la loi. La présente insertion au Bulletin Officiel tiendra lieu de toute autre notification.
Donné à Lausanne fous mon sceau & signature le 1 Août 1799

21 janvier 1800
Arrondissement N°1
Arrondissement N°2
Arrondissement N°3
Arrondissement N°4 Commandant d'arrondissement Jacques Alric-Rochmondet (de Vevey) de St. Vincent (1760-)
Arrondissement N°5 Nyon Commandant d'arrondissement Theodore Buvelot
Arrondissement N°6 Commandant d'arrondissement Adjudant-général Jean-Samuel Bergier de Lausanne (1758-1825)
Arrondissement N°7
Arrondissement N°8

Lausanne, le 21 Janvier 1800, Le citoyen Buvelot, ci-devant Commandant de l'arrondissement N°. 5, à tous les officiers, sous-officiers & soldats de cet arrondissement.

Lausanne 19 Février 1800. — La Commission Executive, par ses arrêtés du 15 courant, a remplacé le citoyen [Theodore] Buvelot au commandement de l'arrondissement militaire de Nyon, par le citoyen Jaques Alrich [Jacques Alric-Rochmondet (de Vevey) de St. Vincent (1760-)], chef du quatrième bataillon d'Elite; & le citoyen [Jacob-Gabriel] Wasserfall (?-1803) au commandement de l'arrondissement militaire de Lausanne [27 juin 1799 Wasserfall, commandant helvétique de la place], par le citoyen G. Bergier, chef du sixieme bataillon d'Elite.

Marc-Charles-Antoine-Benjamin Régis de Morges (1767-1810), chef de bataillon dans l'élite de l'arrondissement de Morges

15 juillet 1803
Arrondissement N°1 Vevey commandant d'arrondissement Antoine Blachenay de Vevey, chef de bataillon George de Vuibroye
Arrondissement N°2 Aigle commandant d'arrondissement Rodolph Veillon de Bex, chef de bataillon Jean de Crouzaz de Corsier
Arrondissement N°3 Lausanne commandant d'arrondissement André Crouzaz de Prélaz de Lausanne, chef de bataillon Albert Carrard-Duveluz de Lausanne
Arrondissement N°4 Nyon commandant d'arrondissement Jacques Alrich de St. Vincent, chef de bataillon Charles-Jules Guiguer baron de Prangins (1780-1840)
Arrondissement N°5 Orbe commandant d'arrondissement Guignard de Montcherand, chef de bataillon Combe-Arlaud d'Orbe
Arrondissement N°6 Yverdon commandant d'arrondissement Calame d'Yverdon, chef de bataillon Favre d'Yverdon
Arrondissement N°7 Morges commandant d'arrondissement Jules-Henri Varnery [Warnéry] de Morges, chef de bataillon Louis Blachenay de Morges
Arrondissement N°8 Payerne commandant d'arrondissement Comte de Payerne, chef de bataillon Fivaz de Payerne

Lausanne, le 13 août 1803. Bureau de l'inférieur.- Département militair. Le citoyen Antoine Blanchenay, domicilié à Biolley, a été nommé commandant de l'arrondissement militaire d'Yverdon. — Le citoyen Louis Blanchenay, de Vevey, a été nommé commandant de l'arrondissement de Vevey. — Le citoyen Jean-Louis Tavel, de Payerne (1775-), a été nommé chef de bataillon d'élite de l'arrondissement d'Yverdon.— Enfin le chef du bureau militaire prie ses concitoyens, qui s'adresseront à lui pour affaires militaires, de vouloir bien afftianchir leurs lettres.

27 févier 1799 Le piquet du canton du Léman est fixé à deux mille cinq cents hommes.
27 avril 1799 Commandant de Chillon provisoirement Albert Muller de la Mothe de Lausanne (1754-1824)

1er bataillon d'élite du Léman
Chef de Batailllon: Commandant Louis-Henri Favre de Rolle (1770-1834), mars-mai 1798 Capitaine et chef d'une Compagnie de mineurs et assistant de Colonel Franz-Samuel Wild de Berne aux Salines de Bex, automne 1798 directeur de l'administration des salines du canton de Vaud, pourrait etre Chef de Bataillon.

captianes de fusiliers:
17 mars 1799 David de Melley de Ballaigue, Vaud (1774-)
17 mars 1799 Jean-François Thomas de Bex (1767-)
Jacques Alric-Rochmondet (de Vevey) de St. Vincent (1760-), 15 juin nommé chef de bataillon [voir 4ème bataillon d'élite du Léman]
Morier de Roche, commandant la 5me compagnie d'élite de la section d'Aigle [4ème ou 5ème bataillon d'élite du Léman???]
Albert Carrard-Duveluz de Lausanne (1764-1833)
lieutenants: Bessières,
Grenadier [J. David?] Chessex de Montreux [?(1767-) capitaine 17 Nov 1799?]

1-5 avril 1799 s'organisé et partir de Moudon
2 avril La compagnie d'élite du capitaine Carrard-Duveluz est partie dans la direction de Moudon. D'autres compagnies partent ou sont parties de Vevey et d'autres districts.
11 avril 600 hommes Quels services n'avaient-ils pas rendus en comprimant les insurrections: l'un d'eux, le bataillon Favre, celui qui se battit si bien devant Zurich, suffit pour désarmer l'Argovie insurgée.

16 mai 1799 Les batailles du Bois de Finges????? [voir 4ème bataillon d'élite du Léman]
16 mai sergent Jean Jourdan d'Ormont-dessus [compagnie de Morier] pénétra le premier à l'attaque, dans les retranehemens ennemis. Il y est fait prisonnier, mais gardé seulement par quatre hommes, il s'est débarrassé à coups de poings, &, s'emparant même de la carabine de l'un d'eux, il vient rejoindre son corps aux avantpostes des Echelles. Là, posté près des brigands, le bravo Jourdan est enfin grièvement blessé dans l'escarmourche du 24 mai

21 mai 433 hommes avect 2 Canons; 16 canoniers à Gais canton de Säntis
25 mai Combat de Frauenfeld canton de Thurgovie
27 mai La bataille de Winterthour canton de Zurich
4-7 juin La Première bataille de Zurich
7 juin Le premier bataillon du Léman a soutenu le 4, avec infiniment de bravoure, trois attaques à la baïonnette. Le C. Alric de St. Vincent, capitaine au 1er bataillon, du Léman, qui s'est si bien montré dans l'affaire du 4. vient d'être nommé chef de bataillon. Grenadier Chessex de Montreux dans le premier bataillon du Léman. Ce brave militaire a déployé dans toutes les affaires une intrépidité fans égale; toujours le premier à marcher, lorsqu'on demandait des volontaires, il a fait à plusieurs reprises lui seul quatre ou cinq prisonniers à la fois; enfin dans la dernière affaire avant la retraite de Zurich, il a reçu un coup de feu au défaut de l'épaule en défendant une redoute.

Combat de Wittikon le 3 Juin 1799
2 juin au soir, un corps d'ennemis ayant surpris un poste français, s'empara des hauteurs de Wittikon, qui dominent Zurich, et y établit des batteries. La nuit fit cesser le combat; mais, le lendemain, avant l'aube, les Impériaux ayant par leur manœuvre de la veille à moitié tourné les fortifications des Républicains, descendirent la montagne et se portèrent contre Zurich, sous les murs de laquelle ces derniers avaient dû se replier. Un corps de hussards s'en approcha même à la distance des balles. Malgré une pluie continuelle, on se battit toute la journée avec acharnement : ceux qui avaient perdu leurs armes luttaient corps à corps. A la fin, mais non sans grande peine de part et d'autre, les Impériaux furent repoussés jusqu'à la hauteur d'où ils étaient descendus. Mais, le jour suivant, 4, dès les sept heures du matin, ils revinrent à la charge, amenant des renforts. Toute cette journée encore jusqu'à la nuit tombante, on se battit avec une nouvelle furie. Les Français dirent avoir peu vu d'action si sanglante. « Le premier bataillon du Léman y soutint avec infiniment de bravoure trois attaques à la baïonnette ». Ses chefs, le commandant Favre, le capitaine Alric et le lieutenant Bessières donnèrent l'exemple aux soldats. Le grenadier Chessex, de Montreux, « toujours le premier à marcher quand on demandait des volontaires, fit, à plusieurs reprises, lui seul quatre ou cinq prisonniers à la fois ». Le chef de la [5ème] demi-brigade auxiliaire, qui montra aussi une extrême valeur, Turtaz du Léman, et l'adjudant-général Louis Laharpe, « s'étant mis à la tête des troupes helvétiques, prirent les drapeaux et chargèrent plusieurs fois l'ennemi ». Les redoutes furent conservées et les Autrichiens chassés du champ de bataille.

11 juin à faire avancer sur la ligne les débris du 1er bataillon du Léman, les Valaisans, ceux du Santis et de la Thurgovie, et à faire revenir ici quatre compagnies du 1er bataillon du Léman, qui sont dans les Waldstatten, division Lecourbe, et une autre qui est à Aarau pour se réunir à leur bataillon
22 juin sera gardé en arrière de la ligne pour se refaire

14 août 1799 Combat du Grimsel (Combat du Meienthal)???
15 août les carabiniers, commandés par le capitaine Morier attaque contre le Meyenschanz et parvinrent à gagner de plus en plus les hauteurs qui dominent l'ouvrage et à diriger de là un feu plongeant sur les défenseurs.??? [voir capitaine de grenadiers Mestrezat 2ème bataillon d'élite du Léman]

24 août 478 hommes division française Ney
3 septembre 1799 arrivé à Moudon
4 septembre venant du théâtre de la guerre a été harangué comme le 3° [Bataillon] sur la place de la Palud par le Préfet qui, après avoir loué la constance et le courage de ceux qui le composent, leur a annoncé qu'en attendant que leurs comptes puissent être soldés, une somme de quatorze mille livres va leur être distribuée.

2ème bataillon d'élite du Léman
Chef de Batailllon: Commandant [Jean Samuel?] Guex

captianes de fusiliers:
Monod, Michel, Molien, Jaquerod, Bessière, Bessiéres, 6 mars 1799 Marc-Jean-« Victor » Besse, de Ste. Croix (1769-1812), Jules-Henri Varnery [Warnéry] de Morges, [Louis?] Porta
lieutenant Charles de Miéville de Rossens, devint capitaine au cours de la campagne de 1799
1ere compagnie de grenadiers:
capitiane de grenadiers Jaque Esaïe Testuz de Villette (Lavaux)[voir 7ème bataillon d'élite du Léman]
lieutenant de grenadiers Emmanuel Mestrezat de Vevey, 23 avril brevet de capitaine, 18 mai chargé du commandement des grenadiers, 25 juin brevet de capitaine
sous-lieutenant de grenadiers Albert Bessière de Lausanne (1774-1824) fut blessé à la bataille de Zurich le 4 juin 1799
sergent de grenadiers Jaccard de Ste. Croix, un brevet de sous-Lieutenant surnuméraire
sergent Dubochet, de Montreux

6 avril 1799 former le second bataillon
7 avril 1799 fut organisé
8 avril il partit de Moudon pour Payerne canton du Léman
9 avril arriva à Morat canton de Fribourg
11 avril avant huit heures, la compagnie Jaquerod est partie pour la frontière
14 avril Une compagnie sous les ordres du capitaine Bessiéres occupait Guin, Bonn et le château de Vivy, afin d'intercepter les communications entre les deux rives de la Sarine.
14 avril un détachement des quatre compagnies Monod, Michel, Molien et des grenadiers Testuz, sous les ordres de ce dernier, dirigé sur Fribourg
17 avril à la Singine (Sense), à Morat jusqu'à Uebersdorf, canton de Fribourg
19 avril retournâme à Überstorf
20 avril 2 compagnies rassemblée à Fribourg
20 avril Riggisberg, cantone de Berne 21-23 avril occupant en outre Frutigen, canton d'Oberland
24 avril vers Berne
25 avril St. Nicolas canton de Soleure
26 avril Zofingen canton de Argovie
27 avril Lenzburg et Stauffen canton de Argovie
28 avril rendre à Zürich en passant la montagne, pousser jusqu'à Winterthur
1 mai couchâme à Flawyl canton de Säntis
2 mai à Saint-Gall canton de Säntis
3 mai nous poussämes jusqu'à Rorschach canton de Säntis

18 mai capitiane Mestrezat de Vevey, chargé du commandement une compagnies de grenadiers
19 mai prit position derrière la pointe de Goldach
20 mai près d'Hérisau, Apenzell canton de Säntis
21 mai jusqu'à Wyl canton de Säntis
22 mai bivouaquer près de Winterthur et Zürich
23 mai à Zoug
24 mai à Kaltbach près de Schwytz
25 mai Bataillon s'enbarqua à Brunnen
26-27 (24) mai cantonnés à Attinghausen et Seedorf

21 mai 817 hommes Rorschach et environs, compagnie de grenadiers commandée par capitaine Testuz
25 mai Combat de Frauenfeld
27 mai La bataille de Winterthour
Je vous recommande pour la place de sous-Lieutenant dans ma [Testuz] compagnie le cit. Jean Hignou, sergent de grenadiers, qui s'est distingué dans les batailles de Frauenfeld & de Wintherthour où il a été blessé.
4-7 juin 1799 La Première bataille de Zurich Le Cit. Albert Bessière, sous-Lieutenant dans la 1ere compagnie de grenadiers, blessé dans les dernieres affaires où il s'est comporté avec distinction, vient de recevoir de l'adjudant-général Clavel un brevet provisoire de Lieutenant dans ma [Teztuz] compagnie.
10 juin à Soleure

29 mai reprendre la position sur Bürgeln près de Altdorf, compagnie de grenadiers commandée par capitaine Mestrezat
1 juin bivouaquer à Amsterg (canton d'Uri)
2 juin reconnaissance côte de Disentis canton de Grisons
4 juin montèrent jusqu'à Wassen
5 juin arriva à Altdorf
6 juin en passant par Seedorf
7 juin bivouaquer à Isenthal
8 juin bivouaquer à une lieue en attière de Stans
9 juin arriva à Kerns
10-15 juin cantonnée dans de granges
16 juin 3 compagnies à travers le Brünig, jusqu'à Meiringen canton d'Oberland
17 juin cantonner à Saxelen (Unterwald)
19 juin 1er Division française d'Lacourbe
22 juin Le bataillon N°. 2. du canton Léman sera envoyé au camp retranché devant Basle pour relever l'Elite de ce dernier Canton. Lés 4 compagnies de l'Oberland, & celles-Ci se dirigeront furie camp retranché devant Basle, pour y faire le service avec le second bataillon du Léman.
26-30 juin cantonnements à Kerns, capitiane Testuz comme chef de bataillon
1 juillet compagnie de carabiners commandée par capitaine Mestrezat à Nieder-Rickenbach (Nidwalden)
6 juillet traversant le montagnes par Emmetten (Unterwald), prendre position à la batterie de la Treib, vis-à-vis de Brunnern, ou de trouvit un camp autrichien
19 juillet compagnie de carabiners du capitaine Mestrezat quitter la Treib à Beckenried
19 juillet le Bataillon au camp du front de Stans, et à Lucerne
6 août le bataillon campé au pont de Büren (Nidwalden)
7 août 1er Division française d'Lacourbe
13 août traversâme le Brünig et vînmes à Meiringen prîme congé de bataillon
et dirigeâme dans le Gadmenthal contre Meiental (Uri)
14 août 1799 Combat du Grimsel (Combat du Meienthal) 691 Mann

Loison pénétra dans le Mayenthal (Meiental, col du Susten/Sustenpass), mais s'arrêta devant un ancien retranchement reconstruit par les Autrichiens, hexagone revêtu, placé entre les précipices du torrent de Meyen et des rochers coupés à pic; un seul sentier, foudroyé par l'artillerie et la mousqueterie, conduisait à ce fortin, défendu par 300 hommes; Loyson ne l'emporta que le lendemain, après un cinquième assaut, et lorsque les chasseurs du Léman eurent tué les artilleurs Alors il put déboucher près de Wasen [Wassen commune du canton de Waldstätten (Uri)], vers le milieu de la vallée de la Reuss.

Dans les combats qui ont eu lieu dans les Waldstetten le second bataillon vaudois a encore fait preuve de bravoure; en particulier la compagnie des carabiniers de Mestrezat, et plus particulièrement encore le brave sergent Jaccard de Ste. Croix fut gratifié d'un brevet de sous-lieutenant.
Plus tard, dans un combat livré sur le Grimsel, un grenadier du deuxième bataillon d'élite du Léman, le citoyen [sergent] Dubochet, de Montreux, fait lui seul huit soldats autrichiens prisonniers. Le Directoire, empressé de récompenser ce brave, lui procure de l'avancement et lui donne un sabre d'honneur.

16 août sur Realp (canton d'Uri)
17 août passant la Fourka descendâme à Goeschenen
19 août au bivouac sur le Grimsel
21 août à Meiringen
24 août 629 hommes division française Lecourbe
25 août traversnâme le Brünig
26 août à Sarnen
27-28 août à Lucerne
27 août un détachement de 80 hommes doit être arrivé à Moudon
28 août à Knuttwyl
30 août s'arreta à Zofingen
31 août à Seeberg
1 septembre à Berne
2 septembre il fut passé revue à Berne
3 septembre à Fribourg
4 septembre sur Romont
5 septembre sur Lausanne
5 septembre e qui est rentré aujourd'hui, a été licencié sur Montbenon

3ème bataillon d'élite du Léman
Chef de Batailllon: Commandant Bégoz de Morges

17 avril 1799 Pendant la nuit et ce matin, on a commandé nominativement et chacun chez eux, cent cinquante hommes des trois compagnies de réserve formées hier. Avant onze heures du matin, ils ont été rassemblés avec armes et bagages sur la place de la Palud. Ils étaient en parade, la musique jouait et la place était occupée par un concours immense de spectateurs, lorsque, un peu avant midi, est arrivé le Préfet national. Il a commencé par remercier cette troupe de son dévouement à la patrie et de l'empressement qu'elle montre à la défendre. Il a fait lire ensuite une proclamation qui fait connaître le zèle avec lequel les habitants du district de Vevey se sont levés en masse. Les habitants de Lausanne, dont plusieurs pères de famille, ont montré le même zèle dans une adresse qu'ils lui ont présentée. Pache-Veibel et plusieurs autres dragons ont offert de se porter partout où le besoin pourrait les requérir. Ceux qui gardaient le château de Chillon ayant dû aller plus loin, ces cent cinquante hommes doivent aller l'occuper et ils seront relevés le 20 par un détachement du troisième bataillon. Au surplus, a dit le Préfet, le danger est déjà passé et il s'agit d'une simple précaution. A une heure après midi, le Préfet a fait publier cette proclamation au son de la caisse, après avoir appris que le départ de ces cent cinquante hommes donnait de l'inquiétude à leurs femmes et à leurs enfants.
18 avril Le Bulletin annonce que les hommes mariés ne devront entrer dans l'élite que lorsque tous les célibataires y auront été introduits.
19 avril Pendant la journée, environ cinq cents hommes du troisième bataillon d'élite sont arrivés des districts de Morges, d'Aubonne, de Cossonay, d'Echallens et de Lavaux. Il en manque encore deux cents.
20 avril 2 compagnies à Heitenried cantone de Fribourg, dirigé sur Schwarzenbach canton de Berne
26 avril a sept heures du matin, sont parties pour Zurich les quatre ou cinq compagnies du troisième bataillon d'élite qui étaient casernées au collège et au grenier du château.
4 mai Le troisième bataillon d'élite du canton du Léman est arrivé Lucerne ce matin: il va se readre sur la frontière, pour en défendre l'entrée aux autrichiens.
7 juin grenadiers bivouaquer à Isenthal (canton d'Uri)
11 juin qui est dans les Waldstatten, deux compagnies qui en sont détachées depuis le commencement de la guerre
19 juin Division (française) de l'Intérieur de l'Helvétie sous général Montchoisy
22 juin resteront provisoirement à la grande armée
7 août Division (française) de l'Intérieur de l'Helvétie sous général Montchoisy
août campé au confluent de l'Aar et du Rhin
17 août Combat de Döttingen
24 août 486 hommes en division française Ney
1 septembre arrivé à Moudon
2 septembre est arrivé aujourd'hui. Il a été harangué puis remercié sur la Palud par le Préfet puis par l'Inspecteur général Muret. Le premier a surtout annoncé aux soldats que le Directoire a donné l'ordre de régler leur compte et qu'en attendant, ils recevront aujourd'hui trois écus neufs.

4ème bataillon d'élite du Léman
Chef de Batailllon: Commandant Louis Roguin d'Yverdon (1769-1799)
31 mai 1799 Jean-François-« Antoine » Blanchenay de Vevey (1766-1841)
jusqu'à le 19 février 1800 Jacques Alrich [Jacques Alric-Rochmondet (de Vevey) de St. Vincent (1760-), 15 juin nommé chef de bataillon [voir 1er bataillon]
Capitaines: Antoine Blanchenay de Vevey (1766-1841), Byrde, Francillon
Quartier-maître: Lieutenant Louis Samuel Pavid d'Yverdon

Avril l'expédition dans l'Oberland De Vevey, du Pays-d'Enhaut-romand, menacé par ses voisins de Gruyères, de Jaun et de Bellegarde, partirent aussi tôt de nombreux secours, et bientôt plusieurs compagnies de La Côte et du Jura [réserve?] sous le commandement du capitaine Antoine Blanchenay, de Vevey. Cent-soixante de nos montagnards firent de nuit une marche forcée à travers les neiges pour sauver les autorités d'une commune.

mai-juin 1799 Division française général Xaintrailles
10 mai La compagnie d'élite commandée par Francillon, dit le Ferratier, est partie pour le Vallais. D'autres compagnies, venant des districts de Grandson et d'Yverdon sont en route pour la même destination.
16 mai 1799 Le (1re) bataille du Bois de Finges
18 mai Le quartier-maître du 4ème bataillon d'élite fait parvenir à la municipalité de Sembrancher des vivres et munitions avec ordres de les répartir promptement entre les troupes stationnées à Bagnes, Orsières et Bourg-Saint-Pierre selon détail mentionné sur les lettres de voiture.
26 mai Martigny, Le quartier-maître du 4ème bataillon d'élite transmet au comité de Sembrancher nonante deux rations de viande et le charge de les faire parvenir avec toute la diligence possible au capitaine Francillon, à Bourg-Saint-Pierre.
27 mai 1799 Le (2me) bataille du Bois de Finges
7 juillet alla relever dans les postes de la vallée de la Loetsche, des bains de Loèche, des Echelles et à Loèche
7 août Division (française) du Valais du général Turreau
septembre Division (française Turreau, brigade Jardon, 4e et 5e bataillon du Léman, les Haut et Bas-Valais. 1er bataillon du Valais, 1,200 hommes

5ème bataillon d'élite du Léman

15 mai 1799-25 janvier 1800 Louis Perrdisat de Onnens (1783-)
7 août Division (française) du Valais du général Turreau
septembre Division (française Turreau, brigade Jardon, 4e et 5e bataillon du Léman, les Haut et Bas-Valais. 1er bataillon du Valais, 1,200 hommes

6ème bataillon d'élite du Léman
Chef de Batailon:
1799 ?
jusqu'à le 19 février 1800 Adjudant-général Jean-Samuel Bergier de Lausanne (1758-1825)

5 juin, Berne Le Direttoìre au citoyen Buxtorf Commissaire du Gouvernement en Vallais. Citoyen Commissaire,
Le Préfet National du Canton du Léman vient d'envoyer au Directoire un drapeau enlevé le 28 Mai aux avant-postes à l'attaque des retranchemens des rebelles du haut Vallais; par le citoyen Jean Jaques Masson de Veytaux, commune de Montreux, grenadier dans le sixième bataillon d'élite.
Le Directoire Exécutif voulant donner une marque de sa satisfaction à ce jeune homme pour cet acte de valeur, & assuré qu'un tel guerrier fera honneur à la Patrie, vous charge, citoyen Commissaire, de proclamer Lieutenant à la tête de la troupe du Léman, le citoyen Jean Jaques Masson de Veytaux, & de lui donner communication de cette lettre. Salut Républicain. — Pour copie conforme, Bratte Secrétaire.

6 juin, Berne Lettre du directoire exécutif de la République helvétique au commissaire Deloës, à Sierre. Il lui envoie la copie d'une lettre signée par les "mânes des militaires qui ont succombé dans les champs valaisans" et qui protestent contre la glorification du soldat Jean Jacques Masson, de Veytaux

25 octobre 1799 L'agent de la commune de Saxon déclare avoir reçu le nommé Heymo, déserteur du 6e bataillon du Léman pour être conduit à Sion par un concitoyen en relèvement de celui de Martigny.
C'était la 25e demi-brigade de ligne. Le général Mainoni, qui commandait les troupes stationnées dans le Valais, avait aussi sous ses ordres le 6e bataillon du Léman, deux compagnies d'artillerie à pied et un détachement de canonniers vaudois. Le total de ces troupes était de 2,756 hommes à la date du 29 décembre 1799

7ème bataillon d'élite du Léman
7 juin 1799 Les contingents de plusieurs districts, formant la moitié du 7me bataillon d'élite, sont arrivés pendant le jour et ont été casernés au Collège. Ils séjourneront ici, afin, dit-on, qu'on puisse les exercer. Quelques personnes croient que le Préfet les a fait venir à Lausanne pour y maintenir la tranquillité et la sûreté.
22 juin 1799 Le Directoire Exécutif, arrête, 1. Le Citoyen Jaque Esaïe Testuz de Villette, capitaine de grenadiers est nommé chef du 7e Bataillon d'élite du Canton du Léman. 2. Le Ministre de la guerre est chargé 4e la notification du présent arrêté.

22 juin Entre trois et quatre heures du matin, le bataillon de l'élite qui était caserné au Collège est parti aux sons de la musique. On ne connaît pas sa destination, mais comme il est sorti par la porte de St-Laurent, on conjecture qu'il est envoyé du côté d'Orbe ou d'Yverdon pour y apaiser quelque commencement de troubles.

13 septembre. Le Préfet adresse une proclamation aux officiers, sous-officiers et grenadiers composant les quatre compagnies des deux premiers bataillons de l'élite du Léman. Il les invite au nom et de la part du Directoire « à se lever pour donner force à la loi en engageant les élites réfractaires à cesser d'être parjures envers la patrie ». Deux cents hommes seulement se sont en effet présentés au lieu de six cents qui doivent remplacer les cinq bataillons licenciés. Les grenadiers se présenteront à Lausanne le 18, leur service ne durera que quelques jours et leur solde sera régulièrement payée.


Compagnie de Chasseurs du Léman
Capitaine [Henri?] Roch [de Nyon]

10 avril 1799 Il est arrivé de Nyon vingt et quelques chasseurs. Leur compagnie doit se rendre, comme les autres troupes de l'élite, du côté des frontières. Les autres ne sont pas arrivés parce que, dit-on, ils refusent de marcher. On doit avoir amené de force un de ceux qui s'opposaient à leur départ. Les autres doivent arriver le lendemain et tous ensemble partiront le 12.

Chasseurs d'Aigle
17 avril 1799 servirent, chemin faisant, à comprimer l'insurrection fribourgeoise, plus tenace, avec laquelle il fallut en venir aux mains.

L'artillerie du Léman
Commandant l'artillerie: François Guibert de Morges
16 mai 1799 Les batailles du Bois de Finges, Guibert, commandant l'artillerie du Léman, s’est particulièrement distingué
26 août 1799 J'ai envoyé en courier le citoyen Guibert de Morges, officier d'artillerie, annoncer au Directoire la délivrance du Vallais; il a élevé çe brave & excellent officier, au grade de Chef de bataillon. Signé, Desloes. Certifié conforme, Henri Polier.


Canton de Linth
Inspecteur général:
23 november 1798 Freuler de Glarus
24 november 1798 colonel Balthasar Zwicky de Mollis, Glarus
17 decembre 1798 Groß-Major Joachim Zopfi de Schwanden, Glarus

28 mars-6 avril 6ème Bataillon d‘élite de Zurich Commandant Wiser avec 700 hommes l'expédition contre les insurgés de district Rapperswyl et occupent les communes des Wagen (60 hommes), Gallenkappel (150 hommes), Goldigen (80 hommes), Ermetschwil (50 hommes), Gauen (100 hommes) Kaltbrunnen (160 hommes)
1 avril 1799 Jacques-Auguste-François-« Louis » Clavel de Brenles de Lausanne (1762-1808) chargé de diriger l'expédition contre les insurgés des districts Glarus et Rapperswyl, canton de Linth
commissaire du gouvernement pour le canton de Linth:
4 avril 1799 Johann Caspar Billiter [Billeter] de Stäfa (1765-1844)
septembre 1799 Johannes Theiler de Riesbach, Zurich

18 mai 1800 hommes

1ère Bataillon d‘élite de Linth
Chef de Batailllon: Commandant Melchior Legler de Buchs (1764-1836)

18 mai 1799 ont combattu les Autrichiens de Buchs plusieurs 100 hommes avaient déserté en masse, se retirait à Werdenberg avec 10 hommes
21 mai 800 hommes près de Werdenberg
5 juin seuls les officiers restants

2ème Bataillon d‘élite de Linth
Chef de Batailllon: Commandant Staub
21 mai demi-bataillon de Linth 359 hommes avec 4 canons aux Kesswil, Güttingen, et Altnau
5 juin seuls les officiers restants

Canton de Lucerne
Inspecteur général:
31 octobre 1798 Adjutant-Major Joseph Segesser

commissaire du gouvernement pour le canton de Lucerne:
12 avril 1799 représentant Johann Franz Aerny de Aarburg (1755-après1804) pour la répression des révoltes paysannes dans cantons des Lucerne (Ruswil) et d'Argovie

11 Avril, Lucerne le Directoire a nommé commandant en chef de la troupe à Lucerne, le citoyen Dégiovanni, chef de bataillon, envoyé par le général Massena à Lucerne, & ne néglige aucun des moyens propres à assurer la ville & à prévenir le désordre " dans les environs de Munster, Sursée &c.

6 avril 1799 insurrections du Canton de Waldstetten 8 canoniers de Lucerne, et 10 chasseurs de Lucerne et 14 marins sous le commandement du capitaine d'infanterie Schumacher de Lucerne
8 avril élite de district de Entlebuch sous le commandement du Commandant Schacher
17 avril 77 chasseurs de Lucern pour la répression des révoltes en canton de Lucerne
18 mai 1500 hommes 2 bataillons


1er bataillon d'élite de Lucerne
Chef de Batailllon:

22 juin seront congédiés jusques à nouvel ordre, mais rentrés chez eux, ils y seront de piquet.

Commandant d'arrondissement Willisau: Jost Peyer

2e bataillon d'élite de Lucerne
Chef de Bataillon: Commandant [Franz Josef (Jost)] Barth de Willisau

20 avril demi-bataillon sous le commandement du adjudant général Pierre von der Weid en canton de Thurgovie
21 mai 540 hommes à St. Gall
25 mai 1799 Combat de Frauenfeld sous division française Soult 1 détachement Lucernois appelé la Rouge [Rothen] (parce qu'elle portait encore l'ancien uniforme rouge), l'attaque à la baïonnette la Légion helvétique et le bataillon de Lucerne ont éclaté le centre autrichien au Brotegg, a perdu 70 hommes, à partir de laquelle la saisie a été transféré à la Bosnie.
27 mai 1799 La bataille de Winterthour celui de Lucerne ont chargé l'ennemi à la bayonnette
28 mai Le bataillon de Lucerne a poussé les Autrichiens avec nivelé baïonnette derrière la Töss, de laquelle il a reçu tué et blessé par les hussards Székely, jusqu'à ce qu'il se retire sous la protection du bataillon Bodmer, qui a été placé sur les deux côtés du pont derrière eux. Mais jour d'autres bataillons ne pouvaient pas venir sous le feu.
1 juin Dans la division française Soult, un bataillon de Lucerne abandonna son poste et se débanda

Chasseurs du Canton de Lucerne
6 avril 1799 insurrections du Canton de Waldstetten 10 chasseurs de Lucerne
17 avril 77 chasseurs de Lucerne pour la répression des révoltes en canton de Lucerne

Canoniers du cantone de Lucerne
6 avril 1799 insurrections du Canton de Waldstetten 8 canoniers de Lucerne

Cantons de Lugano et de Bellinzona
Inspecteur général:
chef de bataillon Heinrich Mayer de Trimmis, Grisons
L'inspecteur général helvétique Major Mayer de Trimmis, est maltraité et fait prisonnser, qui était assis dans la prison de la ville depuis la Contre-Révolution du 28 / 29 Avril est venu le 15 mai à la Hongrie à la forteresse

commissaire du gouvernement pour le canton de Lugano:
4 avril 1799 Alois Jost de Zizers (1759-1827)

1er bataillon du corps d'élite du canton de Lugano
Chef de Bataillon: Ambrogio Luvini de Lugano (1767-1839)
adjutant-major Angelo Maria Stoppani de Lugano (1768-1815)
Lieutenant: Fabian Bianchi de Lugano (1780-)

Canton d'Oberland
inspecteur général:
4 decembre 1798 Jean Victor Hopf de Cerlier, Seeland, Berne

commissaire du gouvernement pour le canton d'Oberland:
4 avril 1799 représentant et capitaine de grenadiers Christian Michel de Bönigen (1762-1831)
4 avril 1799 sénateur Johannes Schneider de Frutigen (1752-1812)
5 avril 1799 sénateur Johannes Karlen de Erlenbach (1751-1829)
13 avril 1799 Josef Anton Müller de Altdorf (1778-1833) sous préfet de Thun (14 mai Müller a dû être remplacé car il est indispensable ici.)

25 févier-6 mars 1799 formation d'élite et résérve batillons
commandant d'arrondissement de Oberseftigen (districts Seftinge, Amsoldingen, Längenbühl, Blumenstein, Forst) et
chef de bataillon milices:
Philipp Emanuel de Fellenberg de Berne (1771-1844)


Carabiniers d'Oberland

3 avril Jean Dolder de Meilen, chef d'escadron de hussards de la légion
13-25 avril 1799 Combat du Laubegg en Simmental
3 juin Le Directoire exécutif ordonne qu'un second bataillon fribourgeois soit pret au premier appel ä faire la raeme marche. B. 1. Le cit. Dolder, chef d'escadron de la Legion, est investi du commandement temporaire du canton d'Oberland, avec pouvoir de requerir le second bataillon de Fribourg et les carabiniers d'Oberland.

Canton de Rhétie (Grisons)
inspecteur général:

commissaire du gouvernement pour le canton de Rhétie
21 avril 1799 Johannes Herzog de Effingen (1773-1840)
21 avril 1799 Karl Josef Schwaller de Ammannsegg de Soleure (1760-1838)

Canton de Säntis
inspecteur général:
31 octobre 1798 Jean Herman Oberteuffer de Saint Gall (1753-1831)

commissaire du gouvernement pour le canton de Säntis:
4 avril 1799 Jean Wegmann de Zurich (1742–1815)

2ème Arrondissement Herisau
Commandant d' arrondissement: 21 mars 1799 Servert de Wyl

1ère Bataillon d‘élite de Säntis
Chef de Bataillon: ?

2ème Bataillon d‘élite de Säntis
Chef de Bataillon: Johann Ulrich Wetter de Herisau (1773-1829)

Adjutant-Major: Laurenz Mock de Herisau (1762-1837)
Chirurgien Johann-Heinrich Oberteufer de Herisau (1779-1841) médecin de campagne des troupes helvétiques

3ème Bataillon d‘élite de Säntis
Chef de Bataillon: Jakob Lorenz Messmer de Rheineck

20 avril 1799 en Rheinthal et in Rorschach
2 mai compagnies Helvétiques stationées à la hauteur de Werdenberg, ont montré le plus grand zèle dans les diversions savantes qu'a faites le général Sachet, commandant ma brigade de droite & qu'ils ont tenus en éches & maltraité un corps nombreux d'infanterie & de cavalerie autrichienne. Vos braves Suisses l'ont disputé de courage.
21 mai 1606 hommes avec 4 Canons 25 canonniers depuis Montlingen jusqu'à Rheineck
25 mai Combat de Frauenfeld
Le bataillon qui était présent, de Wetter, fondu par la désertion de sorte qu'il a dû être combiné avec bataillon de Messmer. Pleine de lâcheté, Wetter quitté la ligne des troupes avec le major Mock.

Canton de Schaffhouse
inspecteur général:
31 octobre 1798 Johann Ulrich Schwartz (1742-1799)
18 decembre 1798 les cantons Schaffhouse et Thurgovie devenu une ditrict militaire
18 decembre 1798 Johann Ulrich Schwartz (1742-1799) avec canton de Thurgovie
4 avril 1799 Jean Gaudenz de Salis-Sévis de Grisons (1762-) avec canton de Zurich
20 avril 1799 Oberstleutnant Johannes Holzhalb avec canton de Thurgau

commissaire du gouvernement pour le canton de Schaffhouse:
4 avril 1799


Canton de Soleure
inspecteur général:
23 novembre 1798 Gaychler

commissaire du gouvernement pour le canton de Soleure:
2 avril 1799 Johann « Wernhard » Huber de Bâle (1753-1818)

Chef de Bataillon:
17 avril 1799 Willard de Soleure
6 juin 1799 Karl Schmidt (1768-1849)

Adjudant-major: Karl Schmidt (1768-1849)

12 avril 1799 1 compganie à Lucerne pour la garde des autorités supremes du chef-lieu de la République
20 avril In dem Elitecontingent vom District Olten habe man 33 Fehlende ersetzt, und zwar auf Kosten der (Flüchtigen)
14 mai 400 hommes
31 mai 80 hommes
6 juin relèveront à Bâle
22 juin seront congédiés jusques à nouvel ordre, mais rentrés chez eux, ils y seront de piquet
6. Juni, Solothurn. Statthalter Zeltner an das Directorium. Anzeige des heutigen (? l) Empfangs *) der Zuschrift v. 3. d. Laut den Angaben einiger Flüchtlinge habe Commandant Schmid durch sein rauhes Benehmen und seine unfreundliche Unachtsamkeit wesentlich zur Desertion beigetragen; die Mannschaft sei von 500 auf 80 Mann reducirt; diese sollen sich nach Basel gezogen haben. Schmid scheine das Vertrauen der Eliten gänzlich verloren zu haben und desselben wirklich unwürdig zu sein, wenn sich die gegen ihn vorliegenden Klagen bewahrheiten. Es möchte also zweckmäßig sein, ihn abzurufen. Hierüber werde vermuthlich C. Huber Bericht erstatten
9 september-november 1799 2 compagnies de grenadiers de Soleure de bataillon d‘élite du commandant Roschi de Berne a marché à Valais sous le commandement du adjudant-général Pierre Von der Weid de Fribourg division française du général Turreau

Canton de Thurgovie
inspecteur général:
15 novembre 1798 Brenner
14 decembre 1798 verfügt, der Inspector von solle, in schonender Weise, zur Demission veranlasst werden
18 decembre 1798 les cantons Schaffhouse et Thurgovie devenu une ditrict militaire
18 decembre 1798 Johann Ulrich Schwartz (1742-1799) avec canton de Schaffhouse
20 avril 1799 Oberstleutnant Johannes Holzhalb avec canton de Schaffhouse
1 novembre 1799-1802 Johann Viktor Travers

commissaire du gouvernement pour le canton de Thurgovie:
4 avril 1799
4 october 1799 Jean Tobler de Ermatingen (TG) (1765-1839)

Chefs d'arrondissements militaire:
1er Arrondissement Steckborn commandant d'arrondissement: Rutishauser von Bottighofen
2e Arrondissement Frauenfeld commandant d'arrondissement: Xavier von Reding
3e Arrondissement Arbon commandant d'arrondissement: Franz von Muralt
4e Arrondissement Bischofszell commandant d'arrondissement: Johann Viktor Travers

25 mars 1799 Les milices de Zurich & de Thurgovie sont sous les armes. Plusieurs mille hommes occupent les bords du lac de Constance, sous les ordres du général Keller
9 avril 4 bataillons d‘élite de Thurgovie été organisée
20 avril 1ère Bataillon d‘élite de Thurgovie (Steckborn) Commandant Oberstlieutenant Johannes Holzhalb
20 avril 2ème Bataillon d‘élite de Thurgovie (Frauenfeld) Commandant Franz Xavier von Reding entre Kesswil et Altnau
20 avril 3ème Bataillon d‘élite de Thurgovie (Arbon) Commandant Johann Viktor Travers près de Berneck
20 avril 4ème Bataillon d‘élite de Thurgovie (Bischofszell) Commandant Franz von Muralt près de Rheineck
18 mai 2800 hommes
21 mai 1ère Bataillon d‘élite de Thurgovie (Steckborn) Commandant Landolt 704 hommes à Münsterlingen
21 mai 2ème Bataillon d‘élite de Thurgovie (Frauenfeld) Commandant Meienhofer 713 hommes aux Landschlacht, Altnau, et Güttingen
21 mai 3ème Bataillon d‘élite de Thurgovie (Arbon) commandant Sulzer 731 hommes formant la réserve aux Arbon et près de Bernegg
21 mai 4ème Bataillon d‘élite de Thurgovie (Bischofszell) Commandant Bär 874 hommes près de Rheinegg

22 mai In der letzten Nacht und schon gestern den Tag hindurch sind die 4 Bataillons des Cantons Thurgau davongegangen
27 mai 1 bataillon à la bataille de Winterthour
2 juin 400 hommes de Thurgovie et Sentis en redoutes de Zürich et jusqu'à Regensberg

Ein kleiner Rest aus allen vier Thurgauer Bataillonen, der mit den Franzosen weiter kampfen wollte, formierte ein Spezielkorps, und machte den Rückzug bis Zürich mit, wo er bis zum 6. Juni ausharrte, nämlich bis zur Kaptitulation der Stadt Zürich. Später standen noch kaum 50 Mann, zur Hauptsache Offiziere, als Colonne Mobile mit einer Thurgauer Bataillons fahne, begleitet von zwei Tambouren, unter dem Befehl des «Chef de brigade» Tobler bei Dietikon und kämpften für die Sache der Helvetik weiter, bis die Franzosen im Herbst ihre Gegenoffensive begannen. Am 25. Oktober 1799 rückten sie wieder in Frauenfeld ein; ihr Kommandant war inzwischen zum Regierungskommissär für den Kanton Thurgay gewahlt worden.

11 juin à faire avancer sur la ligne les débris du 1er bataillon du Léman, les Valaisans, ceux du Santis et de la Thurgovie, et à faire revenir ici quatre compagnies du 1er bataillon du Léman, qui sont dans les Waldstatten, division Lecourbe, et une autre qui est à Aarau pour se réunir à leur bataillon

22 juillet Berne des deux bataillons d'élite qui ont été formés des débis de ceux fournis par les cantons qu'occupe l'ennemi [Zurich 720? hommes, Santis ? hommes et de la Thurgovie 50? hommes].

juillett 1799 Quelques bataillons du Léman et plusieurs centaines d'hommes des cantons Santis, Thurgovie et Zurich, qui avait retiré au cours de la Limmat; ceux-ci étaient à Berne formé dans une Colonne mobile et maintenue jusqu'à la fin de l'automne (!)

3 août Ce seraient les deux bataillons, déjà de 500 hommes, formés des débris de ceux de Zurich, de Thurgovie et de Sentis

25. Oktober kamen etwa 40 Thurgauer, die als Eliten mit den Franken retiriert sind, und seitdem die Kaiserlichen in der Schweiz waren, bei Dietikon an der Limmat zwischen Zürich und Baden standen, mit zwei Tambouren und einer Fahne hieher und wurden einquartiert. Der thurgau'ische Regierungs-Commissair Tobler, der ihr Kommandant war, dankte sie ab, und den folgenden Tag marschierten sie weg, ein jeder nach Hause.

Compagnie de chasseurs d‘élite de Thurgovie
Commandant Gonzenbach

Canton de Waldstätten [Valdstetten] Schwyz, Uri, Niwalden/Unterwalden, et Zoug
inspecteur général:
7 Decembre 1798 Franz Leonz « Bonaventura » Landwing de Zoug (1751-1839)(canton de Waldstaetten)
1799-1801 Aloise Gwerder de Schwyz

commissaire du gouvernement pour le canton de Waldstätten:
l'automne 1798 au printemps 1799 Franz Josef Ignaz Trutmann de Küssnacht, Schwyz (1752-1818) sous-préfet du district d'Arth; fut commissaire helvétique à Stans
avant 24 avril 1799 Kaspar Joseph Koch, [Abbé Caspar Koch, ordonné prêtre] de Sarmenstorf (1741-1805) de d'accusateur public (procureur) de Lucerne
24 avril-juin 1799 Kaspar Remigi Keyser [Kaiser, Keiser] de Stans (1765-1849) sous-préfet de Stans
14 mai-3 juin 1799 Heinrich Johann « Heinrich » Daniel Zschokke de Magdeburg (1771-1848) pour la répression des révoltes paysannesdans le district rebelle de Stans
?
septembre 1799-26 janvier 1800 Johann « Heinrich » Daniel Zschokke de Magdeburg (1771-1848)

4 avril 1799 Le sous-préfet de Altdorf botte le Franz Vincenz Schmid (1758-1799) il ya comme chef de bataillon.
12 avril Franz Vincenz Schmid rejette le fonctionnaire lui a offert un sous-préfet de Distrlktes Altdorf. Sa position face à la République helvétique fut ambivalente; après avoir accepté une charge dans le canton des Waldstätten, il prit la tête d'un soulèvement populaire en avril et le 8 mai 1799 il fut tué dans un combat contre les Français sur Grunibach près de Flüelen sur les rives du lac vers Flüelen.
6 avril insurrections du Canton de Waldstetten 8 canoniers de Lucern, et 10 chasseurs de Lucern et 14 marins sous le commandement du capitaine d'infanterie Schumacher de Lucerne
8-15 mai 1799 Combat près de Flüelen
Général Soult
3 Bataillons 103. Halbbrigade avec 4000 hommes
1 Bataillon du Léman (2me ou 3me?) avec 700 hommes
1 compagnie Zurchois avec 120 hommes (Réserve)
8 mai 1799 Combat près de Bürglen. Léman et Zurchois sur l'aile droite des insurgés de Uri

Canton du Valais
inspecteur général:
20 novembre 1798 la partie allemande du Valais [Haut-Valais] Kasimir Lang
20 novembre 1798-1801 la partie française du Valais [Bas-Valais] Major Dufour de Saint-Maurice, Valais

commissaire du gouvernement près l'armée helvétique en Valais:
4 avril 1799 sénateur Andréas Buxtorf de Bâle (1740-1815)
19 juin 1799 Il abandonne ce poste dans le courant à cause des actes illégaux du général Xaintrailles que le général Masséna remplaça par le général Turreau.
août 1799 Colonel Franz Samuel Wild de Berne (1743-1802)

Jean-Philippe Morand de Martigny (1773-1856) Agent national en 1799, M. remplit la lourde tâche de commissaire des guerres à Martigny lors des passages répétés des troupes françaises durant les années de la Révolution
2 mai 1799 adjudant-général Franz Joseph Ignaz Maximilien Schiner de Sion (1761-1845) commandant-général des troupes franco-helvétiques en Valais
commandant d'arrondissement oriental de la partie française du Valais à Sion:
Pierre-Charles-« Louis »-Nicolas d'Odet de Saint-Maurice et de Sion (1743-1836)

Premier demi-bataillon valaisan des troupes helvétiques à la solde française
(1er demi-bataillon d'élite du canton du Valais en activité dans l'armée helvétique à la solde française.)
Commandant: chef de bataillon Bruno Gay
Adjudant-major: capitaine Pierre-Joseph Blanc de Saxonne-Ayent (1769-1850)
quartier-maître: 20 mai 1799 capitaine Morand
Capitaines: Morand, Benoît, Bérot, Bernardinis
Capitaine des grenadiers: Bagnoud, 4 mars-14 mai 1799 Pierre-« Charles »-Marie-Louis d'Odet de Sion (1776-1846)

4 avril 1799 levy troupes
19 avril 1799 800 hommes du Bas-Valais à Sion (Sitten)
3 mai 1300 hommes à Riddes 3-400 effectifs
16 mai 1799 La 1er bataille du Bois de Finges été 25 hommes blessé et 5 hommes mortellement. l'adjudant major Blanc du bas Valais a eu un coup de feu à la tête qui m’a paru dangereux
27 mai 1799 La 2e bataille du Bois de Finges
septembre Division (française Turreau, brigade Jardon, 4e et 5e bataillon du Léman, les Haut et Bas-Valais. 1er bataillon du Valais, 1,200 hommes
3 octobre 1799 Recours en grâce adressé au capitaine Morand à Martigny, par le soldat Charles-François Addy, d'Orsières, emprisonné au Château de Chillon pour avoir abandonné sa troupe
13 octobre 1799 La capitaine Morand accepte la lieutenance du sous-préfet de Martigny
7 août 1799 Division du Valais sous général française Turreau
4 janvier 1800 Lettre du sergent-fourrier Delset priant le capitaine Morand, dans le premier piquet d'élite à Martigny, d'intervenir auprès de son chef de bataillon, le citoyen Gay, pour qu'il puisse toucher sa solde arriérée de la fin avril au 11 juin 1799.
4 juin 1800 Liste des hommes de Vollèges recrutés pour compléter le premier piquet de l'élite, en exécution des ordres du commandant de l'arrondissement de Martigny, Bruno Gay.
6 juin 1800 Commandant provisoire du Valais Bruno Gay accepte le commandement de six compagnies destinées à la garde des communications entre Saint-Rémi et Saint-Maurice.
13 juin 1800 Bruno Gay, commandant du bataillon stationné dans la vallée du Saint-Bernard, remercie de l'avoir dispensé de l'office de commandant d'arrondissement et demande l'envoi d'armes et d'hommes pour compléter le contingent confié à ses soins.
24 juin 1800 Chef de bataillon d'élite du Valais. Licenciement des compagnies Morand et Martinet. Solde non payée, plaintes à ce sujet.
25 janvier 1802 Martigny, Solde arriérée. La caisse du Corps d'élite doit 20 francs au caporal Elie Bourgeois, de Bovernier, pour son service en 1799.

2me demi-bataillon du Valais

10 avril 1799 500 hommes du Bas-Valais à Zofingen canton d'Argovie
18 mai 500 hommes
21 mai 400 hommes et 50 canoniers à Gossau (sous le commandement du commandant Guex du 2ème bataillon d'élite du Léman)
2 juin demi-bataillon 300 hommes à Zurich
4-7 juin 1re bataille de Zurich
22 juin seront congédiés jusques à nouvel ordre, mais rentrés chez eux, ils y seront de piquet.

Canton de Zurich
mars-mai 1798 milices de Zurich au service France

Inspecteur général:
31 octobre 1798 Pour le canton de Zurich on lui a indiqué le cit. major [Johann Jakob] Meyer (1763-1819), et c’est surtout à son sujet que vous devrez demander des renseignements au préfet.
9 novembre 1798 Jean Gaudenz de Salis-Sévis de Grisons (1762-)
4 avril 1799 avec canton de Schaffhouse
17 avril 1799
29 juillet 1799 (provisoirement) Jean Tobler de Ermatingen, Thurgovie (1765-1839)

commissaire du gouvernement pour le canton de Zurich:
Högger
1 avril 1799 Heinrich Fierz de Küsnacht (1762-1801)
1 avril 1799 Johann Rudolf Egg de Ellikon sur le Thur (1768–1842) membre du Grand Conseil helvétique
7 juin 1799 Jean Tobler de Ermatingen, Thurgovie (1765-1839)
26 août 1799 (encore 4 october 1799) Johann Kaspar Pfenninger de Stäfa (1760-1838)

15 Districts: Horgen, Mettmenstetten, Meilen, Zürich, Regensdorf, Bassersdorf, Bülach, Uster, Fehraltdorf, Grüningen, Wald, Elgg, Andelfingen, Benken und Winterthur.

23 février 1799
1er Arrondissement districts Elgg et ? commandant d'arrondissement: Johann Jakob Müller
2e Arrondissement district Zürich: commandant d'arrondissement: Colonel Paravicini Schulthess (1757-1843)
3e Arrondissement districts Flaach et ?: commandant d'arrondissement: Müller
4e Arrondissement districts Meilen, Stäfa, Männedorf, et Küsnacht: commandant d'arrondissement: Bodmer
5e Arrondissement districts Wetzikon? et ?: commandant d'arrondissement Weber
6e Arrondissement districts Grüningen et Uster: commandant d'arrondissement: Wiser
7e Arrondissement districts Wipkingen et ?: commandant d'arrondissement: Major Salomon Ruppert (1741-1805)
8e Arrondissement districts Horgen et Mettmenstetten: commandant d'arrondissement Hans Rudolf Burkhard

2me Brigade d‘élite de Zurich:
Commandant: Oberst Paravicini Schulthess de Zürich (1757-1843)
Quartier-général: Bülach

2ème Bataillon d‘élite de Zurich
Chef de bataillon: Oberst Paravicini Schulthess de Zürich (1757-1843)
21 Mai 1799 Bleuler

28 mars 1100 hommes à Eglisau
16 avril combat de Seglingen
20 avril Bülach, Embrach, Seglingen (vis-à-vis d'Eglisau)
21 mai 883 hommes
21 mai aus dem Lager de Rorbas à Glarus abmarschirt
23 mai Küsnacht et Feuerthalen en Post Embrach?
27 mai combat dans les environs de Lachen, Schmerikon, Canton de Linth
1 juin Du bataillon Bleuler, qui campait à Pfäffikon, seul le commandant, son aide-major, quartier et un lieutenant restés

5ème Bataillon d‘élite de Zurich
Chef de bataillon: Commandant Weber de [Wetzikon?]

21 mai 858 hommes à Stadel près de Niederglatt et environs
2 juin à Dübendorf

6ème Bataillon d‘élite de Zurich
Chef de bataillon:
23 févier 1799 Commandant Wiser de Grüningen
25 mai Major Hans « Heinrich » Meyer de Satdelhofen, ville de Zurich (1732-1814) Quartierhauptmann
Adjudant-major:
20 Avril 1799 Friess
25 mai Salomon Arter de Hottingen (1759-1819)
capitaine de grenadiers: Leonard Denzler a été tué le 25 mai 1799 à combat de Frauenfeld

28 mars 500 hommes l'expédition contre les insurgés de district Rapperswyl
30 mars 2 compagnies à Grüningen ca. 200 hommes
31 mars avec 700 hommes occupent les communes des Wagen (60 hommes), Gallenkappel (150 hommes), Goldigen (80 hommes), Ermetschwil (50 hommes), Gauen (100 hommes) Kaltbrunnen (160 hommes)
20 avril Seglingen (vis-à-vis d'Eglisau)
21 mai 689 hommes avec 2 canons 25 canonniers, Seglingen et Bülach
22 mai von Bülach kommend, durch Kloten über Bassersdorf ab.
25 mai Combat de Frauenfeld

7ème Bataillon d‘élite de Zurich
Chef de bataillon: Lieutenant Franz Hausheer de Wipkingen

16 avril combat de Seglingen
20 avril Weiach
21 mai 714 hommes avec 2 canons 27 canonniers, Weiach
2 juin Witikon

1re Brigade d‘élite de Zurich:
Commandant: Major Salomon Ruppert de Wipkingen (1741-1805)
Quartier-général: Andelfingen
17 avril à Marthalen

Premier Bataillon d‘élite de Zurich
Chef de bataillon: Johann Jakob Müller de Elgg

12 avril 1000 hommes d'infanterie, 100 cavaliers, une compagnie de chasseurs [Bleuler] à Zurich
20 avril 788 hommes à Reichlingen jusqu'à St. Catharinenthal [près de Diessenhofen]
21 mai 925 hommes avec 3 canons 30 canonniers, près de Diessenhofen et environs
1 juin le commandant du bataillon et son aide-major et la moitié du corps des officiers désertèrent
8 juin cantonnés sur les hauteurs entre Dietikon et Baden, derrière la Limmat
22 juin dès que ceux sur la ligne seront complets, les Zuricois seront envoyés sur les derrières pour être réorganisés.
18 juillet la troupe connue sous le nom de colonne mobile, réunie aux élites restés fidèles de Zurich et formant avec elle deux bataillons d'infanterie, seront réunies a la grande armée du général Massena et seront le service actif avec les troupes françaises.
22 juillet bataillons d’elite et la formation de deux bataillons soldes avec les debris du , 2° et 3° bataillon de Zurich et le corps designe sous le nom de colonne mobile, Tobler, charge de cette organisation
24 août 165 hommes avec division française

3ème Bataillon d‘élite de Zurich
Chef de bataillon: commandant Müller de Flaach
capitaines de grenadiers: Heinrich Häberling de Knonau (1764-1804) et Götz
Lieutenants d'artillerie: Jakob Christoph Reinacher de Horgen (1771-1854), et Nüscheler de Horgen

25 mars-20 avril 899 hommes Paradies, Feuerthalen, Flurlingen, Rheinau et Ellikon
12 Avril 1799 combat de Feuerthalen
21 mai 899 hommes avec 5 canons 40 canonniers, près de Langwiesen, Feuerthalen, Flurlingen et environs
24 mai avec son Batterie à Seglingerfeld
26 mai au matin recevra l’ordre à cantonnement de Kloten
1 juin le commandant du bataillon et son aide-major et la moitié du corps des officiers désertèrent
8 juin cantonnés sur les hauteurs entre Dietikon et Baden, derrière la Limmat
22 juin dès que ceux sur la ligne seront complets, les Zuricois seront envoyés sur les derrières pour être réorganisés.
18 juillet la troupe connue sous le nom de colonne mobile, réunie aux élites restés fidèles de Zurich et formant avec elle deux bataillons d'infanterie, seront réunies a la grande armée du général Massena et seront le service actif avec les troupes françaises.
22 juillet bataillons d’elite et la formation de deux bataillons soldes avec les debris du 1°, 2° et 3° bataillon de Zurich et le corps designe sous le nom de colonne mobile, Tobler, charge de cette organisation
24 août 171 hommes avec division française Ney

4ème Bataillon d‘élite de Zurich
Chef de bataillon: commandant Bodmer de Stäfa [mais pas sénateur Johann Jakob Bodmer (1737-1805)]
Adjutant-Major Hans Wunderli de Meilen (1751-1822) à Combat de Dettingen le 17 août 1799 avec l'infanterie du colonne mobile de Zurich
Capitaines: Pfenninger de Stäfa et Rudolf Brändlin de Stäfa (1780-1837) à Combat de Dettingen le 17 août 1799 avec la compagnie de chasseurs d‘élite de Zurich [Gugolz]
Grenadierlieutenant [Carl?] Zuppinger de Männedorf à Combat de Dettingen le 17 août 1799 avec la compagnie de chasseurs d‘élite de Zurich [Gugolz]
Fourrier Schulthess de Kehlhof/Stäfa à Combat de Dettingen le 17 août 1799

25 mars-20 avril 807 hommes Mammern à Reichlingen [Rheinklingen], Stein am Rhein sur les bords du lac de Constance
7 avril Les Zurichois se sont distingués dans une affaire qui a eu lieu à Stein [am Rhein], et ont montré la plus grande bravoure.
21 mai 931 hommes avec 7 canons 66 canonniers, près de Nussbaumen, Kaltenbach et environs
25 mai Combat de Frauenfeld
Général Soult abord approché à trois heures, le bataillon Bodmer (de Stäfa), envoyé par Gerlikon, à monter les hauteurs de la Murg, qui a amené l'artillerie lourde sur la Hungerbühl, qui ont été portés à faire taire les canons ennemis mises en place sur le Luedem. Le bataillon Bodmer est resté à ce moment dans le domaine de Hagenbuch et Gerlikon jusqu'au 7 heures du soir, quand le patron sans ordres retira à Schottikon, voici le jour suivant par le général Soult à Winterthur a reçu des allégations très graves
28 mai Le bataillon de Lucerne a poussé les Autrichiens avec nivelé baïonnette derrière la Töss, de laquelle il a reçu tué et blessé par les hussards Székely, jusqu'à ce qu'il se retire sous la protection du bataillon Bodmer, qui a été placé sur les deux côtés du pont derrière eux. Mais jour d'autres bataillons ne pouvaient pas venir sous le feu.
17 août 1799 Combat de Döttingen voir Compagnie de chasseurs d‘élite de Zurich Captaine Gugolz avec la colonne mobile

8ème Bataillon d‘élite de Zurich
Chef de bataillon: Commandant Hans Rudolf Burkhard de Horgen [ehemalige Geschworene, Hauptmann et 1798 Agent]
Adjudant-major: Major Weiss de Aeugst
Chirurgien de bataillon: Major Johannes Burkhard de Richterswil (1759-1822)

Le Directoire Exécutif considérant qu'il est urgent de reprimer une infinité d'abus, qui peuvent se glisser dans l'exécution de l'article 3 de la loi du 13 Décembre dernier sur l'organisation de la milice, et de prévenir que, par des certificats d'infirmités supposées, de mauvais citoyens ne s'affranchissent de l'obligation de servir leur patrie.
Considérant que le seul moyen de n'accorder l'exemption du port d'armes qu'aux véritables infirmes et de préciser les cas d'exemption, et de ne les faire constater que par un choix de gens de l'art, probes et instruits,
Ouï son Ministre de la guerre,
Arrête:
1. Le Préfet national, la Chambre administrative conjointement avec le Conseil de santé, ou à défaut de ce dernier, deux ou trois médecins les plus renommés du Canton, présenteront dans le plus court délai une liste double de citoyens les plus en état d'être attachés, en qualité de Chirurgiensmajors, aux bataillons d'élite.
2. Ces Chirurgiens-majors aussi-tôt après leur nomination, prêteront serment entre les mains du Préfet, en présence de l'Inspecteur, d'être fidelles à la Patrie et à la Constitution, et de ne délivrer des certificats que pour des infirmités bien réelles et énoncées dans l'instruction ci-jointe, qui sera imprimée.
3. Les Inspecteurs ne seront droit à aucune demande d'exemption, que sur des certificats délivrés par les Chirurgiens-majors ainsi établis.
4. Le Ministre de la guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté.
Lucerne le 6 Février 1799.
Président Glayre. Le Secrétaire général Mousson.

1re compagnie d’infanterie:
Capitaine: Henri Hiestand de Richterswil (1775-1852)
Lieutenant Tanner de Richterswil
Lieutenant Hans Jacob Eschmann de Wädenswil
Sous-lieutenant Johannes Brändli de Wädenswil (1770-1799) tué à Combat de Dettingen le 17 août 1799 avec la colonne mobile

25 mars-20 avril 900 hommes entre l'embouchure de la Thur (et le Rhin) à Hinterteufen (l'embouchure la Töss et le Rhin) près de Berg am Irchel et Flaach
16 avril combat de Seglingen
21 mai 860 hommes avec 3 canons et 36 canonniers près de Berg am Irchel et Flaach
31 mai à Koblenz (à l'embouchure de l'Aare et le Rhin) 20 Officiers et 300 hommes
8 juin une détachement avec division française Tharreau qui le long de l'Aar, depuis Brugg jusqu'au Rhin et reste de bataillon sur les hauteurs entre Dietikon et Baden, derrière la Limmat.
22 juin dès que ceux sur la ligne seront complets, les Zuricois seront envoyés sur les derrières pour être réorganisés.
18 juillet la troupe connue sous le nom de colonne mobile, réunie aux élites restés fidèles de Zurich et formant avec elle deux bataillons d'infanterie, seront réunies a la grande armée du général Massena et seront le service actif avec les troupes françaises.

Compagnie de chasseurs (tirailleurs) d‘élite de Zurich avec Brigade de Ruppert
Capitaine Bleuler de Küsnacht a été mortellement blessé le 25 mai 1799
12 avril à Zurich
20 avril à Stein sur Rhin
25 mai 1799 Combat de Frauenfeld
27 mai 1799 La bataille de Winterthour

Compagnie de chasseurs (tirailleurs) d‘élite de Zurich avec Brigade de Ruppert
Capitaine Johann Jakob Gugolz de Horgen (1773-1833)
Lieutenant Johannes Höhn de Horgen (1767-1824)
Lieutenant Conrad Huber de Wädenswil (1772-?)
août 1799 Sergent-major Rudolf Brändlin de Stäfa (1780-1837) (capitaine du 4ème Bataillon de Zurich (Bodmer))
août 1799[Carl?] Zuppinger de Männedorf lieutenant de grenadiers du 4ème Bataillon de Zurich (Bodmer) à Döttingen une balle brisé sa jambe, de sorte qu'ils devaient veiller à ce qu'il était accompagné par un de ses amis alors transporté à l'hôpital de Soleure, mais heureusement, il a été guéri à nouveau. Il a reçu une balle dans le genou, qu'il portait toujours avec lui depuis 40 ans.
chasseur Häberling de Knonau à Döttingen les deux jambes ont été abattus hors
Trompeter Conrad Hauser de Schönenberg (1774-1856)

2 avril dans Zurich à Bâle
12 avril 1799 combat de Feuerthalen
20 avril à Feuerthalen
25 mai 1799 Combat de Frauenfeld
27 mai 1799 La bataille de Winterthour
22 juillet 1799 qui ont été formés des débis du 4ème Bataillon d‘élite de Zurich (Bodmer de Stäfa) et de chasseurs d‘élite de Zurich de Bleuler de Küsnacht
17 août 1799 Combat de Döttingen 40 hommes avec la Colonne mobile environ 30 hommes tant tués que blessés, parmi lesquelss & à 7 officiers
18 août 1799 se retirer dans Göppingen (?) [Gippingen, canton de Baden] et cantonnement près de Leuggern
24 août 6e division française du général Ney: infanterie du colonne mobile et chasseurs: 310 hommes

Compagnie de chasseurs d‘élite de Zurich avec Brigade de Schulthess
Capitaine: ?
20 avril entre la Töß et la Glatt

Dragons de district de Zurich
12 avril 1799 40 hommes à canton de Lucerne.

Corps de réserve
Réserve de canton de Zurich
avril 1799 poue comprimant les insurrections en cantons de Linth, de Lucerne et de Waldstätten

Réserve de district de Stäfa
Commandant Jacob Schulthess de Stäfa
12 avril 1799 250 hommes
5 mai 1665 hommes

Réserve de district de Horgen
Commandant Johannes Steffen de Wädenswil
Commandant Heinrich Hauser de Wädenswil
12 avril 1799 (120 hommmes) un compagnie de Wädenswil
12 avril 250 hommes
3 mai 1533 hommes
Capitaines: Diezinger, Blattmann

Réserve de district de Mettmenstetten
Commandant Jakob Schneebeli de Affoltern (1755-1804)
12 avril 1799 250 hommes
occupent la commune de Aegeri (Zoug) canton de Waldstätten

Colonne mobile (de Zurich)
plusieurs centaines d'hommes des cantons Santis, Thurgovie et Zurich, qui avait retiré au cours de la Limmat; ceux-ci étaient à Berne formé dans une Colonne mobile et maintenue jusqu'à la fin de l'automne (!)

8 juin 1799 élites restés fidèles de Zurich (Brigade de Salomon Ruppert):
un détachement du (8e) bataillon [Hans Rudolf] Burkhard de Horgen (division française Tharreau) qui doit être actuellement le long de l'Aar, depuis Brugg jusqu'au Rhin.
reste plus d'autres troupes de ma répartition que 680 hommes des bataillons (8e) Burkhard, (3e) Müller de Flaach et (1er) Müller d'Elgg, cantonnés sur les hauteurs entre Dietikon et Baden, derrière la Limmat.
que les débris de 4e Bataillon d'élite de Zurich (Bodmer de Stäfa) à Compagnie de chasseurs (tirailleurs) d‘élite de Zurich du Capitaine Gugolz

22 juin dès que ceux sur la ligne seront complets, les Zuricois seront envoyés sur les derrières pour être réorganisés.
15 juillet que les débris des bataillons de Zurich et Säntis réunis, au nombre de 900 hommes à peu prés, soient envoyés sur la grande ligne.
18 juillet la troupe connue sous le nom de colonne mobile, réunie aux élites restés fidèles de Zurich et formant avec elle deux bataillons d'infanterie, seront réunies a la grande armée du général Massena et seront le service actif avec les troupes françaises.
22 juillet bataillons d’elite et la formation de deux bataillons soldes avec les debris du 1°, 2°(? 8°!) et 3° bataillon de Zurich et le corps designe sous le nom de colonne mobile, Tobler, charge de cette organisation
22 juillet Berne des deux bataillons d'élite qui ont été formés des débis de ceux fournis par les cantons qu'occupe l'ennemi de Zurich [720? hommes], Santis [? hommes] et de la Thurgovie [50? hommes].
3 août Ce seraient les deux bataillons, déjà de 500 hommes, formés des débris de ceux de Zurich, de Thurgovie et de Sentis

Commandant Johannes Tobler (1765-1839) de Thurgovie
Adjutant-Major: Hans Jacob Wunderli (1751-1822) de Meilen (du 4e Bataillon Bodmer de Stäfa)

17 août 1799 Combat de Döttingen environ 30 hommes tant tués que blessés, parmi lesquelss & à 7 officiers
5e divsion française du général Tharreau sous général Heudelet
Infanterie environ 400 hommes 2 tués lieutenant Johannes Brändli de Wädenswil (du 8e bataillon Burkhard) et soldat Näf de Hausen
tirailleurs/chasseurs Capitaine Johann Jakob Gugolz de Horgen et sergent-major Rudolf Brändlin de Stäfa 40 hommes

18 août 6e division française du général Ney
24 août 6e division française du général Ney: infanterie et chasseurs: 310 hommes
24 septembre 3e division française du général Soult: 258 hommes
25-26 septembre furent employées à la garde de la rive gauche du lac de Zürich
27 septembre vint son prescrire de se rendre respectivement à Zürich et à la 7e division française du général Klein



Artillerie d'élite de la milice

Le Directoire Exécutif, voulant organiser & inftruire un corps d'artilleurs destinés à faire le service avec les bataillons d'élite. Arrête:
I. Il y aura une école d'instruction pour l'artillerie à Berne. Le nombre des canonniers appelles à s'y rendre sera de 500.
2. Le citoyen Prébois capitaine d'artillerie de la première Légion, est nommé instructeur de cette école. 3. Les inspecteurs généraux, ou en leur absence les Préfets nationaux des cantons, enverront au ministre de la guerre, la liste des volontaires qui se préfenteront pour être canonniers dans les bataillons d'élite de la milice; le ministre fixera le jour où'ils devront successivement se rendre à Berne.
4. Pour être inscrit, il faudra avoir servi dans les compagnies d'artillerie qui ont existé jufqu'à présent.
5. Ces canonniers volontaires seront organisés de la manière suivante: Capitaine 1
lieutenant 1
sous-lieutenant 1
sergent-major qui sera les fonctions de fourier 1
Sergens 2
caporaux 4
tambour 1
canonniers 40
en tout 51 hommes par compagnie
6. Les sergens, caporaux & tambours seront nommés parles capitaines, & afin de pouvoir juger des talens & du mérite avant de procéder à cette nomination, elle n'aura lieu qu'à la fin de l'instruction. En attendant ce choix, les capitaines confieront provisoirement ces places aux canonniers les plus intelligens, sans conséquence pour la nomination définitive.
7. Pour le choix des officiers, les inspecteurs généraux ou les Préfets, nationaux enverront au Ministre de la guerre une liste des officiers qui ont jufqu'à présent servi dans l'artillerie de leur, canton, avec des notes fur leurs talens militaires, & sur leurs principes politiques, afin que le Directoire puisse choisir ceux qui méritent d'être employés.
8. Il ne sera admis dans cette école aucun insttucteur étranger, à moins que ce ne fut un officier supérieur & d'un mérite distingué dans l'artillerie.
9. Les officiers auront du jour de leur départ pour l'école, d'instruction jufqu'à leur retour chez eux, les mêmes appointerons que les officiers d'artillerie de la Légion.
10. Les sous-officiers, caporaux, tambours & canonniers, recevront la solde & les rations, comme ceux de la Légion, mais pour leur tenir lieu d'habillement, ils toucheront un batz par jour' de décompte en sus.
11. Si les canonniers volontaires n'avaient point d'uniformes, ils pourront porter des habits bourgeois, en les garnissant d'épaulettes rouges.
12. La durée du cours d'instrutftion sera d'environ deux mois.
13. L'école établie à Berne servira à l'instruction de l'artillerie de la Légion, comme à celle des canonniers volontaires des cantons.
Ainsi arrêté à Lucerne les 13 & 18 Décembre 1798.
Le Président du Directoire Exécutif, Oberlin. Certifié conforme, Henri Polier, Préfet National.




Cavalerie Helvétique / La cavalerie milice / milice à cheval

DÉCRET
Du 9 Juin 1798.
Congé des chasseurs à pied et à cheval, comme aussi des artilleurs, mandés de Bâle à Arau.
Les Conseils Législatifs , sur la proposition d'un membre,
Ont Résolu:
Qu'il sera permis aux chasseurs à pied et à cheval, ainsi qu'aux artilleurs, mandés de Bâle à Arau pour la défense du Gouvernement Helvétique, de s'en retourner chez eux, en leur témoignant la reconnaissance du Corps Législatif.
Résolu par le G. G le 8 Juin 1798. Accepté parle Sénat le 9 du même mois. Le Directoire Exécutif arrête: etc. Arau le 9 Juin 1798. Président, Oberlin. Le Secrétaire général, Steck.

7 mars 1799 Rapport des Ministres.
I. [Daniel] Pfleger (1751–1829) habe 25 Jahre in dem von der alten Regierung errichteten Regiment gedient, und zwar 15 Jahre als Aide-Major; er genieße Vertrauen und anerbiete sich nun für die Reorganisation.
„Ce régiment est composé de quatre compagnies, forte chacune de 54 hommes, officiers compris, en tout 216. Les dragons sont encore bien habillés, bien armés, bien équipés et bien montés; ils perdraient tous les avantages, s'ils restaient plus longtemps sans formation, parce que les effets d'habillements se détériorent et les chevaux se vendent. Pour tirer parti de la bonne volonté de cette troupe, le cit. Pfleger demande que conformément a l'art. 68 de la loi du 13 Décembre on la réorganise.
II. Préavis.
1. La cavalerie milice, mal montée et ne pouvant pas être exercée, est inutile à la guerre et devrait être supprimée par une loi. Il est vrai que dans les circonstances présentes il t‘ant une compagnie de Guides de 100 hommes au moins aux ordres du général en chef qui commandera notre armée aux frontières; elle est nécessaire pour les reconnaissances, escortes et correspondances. Il convient aussi que le Gouvernement ait pendant la guerre 3 ou 400 cavaliers à sa disposition pour les escortes, la correspondance et le service intérieur de la République. Le régiment de dragons d'Argovie peut être employé avec avantage à ces deux services; il ne coûterait a l'Etat que la solde et la nourriture des hommes et chevaux, étant déjà habillés, armés, équipés et montés. On pourrait l’organiser en 2 compagnies de 100 hommes chaque, une pour Guides de l'armée et l’autre pour le service intérieur.
2. Il existe encore dans plusieurs autres cantons des dragons conservés par la loi du 13 Décembre 1798, qui ne font aucun service militaire et qui attendent leur organisation; elle est impossible dans ce moment, elle ne le sera même jamais, si on consulte le pen d’utilité de cette arme. On pourrait cependant tirer pour la formation des compagnies ci—dessus proposées et nécessaires au maintien de la police intérieure, si le Directoire voulait provoquer une loi pour supprimer la milice à cheval et ensuite faire connaître par une proclamation aux citoyens qui ont servi dans cette troupe que par leur réforme ils entrent dans les corps d’élite ou de réserve, mais que les circonstances exigent qu'on mette quelques compagnies de dragons sur pied, et que ceux qui voudront y entrer ayant encore leurs uniformes, armes, chevaux et équipements, sont invités à se faire inscrire chez les inspecteurs généraux de leurs cantons. La République leur assurera pendant la durée de leur service la solde et les rations comme aux chasseurs de la Légion.“

25 mars Lucerne.
Les Conseils législatifs,
Sur le message du Directoire exécutif du 8 Mars 1799, qui dem ande, par la première partie de son message, la suppression de la milice actuelle faisant le service à chavel, dont la conservation provisoire a été décrétée par le § 68 de la loi du 13 Décembre 1798, sur l'organisation de la Milice;
Considérant que la milice a cheval en Helvétie a été organisée partout d’une manière très-différente; que dans beaucoup de contrées sa formamation se faisait d’après les principes du système de la féodalité, ou reposait entièrement sur des bannalités, qui par les institutions et les lois de ila nouvelle constitution ont été abolies et dont par conséquent les suites ne peuvent plus avoir d’effet;
Considérant d’un autre côté, que beaucoup de l citoyens préféreront le service à cheval qu’ils ont fait jusqu’ici, à celui de l’infanterie; qu’il est même important pour le bien de la Nation, de conserver pour ce service les volontaires qui ont déjà acquis quelques connaissances dans le service de la cavalerie, et qui sont équipés;
Après avoir déclaré l’urgence,
ont résolu:
1. L’organisation de la milice à cheval pratiquée jusqu‘à présent est supprimée par la présente.
2. Les citoyens au-dessous de l’âge de 45 ans qui ont servi jusqu’à, ce moment dans la milice à cheval, devront être inscrits dans les communes où ils habitent, suivant leur âge et les circonstances de famille, soit dans l’Elite, soit dans la Reserve de l’infanterie, conformément à la loi du 13 Décembre 1798, sur l’organisation de la milice.
3. Sont exceptés du dispositif du § 2 ceux qui déclareront de la manière suivante qu’ils veulent se vouer volontairement dorénavant au service de la cavalerie dans la milice.
4. Cette déclaration devra se faire dans le terme de quinze jours, à dater de la publication de la présente loi, au préfet de district dans lequel le cavalier est domicilié; celui-ci devra en même temps indiquer son nom, lieu de naissance. celui de sa demeure, son âge, s’il est marié ou pas (non?), en outre s’il a des enfants et en quel nombre; combien de temps il a servi dans la milice à. cheval; quel grade il y avait; dans quel régiment et compagnie il était; s’il entretient ordinairement un cheval, et s’il est encore pourvu, en totalité ou en partie, de son habillement, armure et équipage.
5. Chaque préfet de district enverra sans délai les déclarations qu’il aura reçues au préfet du canton, qui les transmettra à l’inspecteur général de son canton.
6. L’Inspecteur général de chaque canton devra porter sans délai ces déclarations sur un tableau où il ajoutera un état du pied sur lequel la cavalerie de son canton a existé jusques à présent, du mode d’habillement, de l’armure, de la monture et de l’équipement, afin que le Gouvernement puisse, d’après cela, s’occuper de suite d'une nouvelle et meilleure organisation de la milice à cheval.
7. Les Inspecteurs généraux des cantons enverront ces tableaux au plus tôt possible au ministre de la Guerre.
8. Le Directoire exécutif est invité à transmettre de suite un résumé de ces tableaux aux Conseils législatifs, avec un projet sur la manière dont la milice à cheval pourra le mieux être organisee à l’avenir.
9. La presente loi sera imprimée, publiée dans toute la République et affichée où besoin sera.
Résolue par le Gr. Conseil le 22 Mars 1799.
Acceptée par le Sénat le 25 du même mois.


Loi du 25 Mars 1799.
Les C. C. L. L., considérant le message du Directoire Exécutif du 8 Mars 1799, dans la seconde partie duquel il propose la formation de deux compagnies de cavalerie, dont l'une seroit destinée à servir de guides à l'armée qui va être mise sur pied, pen- dant que l'autre seroit employée aux con- vois, à la correspondance et au service in- térieur de la République,
Après avoir déclaré l'urgence, Ont Résolu:
Ensuite de la demande du Directoire Exécutif, seront formées deux compagnies de cavalerie, chacune de cent hommes. Le mode de leur organisation est entièrement laissé à la disposition du Directoire Exécutif.
Résolue par le G. C. le 22 Mars 1799.
Acceptée par le Sénat le 25 du même mois.
Le D1rectoire Exécutif arrête, etc.
Lucerne le 26 Mars 1799.
Président, Bay.
Le Secrétaire général, Mousson

30 mars. Arrêté du Directoire . . . „Le ministre de la Guerre est chargé d'écrire à l'inspecteur (général) du canton d'Argovie, pour l'inviter à faire en sorte de former le plus tôt possible une demie-compagnie de dragons et de les diriger de suite sur Lucerne.“

12 avril à minuit, le premier bataillon des Zurichois [Müller de Elgg] composé d'une compagnie de chasseurs, de cent cavaliers & de mille hommes d'infanterie, est entre dans cette ville. On ne peut trop louer la bonne revue & la bonne disipline de ce troupes.

12 avril, Zürich. Préfet Pfenninger au Directoire Exécutif. Aus den Districten Meilen, Horgen und Knonau (Mettmenstätten) habe er in Eile je 250 Mann Reserve und 50 Jäger nebst aller vorhandenen Reiterei aufgeboten, die sich in Knonau sammle; mit c. 40 Dragonern aus dem District Zürich werde er sich heute Nachmittag dort selbst einfinden und dann fernere Befehle zum Marsch ertheilen. [nach Ruswill Luzern]

17 avril 1799 Pache-Veibel et plusieurs autres dragons [canton du Léman] ont offert de se porter partout où le besoin pourrait les requérir. Ceux qui gardaient le château de Chillon ayant dû aller plus loin, ces cent cinquante hommes doivent aller l'occuper et ils seront relevés le 20 par un détachement du troisième bataillon.

Extrait dune lettre du chef d'escadron Begos au Directoire Helvétique.
St. Gall 25 avril, 1799
Tous les officiers Français avec lesquels nous avons bivouaqué le long du lac pour garder les différens postes fur lesquels les Autrichiens auraient pû bazarder un passage, ont témoigné que nos dragons (chasseurs carabiniers) se sont battus avec une bravoure extraordinaire, lis ont surtout fait lé plus grand éloge d'un officier de petite taille, cheveux blonds, qui lui seul a tué 17 Autrichiens. L é ire a encore quelque crainte du feu. Le général Paillard, rencontrant quelques fuyards, leur cria: "Eh! camarades, Suisses, voulez-vous donc aujourd'hui souiller la gloire, de votre nation?" L'officier blond s'avança alors à cheval & rependit: "Général! Nous ne nous retirorts que pour, nous rallier avec plus d'avantage" & en effet, ils se rall èrent, marchèrent aussi tôt en avant, et n'abandonnèrent pas leurs postes. Tous les Français donnent les plus grands éloges à la cavalerie Helvétique et à cet officier. J'ai ce témoignage de toutes les bouches.

15 juin. Le ministre de la Guerre au Directoire Exécutif. „Le cit. Pache-Weibel, ci-devant capitaine de cavalerie, propose de lever un petit corps de troupe à cheval pour le service de la République. Tous les volontaires qui s’inscriront dans ce corps seront montés, armés, équipés et habillés à leurs frais. Le gouvernement les entretiendra et les soldera comme les chasseurs a cheval de la Legion. Cet élan patriotique des braves du Leman est dans les circonstances presentes de la plus grande importance. Il renforcera la petite colonne mobile et lui donnera la consistance dont elle avait besoin pour remplir le but auquel elle est deslinée. — Je propose avec confiance au D. d’accepter l’offre du cit. Pache.“

17 Juin Le Directoire Exécutif, ouï le rapport du Ministre de la guerre, sur la proposition faite par le cit. [David-Louis] Pache-Weibel [de Lausanne], de lever pour le service de la République un corps de cavalelie, qui se montera & s'équipera à ses propres fraix. Arrête:
1. Le Citoyen Pache-Weibel est autorisé à lever un corps de cavalerie-milice, conformément à la loi du 25 Mars.
2. La force de ce corps sera de 60 à 100 hommes.
3. Tout volontaire qui s'y sera inscrire, devra être monté, armé, équipé & habillé à ses fraix.
4. Dès que cette troupe sera mise en activité, en partie ou en totalité, elle touchera la solde & les rations de vivres & de fourrages, comme les chasseurs à cheval de la légion.
5. Ce corps sera organisé en une compagnie dont le citoyen. Pache Weibel sera capitaine commandant, & il aura la formation prescrite pour les chasseurs à cheval de la légion.
6. Cette compagnie servira par tout où le gouvernement Je jugera convenable, pour le bien de la chose publique.
7. La création de cette compagnie aura lieu le plutôt possible.
8. Tous les ci-devant dragons ou cavaliers, depuis l'âgs de 20 à 45 ans, qui ne se seront pas fait inscrire dans ce nouveau corps, devront conformément à l'art. 2. de la lei du 25 Mars être portés sur la liste d'élite, ou de la réserve de leur commune.
Le Ministre de la guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté. Conforme, Le Préfet National, Henri Polier.

25 juillet. Le ministre de la Guerre au Directoire Exécutif. Pache-Weibel melde von Lausanne aus, dass bereits 33 Freiwillige sich gefunden, von denen 13 express Pferde angekauft haben, und dass dieselben nun in Thätigkeit zu treten wünschen. Mit Rücksicht auf die Aenderung welche die mobile Colonne erleiden werde, und auf die allgemeine Entlassung der Auszüger und die großen Kosten eines Freiwilligen-Corps von Cavallerie empfehle sich nun, die Werbung nicht fortzusetzen und die Eingeschriebenen vorläufig abzudanken.

Le „corps séparé“ de cavalerie helvétique, composé, à teneur de la loi du 26 septembre 1799, des trois cpgns. de chasseurs à cheval qui faisaient autrefois partie de la helvétique,“ fut conservé, tel quel, jusqu’en mars 1800. Le 26 de ce mois, les C. C. L. L., sur un message de la C. E. du 13 février, concernant une réduction à opérer dans le corps des hussards; c. q. la situation d’alors de la République commandait la plus stricte économie; que, jusqu'alors, le gouvernement n'avait retiré que très peu de services de ce corps de cavalerie: enfin, qu‘une réduction opérée dans ce dernier offrirait de grands avantages économiques, „résolment“:




Les troupes que le Directoire avait mises à la disposition de Masséna, à l'ouverture de la campagne, étaient composées de la Légion Helvétique, forte de trois mille hommes, répartis en un bataillon de ligne, un de chasseurs, cinq cents artilleurs et cinq cents hussards, de six demi-brigades auxiliaires, montant à cinq mille hommes au plus, enfin, de vingt bataillons d'élite: les Elites, ainsi qu'on les appelait.

20 mars 1799, Lucerne, Directoire Exécutif.
Arrêté.
Le Directoire Exécutif informé, que la malveillance se épiait à répandre que les milices Helvétiques mises activité, sont destinées à être, fondues dans des corps étrangers, pour aller, à travers mille périls, porter la guerre dans des régions lointaines.
Considérants qu'il est urgent de découvrir au Peuple Helvétique le peu de fondement de ces craintes, & la perfidie de ceux qui cherchent à, les inspirer.
Arrêté.
Le Ministre de la guerre est chargé de déçlarer à tous les préfets nationaux de l'Helvétie, que les milices mises en activité, sont uniquement destinées à garantir l'inviolabilité des frontières, & à défendre, la Patrie contre tout ennemi qui oserait la menacer.

25 mars, Schaffousen. Déja le théâtre de la guerre s'approchait des frontières de la Suisse, & la colonne de Lefevbre se retirait lentement, lorsque l'armée de Jourdan, déployant tout-à-coup ses forces, force les autrichiens à céder la victoire. Elle sourit de nouveau aux français. Le lieu du combat a changé de place. La cause de la liberté opère des prodiges de valeur, & déja on amène ici quantité de prison, niers autrichiens. — Tout est en activité dans les Cantons Helvétiques. Les milices de Zurich & de Thurgovie sont sous les armes. Plusieurs mille hommes occupent les bords du lac de Constance, sous les ordres du général Keller. ... & qui oserait dire qu'il aime sa patrie, s'il ne volait aux armes pour maintenir son indépendance & sa tranquillité?

Le Directoire Exécutif arrête:
1. Le citoyen Augustin Keller, actuellement chef de la première Légion , est promu au grade de Général de brigade.
2. Le Ministre de la guerre est chargé de la notification du présent arrêté, qui sera imprimé.
Lucerne le 28 Mars 1799.
Le Président du Directoire Exécutif, BAY.
Le Directoire Exécutif arrête:
Le citoyen Keller, général de brigade est revêtu du commandement en chef des troupes Helvétiques d'élite, mises en activité. — 2. Le Ministre de la guerre est chargé de la notification du présent arrêté. Lucerne 28 Mars 1799.
Le Président du Directoire Exécutif, Bay.
Conforme H. Polier, Préfet National.

28 mars Pour chef d'état-major Octave-« Louis »-Samuel de la Harpe (1766-1829) de Rolle, Vaud, pour adjudants généraux Weber de Berne et François-« Pierre »-Felix Von der Weid de Fribourg (1766-1810) et Louis Clavel de Brenles (1762-1808) de Lausanne, pour commissaire des guerres Mehlem.

3 avril, Directoire Exécutif. „Le cit. Graf, commissaire du Directoire, transmet une lettre du général Massena, qui désire connaître les dispositions militaires du Gouvernement. Il désire qu’il soit formé une colonne mobile de 1000 hommes pour le maintien de la tranquillité dans l'intérieur; il fait dill‘erentes propositions relatives a la marche des troupes et à leur approvisionnement. Il demande que les commissaires qui restent auprès du général Massena reçoivent des fonds et désire qu’il leur soit donné un cachet. -- ll sera répondu au cit. Graf que des ordres sont donnés pour la marche des troupes disponibles; que le ministre de l'Intérieur est chargé de leur approvisionnement, que Celui des Finances a envoyé des sommes à Zurich pour le payement du prêt de sa troupe et qu’il recevra l’ordre de faire parvenir L. 4000 aux commissaires du Gouvernement près le général Massena; entin que le D. s’occupera de la proposition relative à la colonne mobile, lorsqu’une fois 10,000 hommes de troupes d’élite sont rassemblés sous les ordres de Keller.“

4 avril. Arrêté du Directoire. „Le D. E., considérant la nécessité de former promptement l'élité du canton de Schaffhouse et pour cet effet de choisir un inspecteur qui joigne aux talents et aux connaissances militaires l'activite et le feu de la jennesse, arrête: 1. Le cit. Salis-Sévis, inspecteur général des milices et corps d‘élite du canton de Zurich, joindra a cette inspection celle des milices du canton de Schaffouse, en remplacement du cit. Schwartz. 2. Il est enjoint au cit. Salis-Sévis de travailler de la maniére la plus active à la prompte organisation de l'élite de ce canton, qui sera sous les ordres du général Keller, pour garantir la frontiére des attaques de l’ennemi. 3. Le ministre de la Guerre est chargé de la notification et de l'éxécution du present arrêté.“

Grand Conseil. Samedi 6 Avril.
Quelques troubles s'étaient manifestés dans le canton de Senthis & avaient surtout agité les Districts de Masnang & Flawyl. Schlumpf qui y avait été député, vient aujourd'hui rendre compte de sa mission. Il dit qu'arrivé à Wyl, il y a trouvé un corps de mille Zurichois, & que, deja dans cec endroit, il a rencontré les députés des communes insurgées qui venaient faira protestation de fidélité & d'obéissance à là loi. Cependant les commissaires ont poursuivi leur route.
Ils sont allés fur les lieux mémes, & là, ils ont fait saisir les auteurs des troubles qui ont eû lieu, gens de la plus mauvaise conduité, & les ont livrés aux tribunaerx. Schlumpf se loue particulièrement de la bonne conduite da corps des Zurichois. Ce n'est pas seulement ce corps mais encore toute la troupe du canton qui a bien mérité de la patrie. L'élite & la réserve ont volé aux frontières pour les défendre & pour les préserver. Jeunes & vieux, tous sont animés du plus beau zèle & du meilleur esprit. Il demande qu'il soit décrété que le canton de Zurich, son Préfet A ses Autorités ont bien mérité de la Patrie. — Des applaudissemens réitérés accueillent ce rapport.
Kuhn fait remarquer dans la galerie le brave Landwing, Inspecteur général des Valdstetten. On lui accorde les honneurs de la séance, & le Président lui donne l'accolade fraternelle. II est vivement applaudi.
Bilìeter reprend la motion de Schlumpf. Tel est, ajoute-t-il, le zèle du canton de Zurich que les compagnies de la réserve se forment, se mobilisent, & demandent à voler au secours de la patrie. Aucun père, aucune mère ne regrette fes enfans. Un père avait huit fils & ses huit fils bivouaquent aux frontières. — L'assemblée décrète la mention honorable de la conduite des canton de Zurich.

DÉCRET.
Considérant l'activité & le zèle vraiment patriotique que les fonctionnaires de canton de Zurich ont montré à rapproche du danger, & le courage digne du nom de' Suisse avec lequel la milice de ce Canton est volée à la défense des frontières.
Considérant rattachement inviolable qu'a montré cette milice pour la cause sacrée de la liberté & l'obéissance aux loix dans chaque occasion, & particulièrement dans les derniers troubles qui ont eu lieu dans les districts de Mosnang & Flaweil;
Considérant que de telles preuves de patriotisme & d'obéissatnce aux loix méritent l'entière approbation de la Nation.
Le Grand Conseil après avoir déclaré l'urgence a résolu:
De déclarer que le Préfet National, l'Inspecteur général, les Autorités constituées & la milice du canton de Zurich, ont bien mérité de la Patrie.
Le présent décret sera imprimé, publié dans toute la République & affiché où besoin sera.
Résolu par le Grand Conseil le 6 Avril 1799, décrété pat le Sénat lé 10 du méme mois.
Conformes, H. Polier, Préfet National.

7 Avril, Lucerne. Nous venons d'apprendre que les français ont repris l'offensive, et repassé le Rhin fur tous les points. — Les Zurichois se sont distingués [4ème Bataillon d‘élite de Zurich Bodmer de Stäfa] dans une affaire qui a eu lieu à Stein [am Rhein], et ont montré la plus grande bravoure.

11 Avril, Lucerne. Le bruit se répandit ce matin que plusieurs rassemblemens se formaient dans les environs de Munster, Sursée &c. que le tocsin sonnait dans les communes, & que l'insurrection prenait un caractère allarmant. Ces bruits ne tardèrent pas à être confirmés par le Directoire lui-même, dans le message suivant qu'il adressa au Corps Législatif.
"Citoyens Représentans! - Une lettre au sous-Préfet de Munster nous annonce que le tocsin sonne dans les communes aux environs de Sursée, Munster &c que des coups de fusil (probablement des signes d'allarme) ont été; entendus dans,l'éloignement, & que des troupes de paysans se rassemblent de tous côtés fur Sursée. Dans cet état de choses, le Directoire a nommé commandant en chef de la troupe à Lucerne, le citoyen Dégiovanni, chef de bataillon, envoyé par le général Massena à Lucerne, & ne néglige aucun des moyens propres à assurer la ville & à prévenir le désordre ".

12 Avril à minuit, le premier bataillon des Zurichois [Müller de Elgg] composé d'une compagnie de chasseurs, de cent cavaliers & de mille hommes d'infanterie, est entre dans cette ville. On ne peut trop louer la bonne revue & la bonne disipline de ce troupes.

Du 13 Avril. Dans ce moment arrivent trois cents Zurichois, qui annoncent que la réserve de tout le Canton est en marche.
On a envoyé plusseurs couriers pour remercier ces braves patrioters. Cette belleconduite du Canton de Zurich, est d'auntant plus digne d'éloge, quel on fait que toute l'élite de ce Canton est sur la frontere, enforte que ce sont les bataillons de réserve qui se sont mis en mouvement.

11 avril avant huit heures, la compagnie Jaquerod [2e bataillon du Léman] est partie pour la frontière.
14 avril un détachement des quatre compagnies Monod, Michel, Molien et des grenadiers Testuz [2e bataillon du Léman], sous les ordres de ce dernier, dirigé sur Fribourg.

14 avril Cette expédition eut lieu le dimanche elle fut divisée en deux colonnes: celle de droite, composée d'environ 300 hommes des compagnies de la 57eme demi-brigade d'infanterie française et de l'élite des cantons de Fribourg et Vaud, partit de Fribourg et se dirigea sur Chevrilles, Dirlaret, Plasselb et Planfayon (Plaffeien). Celle de gauche, composée de 200 hommes de la 2ème demi-brigade auxiliaire, sous les ordres du chef de bataillon Felber, quitta Laupen et se dirigea sur Ueberstorf et Heitenried [Übersdorf, Canton de Fribourg]. Ils avaient l'ordre d'occuper la ligne de la Singine et de rejoindre la colonne de droite qui viendrait à leur rencontre dans la direction de Brunisried. Cette manœuvre avait pour but de couper les communications entre les cantons de Berne et Fribourg Après l'occupation d'Uberstorf, le commandant Felber eut le tort de séparer sa petite colonne en deux tronçons; il se dirigea sur Alblingen, Obermettlen et envoya le capitaine [Jules-Henri] Varnery [Warnéry de Morges], à Heitenried.

Le citoyen Nicolas Moosbrugger, dit la Moustache, de Fribourg (1770-1812), accompagnait la colonne de gauche avec quelques chasseurs à cheval. C'était un révolutionnaire acharné qui avait été nommé chef d'escadron par le général Brune; il était le bras droit de Gapany, qui l'employait volontiers dans les opérations exigeant plus de jactance que de véritable vertu militaire. Cette fois-ci, il était spécialement chargé d'arrêter les gens d'Ueberstorf qui avaient tiré sur l'agent national et abattu l'arbre de liberté. Les troupes devaient, en outre, désarmer les communes où elles passeraient et arrêter les chefs de la rébellion. Une compagnie sous les ordres du capitaine Bessiéres [2ème bataillon d'élite du Léman] occupait Guin, Bonn et le château de Vivy, afin d'intercepter les communications entre les deux rives de la Sarine. Arrivée à Ueberstorf, la colonne de gauche se livra aux plus grands excès, le village fut mis au pillage et le commandant des chasseurs à cheval [Moosbrugger de Fribourg] eut une conduite indigne, soit dans le village, soit surtout à l'église. Lettre du capitaine Testuz [de grenadiers du 2e bataillon du Léman], 20 avril 1799. Il ne précise pas la nature de ces désordres Irrités et effrayés de ces procédés, la population et surtout les hommes en état de porter les armes se retirèrent du côté d'Heitenried, où il y avait déjà un fort rassemblement d'environ 800 hommes bien armés. Le son du tocsin réunit encore d'autres bandes qui se portèrent à Obermonten et Brunisried Jean Gobet, ancien sergent aux gardes suisses, commandait cette petite armée. C'était un bel homme, à l'aspect martial et décidé. Sa popularité et ses connaissances acquises au service étranger le désignèrent naturellement au choix de ses concitoyens. Après l'occupation d'Uberstorf, le commandant Felber eut le tort de séparer sa petite colonne en deux tronçons; il se dirigea sur Alblingen, Obermettlen et envoya le capitaine Varnery à Heitenried. Le détachement entre dans ce village et s'y installe, les cavaliers qui étaient adjoints à cette colonne s'établissent à l'auberge; pendant ce temps un corps de paysans s'avance et les troupes helvétiques aussitôt alarmées marchent à leur rencontre; les insurgés font une décharge qui n'atteint personne. Saisi d'une frayeur panique, le citoyen Moosbrugger passe derrière le détachement en criant: « Sauve qui peut » et il rappelle ses cavaliers qui ne tardent pas à le suivre au grand galop. Abandonné par une partie des siens qui avaient suivi ce funeste exemple, le capitaine Varnery se réfugie au château avec un lieutenant et une trentaine d'hommes.

16 Avril, Lucerne. Nous avions supposé que les mutins rentreraient dans le dévoir, & ne s'exposeraient pas à la terrible leçon qui vient de leur être donnée; mait nous apprîmes que la commune de Ruswyl (à trois lieues d'ici ) était fous les armes depuis quelques jours, & que plusiéurs rebelles réunis à elle, poussaient l'audace jusqu'à menacer cette ville. Aussitôt le Gouvernement a pris les plus vigoureuses mesures. Une colonne de 1000 hommes, composée de 500 français, le reste Zurichois [réserve], carabiniers & autres, volontaires de Lucerne, Lemans, parsit dans la nuit du 14. Des renforts successifs, survenus de toutes parts, ont donné à notre troupe l'attitude la plus imposante. L'attaque a commencé le 15 au matin, sur le village de Ruswyl. Quelques volées de canon à mitraille ont suffi pour débusquer les rébelles de çe village, & les forcer de se retirer dans une forêt qui le couvre. Là, ils ont été poursuivis. Là, le combat a recommencé, & les rebelles se sont battus avec assez de courrge. Leur chef, un meunier allemand, a été tué, & son cheval pris. Plusieurs rebelles sont restés fur la place. De notre côté, nous avons eû un français, tué, & trois hommes blessés, donc un chasseur Zurichois. Leurs blessures ne sont point dangereuses. Les Rebelles étaient armés en partie de massues, garnies de pointes qu'ils appellent étoiles du matin.
Le Préfet national d'Arau a marché avec 3 ou 4 compagnies, dans la vallée de Kulm, on il a désarmé les habitans & pris les chefs de l'insurrection.
A midi. On amène en ce moment 14 à 15 prisonniers. Ce sont presque tous des jeunes gens remarquables par leur air d'effroi & de stupidité. Nous apprenons que les rehelles sont entièrement dissipés. lis se sont retirés sur Villisau. On les poursuit sans relâche. Bientôt, cette affaire sera finie, & les rebelles, seuls avec leurs crimes, y seront pour leur honte & pour leur désespoir.
On parle d'une affaire plus sérieuse dans les environs de Thoune, mais où la victoire n'a pas été longtemps indécise. 2 à 300 mutins doivent être restés sur le carreau. Nous avons à regretter, 2 hussards de la légion. On dit que les rebelles sont divisés, et que même ils se battent entr'eux. — Du reste, on apprend qu'encore sur ce point la tranquillité reparait, et que les insurgés, instruits par cette, terrible leçon, sont rentrés dans le devoir.

16 avril, Zurich. Les autrichiens ont voulu tenter le passage du Rhin à Eglisaw pour se jetter en Suisse; mais ils ont été vivement repoussés. Les troupes helvétiques se font distinguées dans cette affaire.
Le général Français [Nicolas-Joseph] Desenfants (1765-1808), est arrivé avec des troupes & du canon à Seglinguen ( vis-à-vis d'Eglisaw) & a imposé silence à l'artillerie impériale. Le passage de ce côté n'est plus à craindre pour le moment. Quelques lâches du bataillon Schultheis [Schulthess] ont un instant reculé; mais les bataillons Hauserh [Hausheer] & Burkard [Burkhard de Horgen] ont marché en avant avec courage, tandis que quelques compagnies de volontaires gardaient le passage de Lucken. Une compagnie qui s'était livrée à quelques murmures a été remise sur le champ à l'ordre par le citoyen Ruppert, qui, l'épée à la main, a parcouru les rangs. Le Préfet Pfenninguer de Zurich, & les hussards français ont rallié quelques soldats effrayés.

Sénat. Mardi 23 Avril.
(Présidence de Luti de Soleure.) Usteri demande la parole. Ce n'est pas en vain, dit - il, que les sous secrétaires du Sénat se sont déroués à la défense de la patrie. Déja le Cit. Heiddeguer [Heinrich Heidegger de Zurich (1778-)] a fait voir qu'il ctait digne de porter les armes pour la liberté. Dans l'affaire d'Eglisaw [Eglisau], où quelques-unes de nos milices ont montré quelque inexpérience, Heiddeguer a affronté le feu avec le plus grand courage & n'a point été déconcerté par la mitraillé que lançait l'ennemi. Placé dans un château avec des troupes françaíses, une grenade enflammée, lancée par un obus, tomba au milieu d'eux. Son explosion va les couvrir de feu, mais Heidegguer s'élance, la saisit, la jette dans le Rhin, & fauve ainsi ses frères d'armes. Les officiers français lui ont fur le champ témoigné toute leur reconnaissance. — Le président déclare que le Sénat a entefidu ce trait de courage avec satisfaction.

17 avril une sortie générale des troupes helvétiques fut décidée. Montenach demandait encore 24 heures de répit, promettant que pendant ce temps, il arriverait au but de ses efforls. On refusa ce délai, lui accordant une heure seulement.

19 avril. Le Directoire Exécutif au le ministre de la Guerre. „Le D. E. vous charge de temoigner au chef d’escadron Dolder [la Légion] toute sa satisfaction pour la conduite brave, forme et prudente dont il vient de donner des preuves dans le canton d’Oberland.“

20 avril, Fribourg. C. Gapany au Directoire Exécutif. La troupe, sous les ordres du commandant Henry [chef de bataillon de la 57me demi-brigade française], était composée de 2 compagnies françaises, 2 compagnies de la troupe soldée du Léman, 2 compagnies du 2° bataillon d'élite du Léman, de l'élite des districts d'Avenches, Gruyères, Romont et Rue [canton de Fribourg], 1 compagnie de carabiniers d’Aigle (Léman) et canonniers de Bulle [Canton de Fribourg], soit environ 1,100 hommes en tout, avec 9 pièces de canon. La troupe fui rassemblée à Fribourg, elle forma le carré et le commissaire du gouvernement lui adressa une proclamation et des exhortations sur la conduite à tenir. A l'aspect d'un attroupement de révoltés, la troupe devait s'arrêter et les sommer de mettre bas les armes, promettant le pardon à ceux qui se soumettraient, à l'exception des chefs seuls. Le feu ne devait commencer que sur une provocation de la part des insurgés.
Le sous-préfet Montenach avait pris les devants afin de dissiper les rassemblements; ses négociations furent en partie couronnées de succès et c'est à lui que l'on doit la pacification de plusieurs communes, entre autres de Tavel et Heitenried.
L'expédition fut divisée en trois colonnes: celle de droite, sous les ordres du chef de bataillon [Jacques] Dupasquier, de Bulle (1762-)[2e Bataillon d‘élite de Fribourg], avait Plansayon pour objectif; celle du centre était sous le commandement direct d'Henry qui avait, en outre, la direction générale du mouvement, il devait occuper Tavel, Alterswyl, St-Antoine et Heitenried [Übersdorf, Canton de Fribourg]. La colonne de gauche avait à sa tète le capitaine Testuz [de grenadiers du 2e bataillon du Léman], qui marchait sur Ueberstorf [Übersdorf, Canton de Fribourg] et les communes bernoises du voisinage.
La colonne du centre trouva le village de Tavel dans la plus grande tranquillité; le poste de St-Antoine, fort de 50 hommes, envoya des parlementaires et mit bas les armes. A l'entrée du village d'Heitenried, un groupe d'environ cent hommes se retira en faisant feu; la troupe riposta et tua deux de ses adversaires, ce qui occasionna la dispersion complète de ce rassemblement. De là Henry se dirigea sur Dirlaret où il établit son quartier général et lança deux proclamations: l'une aux populations, l'autre à ses soldats. Bien que rédigées dans le style ampoulé du temps, elles sont très modérées et contribuèrent beaucoup à ramener la paix et la tranquillité.
La colonne de gauche ne rencontra aucun obstacle dans sa marche. A son arrivée à Ueberstorf, beaucoup d'habitants avaient fui, craignant de voir la répétition des horreurs et du pillage commis par les troupes précédentes; mais la bonne discipline des soldats et la conduite conciliante du capitaine Testuz [de grenadiers du 2e bataillondu Léman] les rassurèrent: " fit assembler tous les communiers dans la grande salle du château et leur adressa de pressantes exhortations pour les maintenir dans ces sentiments de soumission au gouvernement. Le doyen Soller, curé d'Uberstorf, traduisit les paroles du capitaine, qui finit par remercier ce prêtre âgé et vénérable de toutes les peines qu'il avait prises pour la pacification de ses paroissiens.

M'étant revenu que l'on répand dans le Public des bruits alarmans sur les affaires de l'Oberland, je crois devoir faire connaitre qu'ils sont sans fondement, & qu'au contraire les rebelles qui au nombre de 150, étaient entrés le 23 à St. Stephan, y axaient pris treis étages, & de là s'étaient rennus à Zweisimmen, où ils avaient imposé une contribution fùï les bons citoyens, sont dans' ce moment pour la majeure partie arrêtés^ Voici ce que nie mande le Capitaine Antoine Blanchenay, dit de Trieste, que j'ai envoyé commander provisoirement dans le pays d'en haut Roman, l'élite du District & les trois compagnies du Bataillon, N°. 4.

21 Avril 1799 Lucerne, Le Ministre de la guerre au Citoyen Bergier Inspecteur-général. J'ai reçu votre rapport du 19 courant, & j'éprouve une vraie satisfaction de rendre justice à la sagesse des mesures que vous avez prises rant pour la défense de vos frontières contre les rebelles des cantons voi sins, que pour completter les trois bataillons d'élite qui doivent marcher sur Zurich, en comprenant les carabiniers en dehors des 300 hommes demandés. Salut Républicain,
Le chargé ad intérim du porte-feuille de la guerre. (Signé) Lanther

Zweisimmen, le 25 Avril 1799, à 11 heures du foir.
Citoyen Préfet,
Je m'empresse de vous annoncer mon heureuse arrivée ici avec les troupes de Gessenay, & pays d'en haut Roman, au nombre de 200. J'ai effectué par-là ma jonction avec leá troupes françaises & helvétiques, qui ont pendant la journée battu les rebelles fur tous les points; on a réussí à en prendre 70 qui sont renfermes à Blankenbourg; les restes des rebelles se sont jettes du côté de John, mais d'près mes avis de hier on y' avait fait passer du monde depuis Fribourg. Les trois compagnies du Léman seront demain à Gessenay, mais elles y resteront. J'oubliais de vous dire que j'ai fait passer depuis Gessenay 160 hommes à St. Stephan où on reclamait notre secours; ils occupent l'entrée de la vallée après avoir passé une montagne affreuse sur-tout aveq un t'ems qui en rendait l'accès difficile. Je dois des louanges à nos gens du pays d'en-haut Romand, qui ont montre, ainsi que ceux du Gessenay, beaucoup de zèle pour le service militaire; ma première vous donnera des détails que le tems rie me permet pas de vous donner çe soir. Salut & respect,
Signé, Blanchenay, Commandant au pays d'en haut. Je dois ajouter à ces nouvelles, que par les lettres que, j'ai reçu du Commissaire du Gouvernement Gapani, to-us les mouveniens d'insurretion qui avaient eu lieu dans la partie Allemande du Canton de Fribourg, sont heureusement terminés; le tirage de l'élite s'y faic actuellement sans obstacles, & les chefs des coupables sont mis en jugement.
A Lausanne, le 27 Avril 1799 Henri Polier, Préfet National.

2 mai. Lettre du chef de division Lorge, au chef de bataillon Messmer [2ème Bataillon d‘élite de Säntis] d'Aldstetten.
L'ennemì, citoyen Commandant, ayant hier attaqué tel Grisons avec des forces supérieures a été complettement battu. Le brave général Chabran leur a fait 1500 prisonniers.
Je dois vous dire que les compagnies Helvétiques stationées à la hauteur de Werdenberg, ont montré le plus grand zèle dans les diversions savantes qu'a faites le général Sachet, commandant ma brigade de droite & qu'ils ont tenus en éches & maltraité un corps nombreux d'infanterie & de cavalerie autrichienne. Vos braves Suisses l'ont disputé de courage aux grenadiers de la 37e. demi brigade & ont voulu passer le Rhin avec eux. Je vous prie de leur en témoigner toute ma satisfaction. LORGE.

2 May Lucerne. Le Directoire prend les mesures les plua sérieuses pour cerner les rebelles des Waldstetten, & pour leur couper toute espèce de communication avec les insurgés du haut-Vallais & les mécontens du Canton de la Linth. Des troupes Françaises & Zurichoises (réserve!) arrivent, de toutes parts. Les rebelles sont isolés, & les rives du Rhin sent tellement garnies de troupes, qu'ils attendent inutilement les secourt autrichiens sur lesquels ils comptaient.

Un des premiers martyrs de la liberté helvétique, est Henri Frick de Knonau [Compagnie de chasseurs d‘élite de Zurich du capitaine Gugolz]. Ce brave homme s'est distingué le 3 May 1799 (12 avril?) dans les combats qui ont eu lieu près de Schaffhousen et de Feurthalen, par le plus sublime courage. Couvert de blessures, il continuait son feu sans songer à se faire panser.

3 mai, près d'Atzmoos; la première compagnie du Toggenbourg, la seconde du district de Schwanden, et la sixième du district de Melz (canton de Säntis); se sont couvertes de gloire. Ces braves Suisses, tenant le fusil élevé, se jettèrent jusqu'à la ceinture dans le Rhin ; et par un feu terrible obligèrent la cavalerie autrichienne à se retirer.

4 mai Lucerne. Le troisième bataillon d'élite du canton du Léman est arrivé ici ce matin: il va se readre sur la frontière, pour en défendre l'entrée aux autrichiens. — La légion helvétique qui avoit marché contre les insurgés de Schwitz, va retourner à son poste sur le Rhin.

8 mai 1799. Déclaration, que les troupes Helvétiques ont bien mérité de la Patrie y a la hauteur de Werdenberg.
message du
Directoire Exécutif du 5 de ce mois, accompagnant la copie d'une lettre adressée par le général Lorge, au chef de bataillon Mesmer [Säntis] y dans laquelle il dit que les compagnies Helvétiques, stationnées a la hauteur de Werdenberg, ont disputé de valeur avec les, troupes Françaises,
Après avoir déclaré l'urgence Ont Résolu:
1. De déclarer, que les troupes Helvétiques, qui le 12 Floréal (1 Mai 1799) ont combattu les Autrichiens à la hauteur de Werdenberg, ont bien mérité de la Patrie.
2. Le présent Décret sera imprimé, publié dans toute la République, et mis à l'ordre du jour de l'armée.
Résolu par le G. C. le 7 Mai 1799. Accepté par le Sénat le 8 du même mois. Le Directoire Exécutif arrête, ect.
Lucerne le 9 Mai 1799.
Le Président, Pierre Ochs, Le Secrétaire général, Moussox.

La (1er) bataille du Bois de Finges (Pfyn) le 16 mai 1799.
16 mai, 71/2 heur au soir, Siders. C. Buxtorf au Directoire Exécutif. ... Le cit. Guibert, commandant l'artillerie du Léman, s’est particulièrement distingué; le cit. Blanchenay, commandant l'infanterie du Léman [4e Bataillon], a été blessé, mais sans quitter sa troupe un instant; l'adjudant major du bas Valais [capitaine Pierre-Joseph Blanc de Saxonne-Ayent (1769-1850)] a eu un coup de feu à la tête qui m’a paru dangereux.

Nous nous empressons d'offrir à l'admiration de nos concitoyens le trait suivant, que nous communique le cit. Morier, commandant la 5me. compagnie d'élite de la section d'Aigle. [1er ou 5me Bataillon du Léman?]
Entre les braves Lémans de la compagnie à mes ordres qui ont scellé de leur sang le triomphe des républicains dans le Vallais, se trouve le cit. Jean, fils d'Emanuel Jourdan d'Ormont-dessus, sergent. Cet intrépide guerrier que des blessures Honorables reçues dans les dernières guerres d'Hollande rendaient déja recommandable, pénétra le premier à l'attaque du 16 Mai, dans les retranehemens ennemis. Il y est fait prisonnier, mais gardé seulement par quatre hommes, il s'est débarrassé à coups de poings, &, s'emparant même de la carabine de l'un d'eux, il vient rejoindre son corps aux avantpostes des Echelles. Là, posté près des brigands, le bravo Jourdan est enfin grièvement blessé dans l'escarmourche du 24 Mai. D'abord conduit à Bex, & ensuite à Vevey, tous les secours de l'art lui sont prodigués; mais ils ne peuvent rendre à la patrie l'un de (es plus intrépides défenseurs, & il vient d'expirer le 7 Juin.
Revenant de rendre les derniers devoir à son fils aîné, continue le cit. Morier, le pere Jourdan passe chez moi & me tient ee discours digne des anciens, Suisses:
«Mon fils aîné est mort de ses blessures, j'en suis bien affligé sans doute, puisque, je ne pourrais plus l'offrir à la République, mais il est mort au lit de l'honneur & j'en suis satisfait. Il me reste encore un fils, qui j'espère, marchera sur les traces de son frère, & que je vous prie d'accepter à sa place, & si par hazard celui-ci tombait encore, malgré mon âge ce sera alors man tour, & vous voudrez bien me recevoir auflì.»
Que tous les pères de famille imitent ce vertueux vieillard, & la Patrie survivra aux dangers qui l'entourent.
Signé Morier

19 mai à Lucerne, et conseilla au Directoire helvétique de mettre en activité l'élite des milices de la Linth, de Thurgovie, Zurich, Baden, Argovie et Bàle, où la révolution comptaitses partisans les plus dévoués, et de leur confier la garde du Rhin.

Le Directoire Exécutif..., informé que le 23 Mai le citoyen Keller, alors commandant en chef des troupes helvétiques, a été en partie absent pour affaires particulieres et en partie à Zurich, éloigné du lieu ou le combat pour la liberté se donnait, arrete:
1. Le commandement en chef des troupes helvétiques est ôté au cit. Keller et sera remis an cit. Weber, adjudant général.
2. Le commandement de la première légion est pareillement ôté provisoirement au général Keller et sera provisoirement remis au cit. Debons.
3. Le cit. Keller sera tenu de se rendre auprés du D. E. et (lui) devra rendre compte de sa conduite.

Combat de Frauenfeld le 25 Mai 1799.
Alors le général Hotze, pour opérer en Suisse sa jonction avec les troupes de l'Archiduc Charles qui campaient depuis le 7 mai à Wahlwied, Singen et Neukirch, passa le Rhin le 22 et arriva le 23 avec 20 bataillons et 13 escadrons à Saint-Gall; son avant- garde entra à Wyl, le 25. Le Lieutenant-feld-maréchal Nauendorf passa le Rhin à Stein le 20 mai avec l'avant-garde de l'armée principale; l'Archiduc traversa le fleuve le 23, au couvent de Paradies, suivi de la masse. Il adressa de là un nouvel appel aux Suisses où il se taisait, comme dans le premier, sur les rapports politiques intérieurs et promettait une bonne discipline, avec menace de traiter en ennemis les communes, les villes et les individus qui donneraient appui aux Français et qui prendraient les armes contre les impériaux. Dans la nuit du 20 au 21, les troupes françaises et helvétiques qui garnissaient Constance et le lac ainsi que la frontière du Rheinthal et du pays de Werdenberg et de Sargans, se replièrent sur Zurich. Lorsque Masséna apprit le projet des Autrichiens de faire leur jonction à Tœss et de l'attaquer, il résolut de les prévenir, et, le 25, il attaqua sur tous les points. Le général Paillard passa la Tœss à Rorbas, et Ney la Thur à Usslingen pour occuper les ennemis autour d'Andelfingen, Diessenhofen et Stein. Oudinot s'avança avec la division Tharreau et les auxiliaires helvétiques à Frauenfeld pour forcer le général Pedratsch. Celui-ci avait garni de troupes les jardins et les coteaux autour de la ville, il tenait la route de Wyl, et une forte artillerie commandait tous les abords. Malgré la force de cette position, l'attaque eut lieu. Deux fois les Français et les Helvétiens firent plier à la baïonnette les Autrichiens dans les rues de cette petite ville; deux fois ils durent en ressortir. La cavalerie descendit des hauteurs de Huben pour soutenir l'infanteiie. Mais Soult arriva de Winterthur dans la soirée avec trois bataillons de renfort, et les Autrichiens furent alors chassés jusqu'à Matzingen avec une forte perte. Les troupes helvétiques, et principalement la légion, s'étaient distinguées dans ce combat, à l'exception de leur chef, le général Kelier, qui se mit, par un excès de boisson, hors d'état d'y prendre part; il fut bien remplacé par son adjudant général Weber de Brüttelen, qui se fit tuer.

Extrait d'un rapport du Général Keller au champ de bataille près de Frauenfeld, le 25 Mai 1799. (6 prairial an VII)
L'ennemi défend le terrein pied à pied; les Français ont passé Frauenfeld & sont comme à leur ordinaire des héròs. Les Suisses- se sont bien conduits aujourd'hui sur-tout, la Légion, les chasseurs de Zurich, & les bataillons d'élite des cantons du Léman, de Zurich & de Sentis. Nous avons perdu l'adjudant-général Veber, un capitaine de chasseurs, & un lieutenant de grenadiers du canton de Zurich: ce premier a été tué de deux coups de fusil; nous avons beaucoup de blessés sur-tout de la Légion.

Rapport du citoyen Egg, Commissaire du Gouvernement.
Andelfinguen 25 Mai, 6 heurei du soir; Les Français ont avancé par-tout jusqu'à la Thur. A Andelfinguen, les impériaux dans leur retraite ont incendié le pont & mêríie quelques maisons voisines. Près de Frauenfeld, il y a eu un combat très opiniâtre, dans lequel le général Weber de Berne a perdu la vie. Les troupes Suisses se sonc bien conduites. Environ 2 mille autrichiens ont été faits prisonniers. Demain, les François passeront vraisemblablement la Thur, & bientôt le Rhin, Dieu le veuille.

25 mai, au soir 9 heur, „sur le champ de bataille a Frauenfeld“. G. Keller au Directoire Exécutif. „Je m'empresse à Vissue de cette journée de vous donner quelques détails sur l'attaque générale qui s’est faite par les troupes françaises de concert avec les Suisses. L'ennemi a été attaqué sur tous les points le 25 Mai, à als heures du matin. Les Français, de concert avec les Suisses, ont forcé le centre de l'ennemi et ont remporté de vive force la place de Frauenfeld, après avoir essuyé beaucoup de perte. L’ennemi est revenu à la charge avec des troupes fraîches, (qui) ont repris le poste de Fr.; mais cela n’a pas été pour longtemps; la seconde ligne est arrivée et a forcé l'ennemi a se replier sur les derrières de Fr. a une lieue de cette place, où le combat a duré toute la journée avec la plus grande opiniâtreté; heureusement que les troupes françaises et suisses, qui s’étaient battues toute la journée, ont tenu ferme et ont été enfin secondécs par la 50° demi-brigade, qui est arrivée près des 6 heures du soir, ce qui a fait le plus grand effet. Aussitôt le feu de l'ennemi cesse; dans ce moment nos amis les Français et (les) Suisses se portent sur la Thour, pour prendre leur(s) dispositions (?). — Les généraux et officiers français l’ont fait de très beaux compliments sur la bonne tenue de partie (?) des élites. Ils ne peuvent assez se louer de la conduite et de la bravoure de la légion helvétique; mais aussi c’est avec le plus vif regret que je me vois privé dans ce moment des deux tiers de ces braves tant tués que blessés et égarés. Nous avons eu aussi le malheur de perdre un de nos adjutants généraux; c'est le brave Weber, qui a eu une balle près de la tempe et une dans le dos au moment qu’on le transportait sur les derrières. —— Voici le(s) nom(e) des braves ofliciers de la Légion qui ont été tués et blessés... Voila jusqu’a présent tous les détails que je puis vous donner de cette journée. Je crains par les rapports que la 3° compagnie de la légion helvétique ne soit prisonnière avec les drapeaux.“

26 mai Zurich Extrait d'un rapport du C. Kuhn, commissaire du Gouvernement pres l'armée, au Directoire Exécutif.
Aussitôt que le C. Deslue & moi, entendimes hier qu'il se passait sur la ligne quelque chose de plus qu'un combat d'avant-postes, nous partimes dans le but de nous rendre sur le champ de bataille, & d'animer le courage à nos bataillons. Mais, avant même que nous fussions à Vinterthour, la canonade avait cesse. Nous rencontrâmes dans cette ville le général Massena qui fixa à aujourd'hui notre conférence. Vous aurez reçu, Citoyens Directeurs, le rapport abrégé que je vous fis parvenir. Je ne suis pas encore bien instruit fur les véritables détails de cette journée, Je sais qu'on s'est battu dans tout l'espace qui est entre la Thur & la Töss, & que l'armée Française, passant cette première rivière, a poussé jusqu'au-delà de Frauenfeld. Il est donc certain que les avantages du terrein ont été pour nous. Nous avons eù des hommes tués & beaucoup de blessés. J'ordonnerai aujourd'hui une revue générale.
La perte de Weber est irréparable pour l'armée. Il a fini avec gloire son honorable carrière. (Suivent quelques détails sur la mort de ce général. Voyez plus bas.) Au nom de la patrie & de l'amitié, je lui ferai rendre les derniers honneurs militaires.
Le capitaine Bleuler de Kusnacht a été mortellement blessé. Le capitaine Dänzler a été tué. Un chasseur autrichien fait prisonnier un jeune chasseur de la légion Helvétique, du canton de Berne, âgé de 17 ans, & lui donne quartier. Le Suisse s'évade, & contribue bientôt à faire à l'ennemi nombre de prisonniers. Parmi ceux-ci, il reconnaît le chasseur autrichien.

26 mai (7 Prair. VII), Zürich. G. Massena au Directoire Exécutif. „1. Je m’empresse de rendre hommage à la bravoure avec laquelle les troupes helvétiques se sont battues dans la journée d'hier; a leur nndace, a leur intrepidite, a leur devouement l’on a reconnu les dignes enfants de Guillaume Tell, combattant pour la liberte et independance de leur patrie. 2. Nous avons perdu le brave Weber, auquel vous veniez de donner le commandement des troupes helvétiques; il est mort au champ de honnenr, emportant les regrets et admiration de armee 3. Officiers et soldats helvétiques, tous ont fait leur devoir; mais je dois particulierement vous parler de la conduite du chef de bataillon Laharpe (du Léman), qui m'a suivi dans toutes mes operations. ll s’est multiplie dans cette journee, et partout il a donne exemple du sang-froid et du courage reunis. Il meritait de avancement sur le champ de bataille C'est a vous .. a acquitter cette dette.“

Arrêté du Directoire. (27 Mai) Le Directoire Exécutif, ensuite des tenseignemens parvenus sur la bravoure & la prudence dont le citoyen Laharpe chef de bataillon a fait preuve dans la journée du 25 Mai 1799. Arrête:
1. Le citoyen [Louis] Laharpe chef de bataillon, est nommé Adjudant-genéral dans l'armée Helvétique.
2. Le Ministre de la guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté.

La bataille de Winterthour le 27 mai 1799
Après une vive résistance à Winterthour, où se distinguèrent la légion helvétique, les grenadiers du Léman et les Lucernois. Tandis que le centre de l'armée d'Helvétiese repliait ainsi devant les forces réunies de l'archiduc.

28 mai. Arrêté du Directoire. „1. Il n’y aura plus de commandant en chef des troupes helvétiques, mais quatre adjudants généraux commandant les divisions et subordonnés à un adjudant général chef de l'état major général. 2. Le cit. Burckhardt de Bâle, adjudant général, est nommé chef de l’état major général des troupes helvétiques; il recevra du général en chef de l’armée française et sera parvenir aux commandants helvétiques les ordres pour le mouvement des troupes. 3. Le cit. Salis-Séwis, adjudant général, prendra le commandement du corps commandé précédemment par le cit. Weber. 4. Le commissaire civil du Gouvernement près l’armée est chargé de l’exécution du présent arrêté.“

28 mai, 3 heur au matin, (Zürich). adjudant-général Salis-Seewis au Directoire Exécutif. „N’étant de retour que dans ce moment du champ de bataille, où nous avons été aux prises avec l'ennemi pendant toute la journée, je ne saurais .. vous donner qu’une relation tres succincte sur les évenements de cette journée. l'ennemi avait attaqué notre avantgarde avec des forecs supérieures; elle avait été obligée de se retirer derrière la Toess, après une dèfense très opiniâtre, où les restes de notre brave légion ont fait à merveille mais où elle a encore fait des pertes considérables. Les postes au-dessus de la Toess, ont été défendus pendant toute la journée, et les Autrichiens doivent y avoir beaugoup soutfert. De nos élites, le bataillon du Léman et celui de Lucerne ont chargé l'ennemi à la bayonnette; le premier a fait plusieurs prisonniers; le second s’aventura un peu trop dans la plaine et eut à essuyer une charge d’un détachement d’hussards, où il y eut une vingtaine d’hommes de blessés ou de tués . .. PS. Dans ce moment on m'apprend la suspension du général Keller, et l'on m‘assure que je dois prendre le commandement, en attendant sa justification; je vous prie avec instance, de ne pas me charger d’une commission qui est au-dessus de mes forces, et cela dans un moment aussi critique et aussi décisif pour la patrie.“

La (2e) bataille du Bois de Finges (Pfyn) le 27 mai 1799.

Aux Echelles, 31 Mai 1799.
Citoyen Préfet!
Vous aurez fans doute appris la triste fin du chef de bataillon Roguin. Il tenait beaucoup à un projet de tourner l'ennemi par les montagnes; & il demanda au général Schinner 12 carabiniers pour l'escorter dans sa reconnaissance. Il part le 26 courant dans la matinée, passe par les montagnes de la vallée d'Acciviers, & reconnait l'ennemi depuis le haut des montagnes; il revient le lendemain & arrive près de Chipis où il trouve l'ennemi qui avait forcé les Vallaisans d'évacuer ce poste; il se porte avec un seul chasseur sur la hauteur pour le reconnaître; ils sont surpris par 15 hommes avec lesquels ils se sont battus corps à corps, mais malgré toute sa valeur, il a succombé après avoir requ un coup de bille dans la poitrine; le chadeur blessé de trois coups à la tête, parvint, à se rouler avec un allemand qui l'avait saisi dans la rivière & à le tuer; les 10 carabiniers ayant voulu monter pour chercher à suivre leur commandant, furent assaillis pat des pierres & des coups de fusils qui les oblitèrent g se replier, ils eurent le bonheur de regagner le camp. Voilà, Citoyen Préfet, tous les détails que j'ai pu recueillir des chasseurs [d'Aigle] de l'escorte du valeureux Roguin, qui par ses talens militaires & ses qualités personnelles, s'était acquis J'estime & l'amitié de tous nos Lémans & chefs Français; en mon particulier, je regrette du fond du cœur un brave & digne ami, & la Patrie perd en lui un bon militaire qui savait se faire aimer & respecter du soldat. Salut & respect,
Signé Blanchenay, Commandant les troupes du Léman en Vallais.
Le Directoire Exécutif vient de remplacer comme chef du quatrième bataillon d'élite du Léman, le défunt citoyen Louis Roguin [d'Yverdon (1769-1799)], par le citoyen [Jean-François-] Antoine Blanchenay, [de Vevey (1766-1841)], qui déja dans l'Oberland & dans cette méme expédition, s'est acquis de justes droits à l'estime & à la reconnaissance de ses concitoyens, Le Préfet National Henri Polier.

3 Juin. „Copie d’une lettre du général Xaintrailles, du quartier général à Brigue, le 15 Prairial, au président du Directoire exécutif. —— Citoyen Président! Un excès de zèle ayant enlevé à la République helvétique un de ses plus fermes appuis dans la personne du citoyen Roguin, chef du bataillon du Léman, qui fait partie des troupes sous mes ordres, je me fais un devoir de me joindre aux citoyens Deloës et Buxtorf, vos commissaires dans le Valais, pour prier le Directoire exécutif de faire remplacer ce brave militaire par le citoyen Blanchenay, capitaine commandant des mêmes troupes du canton du Léman, dont j’ai déjà mis avec succès le zèle et l’intelligence à l’épreuve dans plusieurs occasions depuis mon arrivée dans le Valais; cet avancement sera d’ailleurs un excellent véhicule pour les militaires helvétiques. —— Le Directoire exécutif apprendra avec plaisir qu’aux succès dont j’ai déja eu l’honneur de lui faire part, j’ai joint avant-hier celui de mettre une troisième fois les brigands en pleine déroute jusqu’au-delà de Lax, où hier les Autrichiens sont aussi venus laisser quelques cents des leurs, dont deux-oent-vingt-six prisonniers, parmi lesquels un capitaine et un lieutenant. J’évalue jusqu’à ce jour la perte des rebelles à plus de douze cents; plusieurs vallées commencent a se rendre à mes proclamations; je reçois leurs otages après leur avoir‘fait rendre les armes. J’espère dans peu de jours pouvoir annoncer au général Massena que ce premier but de ma mission est rempli. — Salut et fraternité. Sig. L. Xantrailles.“

4 Juin, Brieg. commissaire Buxtorf au Directoire exécutif. ... 2. Il suffit de mentionner les commentaires reçus des ordres de la première du même mois sur les officiers Blanchenay, Guibert und Blanc... [général Xaintrailles a employé les troupes du Lémau et du Valais a la garde du grand St. Bernard et autres passages sur les derrières ...de leur témoigner ainsi qu’aux troupes lémanes et valaisanes la satisfaction que vous ressentez de leurs services et de celui des braves commandants qu’ils ont à leur tête.]

1 juin, un bataillon zurichois, de la division Chabran, déserta en entier.
Dans la division Soult, un bataillon de Lucerne abandonna son poste et se débanda

2. Juni. Directoire Exécutif au commissaire Kuhn. Antwort auf dessen Schreiben v. 31. Mai und den Vorschlag, den Ueberrest der helvetischen Truppen an der Reuß aufzustellen. „Le D. E. vous fait connaitre qu’il approuve cette idée d'autant plus que les moyens du Gouvernement diminuent a mesure que la République est envahie‚ et que meme ce ne sera qu'avec beaucoup de peine que ces moyens pourront suffire a l'entretien des 4000 hommes en question. Le D. E. voit avec la plus grande satisfaction le zèle que vous manifestez et l'activité que vous déployez pour sauver la cause des hommes libres; ce zèle, cette activité si précieux pour la Republique, si nécessaires pour la conserver, il vous invite à ne pas permettre qu’ils se ralentissent.“

3 juin. Directoire Exécutif. „Le ministre de la Guerre fait au Directoire le rapport demande sur les mesures militaires à prendre dans le canton d'Oberland. Sur ce rapport le D. arrete: A. 1. Le ministre de la Guerre est Charge de faire marcher dans le canton d'Oberland le bataillon d'elite fribourgeois qui se trouve en activite depuis Berne à Rodriche (Rothrist!); il pourvoira à ce qu'il soit successivement pourvu des subsistances necessaires et recoive sa solde. 2. Il ordonne qu'un second bataillon fribourgeois soit pret au premier appel ä faire la raeme marche. B. 1. Le cit. Dolder, chef d'escadron de la Legion, est investi du commandement temporaire du canton d'Oberland, avec pouvoir de requerir le second bataillon de Fribourg et les carabiniers d'Oberland. 2. Il prendra toutes les mesures militaires qu'il croira necessaires pour garantir d'une invasion et de mouvements interieurs le canton confie à sa surveillance. 3. Il entreia en correspondance ä cet effet avec le commissaire Zschokke dans le district de Stantz.“

Combat de Wittikon le 3 Juin 1799
5 juin Zurich L'Adjudant-général Salis Sévis, au Ministre de la guerre.
L'ennemi s'étant emparé inopinément de la redoute sur la gauche du camp retranché, gardée par un bataillon de la 23e demi brigade, quelques-unes de ses troupes prirent poste le 2 Juin, vers les 8 heures du soir, sur les hauteurs de Wyttikon, qui dominent Zurich, & la gauche da camp retranché.
Le lendemain 3 Juin, quelques bataillons autrichiens descendus des hauteurs, attaquèrent les villages de Hirslanden & de Riesbach, en évitant & tournant nos redoutes.
L'ennemi s'avanqa jusques sous les canons de Zurich, mais bientôt la scène changea, & il paya cher sa témérité; vers midi l'ennemi en déroute fut poursuivi & repoussé de position en position, jusqu'aux hauteurs de Wittikon , qu'il avait occupé la veille.
On fit au moins 400 prisonniers, & la perte de l'ennemi a été évaluée environ 1500 hommes.
Le généjal Cherin fut blessé d'un coup de feu. Un boulet de canon donna dans un arbre à deux pas du Général en chef.
Le combat ne finit qu'à la nuit tombante. Une pluye continuelle avait duré pendant toyte la journée.
Le 4 Juin, après un court intervalle, le feu des batteries que l'ennemi avait élevées à Wittickon, recommencé le matin; les autrichiens ayant rassemblé des nouvelles forces pendant la nuit on les vit bientôt descendre des hauteurs, & se répandre dans les villages de Hollingen [Hottingen?] & Riespach. Le-dernier viilage fut inoendié pat leurs obus. On battit l'alarme dans Zurich, & la garnison eut ardre de border les remparts.
Les canons des ouvrages du côté de Stadelhaffen donnaient, tandis que l'artillerie des ennemis s'avanqait vers les portes. Par la supériorité de notre artillerie & la bravoure de nos troupes, l'ennemi fut encore forcé à se replier; on fit beaucoup de prisonniers pendant sa retraite.
Dans l'après midi, l'ennemi cherchant à pénétrer fur difféTens autres points du camp retranché, fut par-tout repoussé avec perte.
Encore de nuit, une colonne se porta en maíse sur une redoute de sa gauche, & l'approcha jusques sous le canon; le général Soult qui s'y trouva la fit charger & poursuivre la bayonnette dans le reins; elle ne s'échappa qu'à la faveur des ténèbres.
La perte des autrichiens dans cette journée, se monte à plus de 900 prisonniers, ils ont eu au moins 3000 tués ou blessés. La moitié du premier bataillon d'élite du Léman s'est fort distinguée; son chef le citoyen Favre a été blessé d'un coup de feu à la tête. Le capitaine Alric, & lieutenant Bessière, se sont particulièrement distingues.
Certifié conforme, le chef du Secrétariat de la guerre.
Jomini

4-7 juin 1799 La Première bataille de Zurich

Lassitude du peuple. L'armée helvétique n'avait pas rempli sa mission. Elle était mal commandée, mal armée, mal entraînée, et les subsistances et la solde étaient insuffisantes. Mais elle manquait avant tout de cohésion, de courage et d'endurance. Cependant quelques unités s'étaient vaillamment comportées, mais lors de la retraite sur Zurich les soldats de l'élite, pris d'une terreur panique, avaient déserté en masse.

En revanche, les traitements furent de nouveau réduits, le nombre des fonctionnaires diminué, les otages remis en liberté, une amnistie accordée aux déserteurs pour autant qu'ils se tenaient aux ordres du gouvernement. Mais, comme l'argent manquait, les effectifs ne pouvaient pas être complétés. Au surplus, la durée du service, fixée à trois mois au moment de la mise sur pied des milices, était écoulée et les familles, dans de pressantes requêtes, réclamaient le licenciement de leurs fils. Masséna s'opposait naturellement au licenciement. Le gouvernement fit appel à l'esprit de sacrifice et au patriotisme des soldats de l'élite, mais le 12 août il leur laissa le choix entre continuer à servir ou rentrer dans leurs foyers. Tous désirèrent rentrer. Il ne resta au front que la légion et le reste de l'élite des cantons occupés de Zurich, Sentis et Thurgovie.

La cinquième demi-brigade auxiliaire attaqua cinq fois les redoutes du Zurichberg, conduite par l'adjudant général Laharpe et par son chef, le brave Turtaz. Ce fut La 5° demi-brigade helvétique qui commandai la défense de la redoute n° 2.
L’ordre du jour donné par le général en chef Masséna fit particulièrement mention de cette affaire. Il cita la bravoure et la battue contenance des Suisses, surtout la belle action de la 53 demi-brigade dans la soirée du li, et parla personnelle de l’adjudant-major Rösselet. De la 5° demi-brigade, les capitaines Fischer, Meyer, Klein et Chollet, les lieutenants Gioni, Bianchi et Challens, et les sous-lieutenants Müller, Zerboni et Prenleloup avaient été blessés, et le lieutenant Claret tué dans ces différents combats. La perte en sous—officiers et en soldats s’élevait à 697 blessés et tués, dont 295 furent faits prisonniers ou restèrent en arrière, et la majeure partie, appartenant aux cantons de la rive droite du lac et de la Limmat, rentrèrent chez eux. De 1170 hommes, les officiers compris, l’effectif du corps se trouva réduit à 1175.

5 juin, Zürich. Zürich. Graffenried, Adj. Major der Legion, an Commissär Kuhn. La perte en tués et blessés de part et d'autre doit être très considérable... La 5° demi-brigade auxiliaire ainsi que le 1° bataillon du Léman se sont distingués. Dans cette journée on a fait environ 800 prisonniers sur l'ennemi.

Ouï le ministre de la guerre arrête:
1. L'ex-général Keller sera jugé en contumace par un conseil de guerre, composé en exécution de l'arrété du 5 Juin. — De trois adjudants-généraux savoir, les C. Laharpe, Salis-Seevis & Clavel. — D'un inspecteur-général, le C. Billieux , d'un chef de bataillon le C. Favre. — D'un capitaine au choix du chef de l'Etat-majar; d'un chef de bataillon ou capitaine lapporteur'au choix du chef de l'état-major & du commissaire ordonnateur; du commissaire du gouvernement, du commissaire ordonnateur en chef, d'un secrétaire choisi par le conseil de guerre. — Enfin d'un sergent, d'un caporal & de deux soldats. — a. Le tribunal sera présidé par un homme dé loi, le Ministre de la guerre invitera le cit. Ringier , membre du tribunal suprême à se charger de cette fonction, — 3. Les membres de ce conseil de guerre se réuniront incessamment au quartier général helvétique & entreront en, fonction. — 4. Le ministre de la guerre est chargé de l'exc» cution du présent arrêté.

Le gouvernement helvétique se retire à Berne ; sa petite armée, à l'exception des bataillons vaudois et des cadres zuricois est dissoute.

8 juin le même Laharpe mandait au commissaire von der Flüe, successeur de Kuhn: «...(Le citoyen Salis-Sévis) m'avait donné des troupes sous trois généraux divisionnaires français. Je me suis transporté en personne, ou un de mes adjoints, vers ces troupes, excepté un détachement du bataillon Burckhardt (division française Tharreau). La bataille de Zurich m'empêcha d'envoyer un adjoint à Mayerstuhl, où était le quartier- général Tharreau, pour prendre des renseignements sur ce détachement, qui doit être actuellement le long de l'Aar, depuis Brugg jusqu'au Rhin. Il ne me reste plus d'autres troupes de ma répartition que 680 hommes des bataillons Burckhardt [8ème Bataillon d‘élite de Zurich], Müller de Flaach [3ème Bataillon d‘élite de Zurich] et Müller d'Elgg [1er Bataillon d‘élite de Zurich], cantonnés sur les hauteurs entre Dietikon et Baden, derrière la Limmat. D'après une lettre du cit. Salis, c'est votre collègue Kuhn qui a donné un point de ralliement derrière l'Aar ... Les débris des trois bataillons sus nommés sont près de se débander totalement, dégoûtés par l'oubli dans lequel le gouvernement leur paraît les laisser. Ils ne reçoivent point d'argent, et ont surtout grand besoin de souliers. J'enverrai encore aujourd'hui mon adjoint auprés du commandant Manz fatigué des dernières actions et de la retraite, dans laquelle le cit. Salis m'aviat chargé de la désagréable commission de prendre des otages à la Municipalité jusqu'à ce qu'elle eût fourni des chevaux pour l'evacuation de 5 Juin ... Salis maintenant démissionnaire, renoue un difficile contact avec celui qui est devenu son supérieur, direct et civil, depuis l' effacement du «commandant en chef» Keller: Hermatschwyl près Bremgarten, le 11.6.1799.

9 juin (21 Prair. VII), Herzogenbuchsee. adjudant-général Schinner au Directoire Exécutif. „Je crois devoir vous informer que la débandade et la désertion de l’élite ou autres troupes helvétiques est à son comble. Dans le trajet que j’ai fait hier de Berne ici, j’ai rencontré au moins mille hommes de vos troupes voyageant tous isolément, soit sur la grande route, soit par les hameaux adjacents, en disant avec insolence qu’ils ne voulaient plus servir; ils font (pour couvrir leur lâcheté) mille contes sur les opérations militaires. Cet état de choses est inquiétant pour la sûreté de l’intérieur de la Suisse, parce que ces hommes répandent partout qu’ils n’ont pas été payés ni nourris, que l’on leur avait laissé manquer de tout, et par cette adroite manœuvre les ennemis de la République decouragent les bons citoyens à prendre les armes pour la défense de leurs foyers même. —— Je pense, qu’il serait urgent pour l’intérêt et le salut de la république helvétique, de réunir à. Berne ou aux environs de cette ville, dans une position militaire, tous les hommes rentrants et abandonnant ainsi leurs drapeaux, pour former un camp et appeler tous les élites des autres cantons qui ont de même quitté l’armée et la défense des frontières, ainsi que ceux qui n’auraient pas encore rejoint. Ce camp pourra être porté à la force et au nombre d’hommes que vous jugerez nécessaire; il produirait un efl‘et salutaire pour faire relever l’esprit public abattu par d’adroites insinuations de nos ennemis. Il servirait en outre, 1° à exercer les élites aux évolutions militaires; 2° à former une force armée à opposer aux ennemis; 3° à couvrir l’intérieur de la République depuis Berne; 4° à former la garde et la sûreté du Directoire et (du) Corps législatif; 5° à être employé pour la rentrée des contributions arriérées; 6° à faire respecter les lois, assurer leur exécution et a former la force du gouvernement; 7° et enfin, sans (énoncer?) beaucoup d’autres avantages, à seconder l’armée française dans ses opérations. Le succès de ces divers avantages dépendra infiniment de l’instruction et de la bonne conduite des ofliciers que vous honorerez de votre choix“.

10 (?!) bataillons de Zürich et de Thurgovie, qui avaient marché sous les ordres du préfet Jean Tobler, à la veille de voir leurs foyers envahis et livrés à la merci des Autrichiens, se hàtérent de rentrer chez eux, de crainte d'exposer leurs familles à la vengeance dont les proclamations de l'archiduc menacaient les habitants pris les armes à la main. Les bataillons vaudois, quelques compagnies d'Argovie et 5 à 600 braves patriotes zurichois, la plupart officiers ou sous-officiers de ces milices, restérent sous les drapeaux; ces derniers formérent un bataillon de carabiniers (se nomme Colonne mobile de Zurich ou Légion de Zurich) volontaires dont le préfet Tobler prit le commandement. Deux bataillons vaudois furent laissés en activité dans le nord, deux autres avaient été envoyés en Valais.

Situation de l'armée Française en Helvétie, au 10 Juin.
La division Xaintraille occupe le Haut-Vallais, Son quartier Général est à Brigue. [4ème et 5ème bataillons d'élite du Léman]
La division Lecourbe occupe le Grimsel & le passage d'Urseren au Vallais. [2ème bataillon d'élite du Léman]
La division Ferino occupe le mont Riggi, Arth & Einsiedlen. [1re Demi-Bataillon d'Argovie]
La division Chabran occupe le Schnidellegi & l'Albis. [3ème bataillon d'élite du Léman]
La division Soult occupe de l'Albis à Dietikon. [1er bataillon du Léman, les Valaisans, ceux du Santis et de la Thurgovie]
La division Walter occupe de Dietikon au Confluent de la Limat. [1er, 3ème et 8ème Bataillons d‘élite de Zurich],
La division Thareau occupe Bruck [Brugg], au confluent de la Reuss & de l'Aar. [détachement du 8ème Bataillon d‘élite de Zurich]
La division Lorges occupe de l'Aar à Bâle. [1èr et 2ème bataillons d'élite de Bâle]

11 juin 1799 «...Je suis occupé à faire avancer sur la ligne les débris du 1er bataillon du Léman, les Valaisans, ceux du Santis et de la Thurgovie, et à faire revenir ici quatre compagnies du 1er bataillon du Léman, qui sont dans les Waldstatten [Morier], division Lecourbe, et une autre qui est à Aarau pour se réunir à leur bataillon, dont le quartier-maître a reçu cinq cents louis par à compte de ce qui lui est dû. Je renverrai au 3e bataillon du Léman, qui est dans les Waldstatten, deux compagnies qui en sont détachées depuis le commencement de la guerre. Une des meilleures mesures est de réunir les corps dispersés soit pour la solde soit pour les vivres soit pour la disipline. J'ai écrit au Chef d'Etat-Major général français pour le prier de donner ses ordres, afin que ces mouvements ne rencontrent pas d'empêchements de la part des généraux de division...» Laharpe, adjudant-général

12 Juin Lausanne, Le Préfet National, au Redacteur.
Je m'empresse de transmettre par vous à nos concitoyens J'importante nouvelle & les détails intérressans que le Cit. Testuz capitaine de Grenadiers au second Bataillon d'Elite me mande sous date de Soleure, 10 Juin.
Extrait de dite lettre.
Vous aurez fans doute eû communication de la lettre que j'avois adressée à la Chambre Administrative, renfermant le détail de nos victoires devant Zurich, dont le résultat avait été de 2000 prisonniers environ, mais la foiblesse de notre armée comparée à celle de l'ennémi, nous ayant contraint d'évacuer la ville après avoir encloué les canons, le général a pris de nouvelles positions (sur la Limath & la Reuss.)
Aujourd'hui nous avons notre revanche, le général Lecourbe, avec sa division toujours victorieuse, a fait sa jonction avec l'armée du général en chef Masséna. De nouveaux renforts étant arrivés, on a repris Zurich.
Le Cit. Albert Bessière, sous-Lieutenant dans la 1ere compagnie de grenadiers, blessé dans les dernieres affaires où il s'est comporté avec distinction, vient de recevoir de l'adjudant-général Clavel un brevet provisoire de Lieutenant dans ma [Testuz] compagnie.
Je vous recommande pour la place de sous-Lieutenant dans ma [Testuz] compagnie le cit. Jean Hignou, sergent de grenadiers, qui s'est distingué dans les batailles de Frauenfeld & de Wintherthour où il a été blessé.
On ne doit pas passer sous silence le courage héroïque du jeune Delisle [de l'Isle] âgé de 13 ans, fils du prieur de Lausanne, qui á deux fils* aux frontières. Le Général Français ayant ordonné de battre la charge, cet enfant, tambour dans la compagnie Jaquerod [2ème bataillon d'élite du Léman], s'est précipité avec ses camarades contre l'ennémi; bientôt une balle l'atteignit, & lui traversa les côtes & le bras; aujourd'hui il montre autant de patience dans ses pansemens, qu'il montra de valeur en affrontant la mort pour sa Patrie. Combien l'exemple du jeune Delisle, ne doit il pas couvtir de honte tant de jeunes gens dans la force de l'âge, &, qui infidèles au serment constitutionnel, se soustraient à l'ordre de suivre leurs drapeaux!
On espère bientôt établir le quartier général à St. Gall.
Conforme, Le Préfet National, Henri Polier.
(*)Gabriel Delisle, de Lausanne (1774-) 16 Nov 1799 Lieutenant Second Bataillon d'Infanterìe de ligne
Jean Delisle, de Lausanne (1777-) 16 Nov 1799 Lieutenant de la Cavalerie Helvétique, à la solde de la République

Extrait du procès verbal de la séance du Directoire Exécutif du 19 août 1799
Ensuite d'une invitation du Ministre de la guerre, le Secrétaire général présente au Directoire le jeune Delisle de Lausanne, enfant de 10 à 12 ans, tambour dans l'élite du Léman qui, blessé de deux coups de feu devant Zurich, est obligé de se rendre chez lui pour soigner ses blessures.
Cet enfant interrogé par le Président & les Directeurs répond avec confiance & naiveté à leurs questions. Il s'impatiente d'être guéri pour pouvoir rejoindre son frère au bataillon, & regrette surtout d'être obligé de le quitter, parce que le chef de la légion lui avait promis la place de tambour des grenadiers.
Le Directaire arrête:
1. Le Ministre, de la guerre sera remercié pour avoir fait présenter le jeune Delisle, & donnera à cet enfant une attestation de l'intérét que le Directoire prend à lui.
2. Il est chargé de lui faire faire une uniforme propre & neuf;, de lui procurer l'avancement qu'il désire à la place de tambours de grenadiers; la continuation de sa paye pendant une année s'il né sert plus, ou une légère augmentation s'il reprend du service.

14 juin 1799 «...L'adjudant général von der Weid est parti il y a trois jours pour Lucerne, quartier-général de la division Lecourbe, chargé de commander les troupes helvétiques de cette division, d'en prendre l'état de situation et de l'envoyer ici au plus tôt. Il était de plus chargé de bouche par le Commissaire du gouvernement Kuhn de faire les mêmes fonctions (sic) dans la division Chabran, qui appuye celle de Lecourbe... et cela vu le manque d'officiers d'état-major pour remplir cet objet. Clavel est chargé de la même commission auprès des débris de l'Argovie, mais comme il a en outre une autre vocation conjointement avec son adjoint Snell de la part du Cit. Kuhn, savoir de prendre des reseignements sur la dilapidation des magasins d'Aarau, il ne peut travailler avec activité. En général, il serait à souhaiter que, vu le petit nombre d'officiers d'état-major, ils ne reçussent pas de commissions nouvelles, que pourraient remplir des officiers de la ligne...

14 Juin 1799 Arau. trait d'une lettre du citoyen Clavel, Adjudant Général,
au Citoyen Ministre de la guerre. Citoyen Ministre!
Je saisis cette occasion, pour vous dire un mot de la conduite du Grenadier Chessex de Montreux dans le premier bataillon du Léman. Ce brave militaire a déployé dans toutes les affaires une intrépidité fans égale; toujours le premier à marcher, lorsqu'on demandait des volontaires, il a fait à plusieurs reprises lui seul quatre ou cinq prisonniers à la fois; enfin dans la dernière affaire avant la retraite de Zurich, il a reçu un coup de feu au défaut de l'épaule en défendant une redoute. Le lendemain, en visitant les blessés à l'hôpital, je lui demandais s'il souffrait beaucoup, íl en avait effectivement l'air; niais oubliant ses maux ne songeant qu'à ceux qui menaçaient sa patrie, il me répond, « La redoute est elle encore à nous? » Cette réponse m'a ému jusqu'au fond de l'ame, & je ne douta pas qu'elle nr produise sur vous le même effet.
Salut & respect, CLAVEL. Certifié conforme le chef du Secrétariat de la guerre, Jomini

Le chef de bataillon Favre et le capitaine Grangier, l'un et l'autre blessés, reçoivent des marques publiques d'estime.

15 juin, Etat de situation et force des troupes helvetiques en activité à l'armee des le canton de Waldstätten à Bâle; Rapport d'adjudant-général [Louis] Laharpe, Leur effectif n'était plus que de 5134 hommes, environ 2200 — sont des Lémans le reste de Berne, Argovie, Zurich et Bâle.

19 Juin 1799 Directoire Exécutif. Au citoyen Favre, Chef de bataillon.
Citoyen Chef de Bataillon!
Lorsque la Patrie en danger appelle sesenfans à la défense, & que ceux-ci. se montrent dignes d'elle, ils acquièrent des droits n la reconnaissance de leurs concitoyens. C'est au nom de cette Patrie, que le Directoire informé de la bravoure & de l'activité que vous avez déployés dans plusieurs occasions, & notamment à l'affaire où votre sang a coulé, vient vous en témoigner toute sa satisfaction. Continuez, citoyen, à marcher dans la carrier de l'honneur. L'attachement de vos compatriotes, l'estime de tous les hommes libres, serons les fruits de vos travaux. Salut républicain.
NB. La méme lettre a été envoyée au Citoyen [Daniel] Grangier Capitaine. [de La Tour de Peils (1767-) 1ère demi-brigade helvétique]

Le Directoire Exécutif considérant que, pour chasses l'ennemi des Cantons qu'il a envahis & éviter les fers qu'il prépare à toute l'Helvétie, il est nécessaire de lever un corps de troupes qui seconde efficacement l'armée de nos alliés & soit aux ordres de ses généraux.

Considérant, que ce concours, pour être réellement efficace, demande d'être proportionné aux ressources pécuniaires à ceiles d'armement & d'alimentation, & que le nombre des soldats ne pourra augmenter qu'à mesure que ces ressources augmenteront aussi.

Oui le rapport du ministre de la guerre arrête ce quî fuit.

1. Le corps de troupes d'Elite destiné à concourrir à la défense des frontières orientales & septentrionales de la République, sera composé en premier lieu de 4 bataillons & 4 compagnies.

2. Les bataillons N°. 2. du Canton de Berne, No. 1. de Fribourg, & No. 3. du Léman, resteront provisoirement à la grande armée.

3. Le bataillon N°. 2. du canton Léman sera envoyé au camp retranché devant Basle pour relever l'Elite de ce dernier Canton.

4. Quatre compagnies de Basle relèveront à Soleure lés 4 compagnies de l'Oberland, & celles-Ci se dirigeront furie camp retranché devant Basle, pour y faire le service avec le second bataillon du Léman.

5. Les soldats des bataillons ai dessus qui ont quitté leur corps avec ou sans congé sont sommés de rejoindre, soui promesse que leur conduite ne sera point recherchée.

6. Four accélérer & assurer leur retour, les chefs de bataillons seront parvenir aux Préfets Nationaux l'état des soldats qui ont quitté leur corps. Chaque bataillon entrerra dans son Canton un officier intelligent, & chaque compagnie un sous-officier.

7. Les Préfets Nationaux rendront une proclamation pour sommer les militaires égarés de se rendre à jour fixe dans le chef lieu Je leurs Cantons respectifs, ils promettront l'oubli du passé & seront connaitre: 1. Que tous ceux qui ne seront pas rendus à l'époque fixée, au chef lieu, seront déclarés déserteurs & poursuivis comme tels. 2. Que les Agent du pouvoir Exécutif & les officiers municipaux qui ne les seront pas arrêter, seront regardés & punis comme sauteurs de désertion. 3. Que les Communes qui voudraient résister aux dispositions ci-dessus seront réduites & punies par exécution militaire.

8. Dis que les militaires égarés seront réunis au chef-lieu, l'officier chargé de les reconduire au corps, les divisera en pelotons attachera un sous-officier à chaque peloton.

9. Le Préfet délivrera à ce commandant une feuille de route, jusqu'à la frontière.

10. Toute l'Elite de Basle, à l'exception de 4 compagnies destinées pour Soleure; les bataillons N°. 1. de Berne, N°. 1. de Lucerne, de Baden, d'Argovie, de Soleure & du Valiais seront congédiés jusques à nouvel ordre, mais rentrés chez eux, ils y seront de piquet.

11. Le bataillon N°. 1. du Léman, sera gardé en arrière de la ligne pour se refaire.

12. Dès que ceux sur la ligne seront complets, les Zuricois seront envoyés sur les derrières pour être réorganisés.

13. Les 4 compagnies soldées du Léman resteront sur la ligne jusqu'à l'organisatiun définitive de la troupe soldée, dont elles doivent faire partie.

14. Le citoyen Haas, inspecteur général de l'artillerie, se concertera avec les commandants de l'artillerie française pour tirer le meilleur parti possible des canonniers qui sont à la frontière.

Le Ministre de la guerre est chargé de faire incessamment imprimer, publier & exécuter le présent arrêté. Certifié avoir reçu le dit arrêté à Lausanne le 29 Juin. H. Polier.

Le 12 Juillet 1799 Ordre de Bataille
adjudant-général (27 mai), chef d'état-major (3 juin), et provisoirement commandant (en chef):
Octave-« Louis »-Samuel de la Harpe de Rolle, Canton Vaud (1766-1829) à Niderlenz [cousin germain de président Frédéric-César]

adjudants-généraux:
François-« Pierre »-Felix von der Weid de Fribourg (1766-1810)
Jean Gaudenz Salis-Sévis de Grisons
Jean Rodolphe Bourcard de Bâle (1764-1841).
Jacques-Auguste-François-« Louis » Clavel de Brenles de Lausanne (1762-1808)

Chef de l'artillerie avec le grade de chef de brigade:
adjoint civile Haas, de Bâle

Premier ingénieur et géographe:
Franz Anton Messmer de Berne (1766-1821)

15 juillet, Directoire Exécutif. I. Gutachten des Kriegsministers über die Reduction der helvetischen Armee „Il propose, 1° qu'un message soit adresse au Corps législatif pour lui demander l'autorisation de réduire à 600 hommes la garde des autorités supremes fixée par decret à 1500; 2° que la troupe en activité soit proportionnée aux moyens financiers de la République, et a cet effet n’excede pas 3000 hommes; 3° que le Directoire adresse au général Massena un tableau de l'insuffisance de ses moyens et lui fasse connaitre la necessité ou il se trouve de retirer ses bataillons; 4° que tous les bataillons d’elite soient liceneiés; 5° que les 600 hommes de garnison et les chasseurs à cheval de la Légion restent à Berne; 6° que les débris des bataillons de Zurich et Säntis réunis, au nombre de 900 hommes à peu prés, soient envoyés sur la grande ligne; 7° que l'infanterie de la Légion, qui devra être complétée jusques à 12 compagnies de 100 hommes chacune, se rendra en Valais pour y relever les bataillons d'élite du Léman."

18 juillet, au soir, Directoire Exécutif. I. I. M. Bégos erstattet mündlich Bericht über seine Sendung. Resumé... (a) L’infanterie de la première légion helvétique, la troupe connue sous le nom de colonne mobile, réunie aux élites restés fidèles de Zurich et formant avec elle deux bataillons d'infanterie, seront réunies a la grande armée du général Massena et seront le service actif avec les troupes françaises. (b) Cette troupe relèvera sur la ligne les bataillons d’élite du Léman et de Berne qui s’v trouvent encore. (c) Le ministre de la Guerre présentera au Directoire dans un projet d’arrêté le mode de ce remplacement et s’entendra avec le ministre des Finances pour que la solde soitf payèe a la troupe licenciée, et pour (l’)assurer a celle qui lui succède

Le Directoire Exécutif, considérant que la formation actuelle de l'administration générale des troupes Helvétiques en activité est basé sur le pied d'une armée de 20000 hommes, et que par les dispositions des Arrêtés du Directoire du 18 Juillet, qui réduit la force de ces troupes à quelques bataillons, cette administration devient superflue, Ouï le rapport de son Ministre de la guerre,
Arrête:
1. L'administration générale de l'armée Helvétique est supprimée.
2. Le Ministre de la guerre témoignera aux Citoyens qui la composent, la satisfaction entière du Directoire, pour les services qu'ils, qnt rendus à la chose publique.
3. Sont exceptés des dispositions de l'article premier, le Citoyen Robert, Commissaire ordonnateur, remplissant les fonctions, de Commissaire du Gouvernement près l'armée; les Citoyens Verdeil, Médecin, et Schifferli, Chirurgien en chef de l'armée; le Citoyen Collet, Commissaire de guerre de la Légion, qui restera chargé de la police des Bataillons en activité à la grande armée; et le Cit. Du terreaux, Commissaire de guerre, chargé de la police des Bataillons qui sont en Vallais.
4. Les Conseils d'administration seront sur le champ organisés, conformément à l'Arrêté du 27 Mai 1799. Ils seront comptables à la République de tous les fonds et effets qui leur seront remis par le Ministre de la guerre, pour l'entretien de leurs Corps respectifs.
5. Le Ministre de la guerre est chargé de l'exécution du présent Arrêté, qui sera inséré au Bulletin des Loix.
Berne le 22 Juillet 1799.
Président, Laharpe. Le Secrétaire général, Mousson

22 juillet. Antwort des Directoire Exécutif. „Le D. E. ayant entendu votre rapport de ce jour sur le licenciement des bataillons d’elite et la formation de deux bataillons soldes avec les debris du 1°, 2° et 3° bataillon de Zurich et le corps designe sous le nom de colonne mobile, vous fait connaitre .. qu’il approuve vos pro positions ainsi que les instructions que vous avez dressees pour le cit. Tobler, charge de cette organisation.“

31 juillet Berne. Le citoyen Debons doit réunir au commandement de la première légion helvétique, celui des troupes helvétiques dans la commune de Berne. Le citoyen Tobler, inspecteur-général du canton de Zurich, est déchargé de cet emploi; mais il est nommé commandant des deux bataillons d'élite qui ont été formés des débris de ceux fournis par les cantons qu'occupe l'ennemi.

1 août 1799 Lausanne Le citoyen Albert Muller ayant demandé et obtenu du Directoire Exécutif sa demission de commandant d'arrondissement militaire du Jura, le citoyen Emanuel Dufour de Goumoëns a été nommé à cette place; en conséquence il est ordonné aux autorités civiles & militaires a aux citoyens du dit arrondissement de le reconnoître en cette qualité & de l'uj donner créance dans l'exercice des fonctions qui lui font attribuées par la loi.

3 août. Le Directoire Exécutif au M. Begos, (in Aarau). Antwort auf dessen Rapport v. 2. d. 1. Billigung der geltendgemachteu Motive und Auftrag zur Verwerthung der folgenden: „Les bataillons du Léman, composés en partie d’hommes mariés et de fils uniques, sont maintenant les seuls en activité de service; cette distinction entre eux et ceux des autres cantons est honorable sans doute, mais elle est aussi infiniment pénible et fait naître un mécontentement que le défaut de payement n’excite déjà que trop. Lorsque ces soldats furent appelés à la défense de la patrie, en leur promit le licenciement au bout de trois mois, et c‘est avec impatience que dans le courant du cinquième ils attendent l’exécution de cette promesse. C’est cette nouvelle considération que vous devez présenter au Général en chef. Vous devez aussi revenir à. la charge avec la plus importante de toutes: l’épuisement des finances de la République. C’est cet épuisement désastreux qui entrave le Gouvernement dans sa marche au point que, quel que soit son désir de seconder les efforts de l’armée française, il n’ose concevoir l’idée d’une nouvelle levée. Ce désir n'a point de bornes; mais les efforts doivent être restreints dans celles des facultés pécuniaires. 2. L’intention du Général en chef de conserver un certain nombre de troupes suisses sur la ligne, a engagé le D. à fixer ses idées sur celles qui pourraient être destinées à cet effet. Ce seraient la première légion helvétique et les deux bataillons, déjà de 500 hommes, formés des débris de ceux de Zurich, de Thurgovie et de Sentis. Il conserverait encore les soldats des bataillons d’élite du Léman et de Berne qui se prêteraieut à servir volontairement un temps plus long, et il se flatte que le nombre en serait considérable. Quant a une levée de troupes plus nombreuse, le D. le répète, elle ne pourra‘ avoir lieu que lorsque des moyens financiers seront à sa disposition, et vous pouvez assurer le Général que le progrès de ces moyens sera celui de ses efl'orts. 3. Telle est .. la réponse du D. a votre lettre.. en tant qu’elle concerne directement l’objet de la mission dont vous êtes chargé auprès du Général en chef. Vous en conclurez qu’il est nécessaire que vous insistiez sur la nécessité de permettre le retour de ceux qui demandent de partir et qu’on ne peut payer. Le D. espère vous voir bientôt auprès de lui, après que vous aurez convenu sur ce point.“

4 août, Niederlenz. M. Begos au Directoire Exécutif. ... „Néanmoins, je me suis rendu immédiatement auprès du Général, et de nouveau j’ai insisté sur chacun des points de mon instruction. L’existence sur la ligne des seules troupes du Léman, la promesse qu’on leur avait faite de les retirer après trois mois de service, l’épuisement de nos facultés, notre dénuement même, rien n’a été oublié. ... 2. J’aurais désiré .. pouvoir faire mieux et obtenir entièrement ce que vous m’aviez chargé de demander; soyez persuadés que si le succès n’a pas répondu a mes efforts, ce n’est point qu’ils n’aient été actifs et soutenus. Si vous me permettiez de dire ce que je croirais convenable dans la circonstance, il serait à propos peut-être de faire incessamment l’échange de la première légion helvétique contre le premier et le second bataillon vaudois et faire venir la moitié du sixième du Léman, pour remplacer le troisième et, en y comprenant les débris (des) Zurichois, Thurgoviens et (de) Sentis, le second bataillon bernois et 4 compagnies de Bâle, vous auriez sur la ligne environ 3000 hommes. — Je sais .. que la grande difliculté (qui est la paye) existe toujours; mais aussi le moment est décisif, et nos soldats sont bien éloignés encore de se trouver dans la situation où ont été les républicains français, qui, ayant quatre mois de solde en arrière et des chiffons de papier pour se procurer le strict nécessaire, plaçaient néanmoins chaque jour une branche de laurier sur l’autel de la patrie, et je ne doute point qu’avec une proclamation envoyée à chaque chef de bataillon, accompagnée de quelques a-compte, on n’écartât du soldat l’idée de quitter son poste dans un moment aussi important pour la liberté de son pays. ...“

9 août. Arrêté du Directoire... „1. Le 12 d. c. la Colonne mobile partira pour aller joindre les debris des bataillons zuricois et former avec eux les deux bataillons ordonnes par Parrete du (18 Juillet). 2. Le chef de l’etat maiui‘ sera invite a prendre les ordres du general Massena, pour placer l'infanterie de la Legion, qui devra partir immediatement apres sa reponse.“

Le Directoire Exécutif aux défenseurs de la Patrie, Soldats des bataillons d'élite.
Soldats!
Nous devons vous faire une déclaration franche et loyale de la situation où nous sommes, vis-à-vis de vous; vous avez éprouvé, beaucoup de maux, votre solde est arriérée depuis long-tems, et souvent vous n'avez pointeu les objets les plus nécessaires. Nous savons toutes ces choses; peut-être, aucun de vous n'en a-t-il gémi plus amèrement que nous l'avons fait. Nous avons employé pour vous soulager, tous les moyens dont nous avons pu nous aviser, mais le pouvoir, mais les ressources , mais les renseignements nécessaires nous ont trop souvent manqué. Soldats ! les besoins de la Patrie sont urgens , sa situation a été pénible , fort pénible , elle l'est encore; jamais la réunion et les efforts de tous ses enfans ne fut plus nécessaire; ne pensez pas que nous ayons profité de vos privations; aucun de nous, aucun des Représentans du Peuple n'a touché un sol de son salaire depuis huit mois, et ce salaire vient d'être considérablement réduit. Soldats! nous avions promis de vous envoyer bientôt dans vos foyers, d'autres Bataillons devoient vous remplacer; deux fois nous ayons voulu exécuter cette mesure , deux fois nous nous sommes adressés au Général en Chef, au brave Massena, deux fois il nous a répondu que votre Bataillon avoit sa confiance , que votre licenciement produiroit un mauvais effet , qu'il ne verroit votre départ qu'avec beaucoup de répugnance. Après cette déclaration si honorable pour vous, il ne nous reste qu'un parti à prendre. Que celui d'entre vous qui veut quitter son Corps, le déclare sans délai, il obtiendra son congés et les engagemens avec lui seront acquittés autant que les circonstances peuvent le permettre. Pour vous qui préférez de res-. ter auprès de! vos drapeaux en présence de l'ennemi; Soldats de la Liberté! envoyez nous les noms de vos Pères, de vos Mères, de vos Femmes , de vos Enfans, du tous ceux qui vous sont chers , nos premieres sollicitudes seront pour eux ; Soldats, comptez sur nous.
Berne le 12 Août 1799.
Président, Laharpe. Le Secrétaire général, Mousson

Le Directoire Exécutif considérant, quo la loi du 9 Août accorde une amnistie aux individus, soit des Auxiliaires, soit de tout autre Corps de troupes à la solde de la République qui ont déserté dans les Cantons qui ne sont pas occupés par l'ennemi;
Considérant aussi, que cette môme Loi attribue au Directoire, par l'Article 2 le droit de fixer le terme auquel ces déserteurs devront rejoindre leur Corps;
Considérant enfin, que le crime de désertion n'est aljoli que pour ceux qui se rendront au tems fixé à leur Corps, et que par cette raison la loi subsiste dans toute sa vigueur, contre ceux qui persévéreront dans l'oubli de leurs devoirs envers la Patrie, en ne profitant pas du pardon qu'elle leur offre,
Arrête:
1. Tous les individus de la Légion, des dmei-Brigades auxiliaires, des Elites en activité, enfin tous ceux à la solde de la République qui seront rentrés dans l'intérieur de la République, jouiront de l'Amnistie accordée par la loi du 9 Août sous condition pour ceux de la Légion et des demi-Brigades auxiliaires d'être rendus à leurs Corps, respectifs le 31 Août de la présente année; et pour ceux des Bataillons d'Elite en activité, d'y être rendus le 15 Septembre.
2. Tous ceux qui ne se conforment pas aux dispositions bienfaisantes de cette loi, et ne seront point à leur poste à l'époque fixée par le précédent article, seront regardés comme déserteurs, et poursuivis comme tels.
3. Le Ministre de la Guerre est chargé de l'exécution du présent Arrêté, qui sera inséré au Bulletin des loix.
Berne le 14 Août 1799.
Président, Laharpe. Le Secrétaire général, Mousson.

Après la retraite volontaire, plus haut citée, de Masséna sur la Limmat et l'occupation de Zurich par les Autrichiens qui en était résultée, il s'élait formé, des débris des bataillons d'élite fournis par la ville et surtout des cadres de ces unités, un bataillon d'environ 400 hommes et une petite compagnie de 40 carabiniers. Ce petit corps, qui avait reçu le nom de « colonne mobile suisse », se trouvait au camp de Rüfenach [Berne]. Lors donc que la canonnade de Döttingen résonna et alarma les Français cantonnés plus en arrière, cette colonne mobile marcha aussi au canon. Les compagnies d'infanterie vinrent à la rescousse des défenseurs de Klein-Döttingen.

Combat du Grimsel 27 thermidor an VII (14 août 1799).
la division Lecourbe
Le général [Charles-Etienne] Gudin (1768-1812), Commandant ma Brigade de droite, avait «a l'ordre d'attaquer la position importante du Grimsel, & s'emparer des passages du Vallais & du Furca. Sa colonne était composée de la 67e, commandée par le citoyen Chossat, du deuxième bataillon de la 25e légère, commandé par le cit. Drouin, & du deuxième bataillon du Léman.
Cette colonne a remonté la vallée del'Aar, & après avoir vaincu des obstacles sans nombre, a attaqué l'ennemi sur le Grimsel; ce poste, ainsi que les passages du Vallais & du Furca, étaient occupes par plus de 2000 hommes, qui ayant de belles positions se sont défendus avec opiniâtreté; ìl a fallu lès enlever au pas de charge & à la bayonette; chassé de tous côtés, l'ennemi s'est retiré dans son camp entre Oberwald & Gueschenen, qui bientôt a été aussi enlevé. L'ennemi dans cette journée a perdu 2 ou 500 hommes tués ou blessés, & environ 500 prisonniers; nos soldats ont bivouaque la plupart sur la neige; les troupes de cette colonne se sont conduites avec distinction; on ne saurait nommer tous les braves qui se sont signalés. Le chef de Brigade Chossat, le chef de bataillon Drouin, Dreck, Roguet & Dhar, officiers de la 67e, Hardy, officier de la 25e, se sont distingués par leur bravoure. L'aide de-camp du général Gudin Rousselot s'est aussi distingué, ainsi que le second bataillon du Léman.

Le Dirciíoire Exécutif au Ministre de la guerre. Le Directoire Exécutif a pris connaissance de votre rapport sur la manière honorable dont s'esteonduit dans les derniert combats quî ont eû lieu au Waldstàten, le 2e Bataillon du Léman, en particulier la compagnie des carabiniers de Mestrezat, & plus particulièrement encore le brave Jaccard de Ste. Croix, sergent des grenadiers. Il vous charge de remercier à son passage, au nom du Directoire, la compagnie des chasseurs carabiniers de Mestrezat, pour sa bonne tenue & la bravoure dont elle a fait preuve à l'affaire de Wasen.
Il vous charge en outre d'expédier au sergent Jaccard un brevet de sous-Lieutenant surnuméraire, honorablement motivé Corps Législatif.
Sénat. Mardi 10 Septembre.
(Présidence de Schneider.)
Le Sénat rejette une résolution relative à la promulgation les lois.

Au point du jour, le 15 août, la première colonne de Loison renouvela son attaque contre le Meyenschanz. Les tirailleurs(1) parvinrent à gagner de plus en plus les hauteurs qui dominent l'ouvrage et à diriger de là un feu plongeant sur les défenseurs. Enfin ceux-ci, après avoir repoussé cinq attaques successives des Français, durent abandonner la position, et se replièrent sur Wasen, toujours talonnés par l'ennemi; ils perdirent dans cette affaire la moitié de leur monde. Ralliés par le bataillon à Wasen, la retraite se continua, sous la direction du général Simbschen lui-même, sur Waltigen, puis jusqu'aux Schœlleneu et au Pont-du-Diable. (1) Parmi eux se distinguèrent surtout les carabiniers vaudois, commandés par le capitaine Morier(!?)[5me compagnie d'élite de la section d'Aigle, premier bataillon du Léman] [Mestrezat?].

Le 17 août 1799, l'archiduc Charles d'Autriche voulut jeter un pont de bateaux sur l'Aar, de Gross-Döttingen à Klein-Döttingen pour surprendre les troupes de Masséna. Mais quarante tirailleurs zuricois, postés dans le village en ruines de Döttingen, tuèrent ses pontonniers et empêchèrent le passage.

Combat de Dettingen [Döttingen] le 17 août 1799 (30 thermidor)
1re Bataillon de la 1re légère deim-brigade (5e Division Tharreau/Heudelet)
1 Campagnie de grenadiers de la 102e demi-brigade (5e Division Tharreau/Heudelet) cantonnement à Leuggern

1 Compagnie der 2ème demi-brigade helvétique (6e Division Ney)
Colonne mobile (Légion de Zurich) Commandant Tobler (Infanterie) inclus un détachement du bataillon Burckhardt (Compagnie Hiestand?!)
1 Compagnie tirailleurs (chasseurs) de Zurich Capitaine Johann Jakob Gugolz de Horgen (1773-1833)
3e Bataillon du Léman Commandant Bégoz

Le travail commença à 2 heures du matin et fut poursuivi rapidement, mais bientôt les carabiniers de la légion de Zurich, le 1er bataillon de la lre légère et une compagnie de grenadiers de la 102e qui étaient accourus au bruit du combat (1) se postaient en face des ponts en construction et dirigeaient un feu violent sur les Autrichiens. Un bataillon qui occupait Gross-Dôttingen et toutes les pièces de canon répondaient à la fusillade. Malgré que Klein-Döttingen fût la proie des flammes, le feu des Impériaux ne parvenait point à chasser les tirailleurs français qui, abrités derrière des fascines (2), faisaient subir aux pontonniers autrichiens des pertes d'autant plus grandes que ceux-ci s'approchaient davantage de la rive gauche.

Un brouillard épais, qui étendit un voile sur toute la région dans la matinée, vint soustraire pour un moment les travailleurs à la vue de leurs adversaires, mais la construction du pont ne s'en poursuivait pas moins avec une extrême lenteur. Au milieu du fleuve, on trouva un fond de rochers, sur lequel aucune ancre ne pouvait tenir; plusieurs pontons se détachèrent, d'autres firent eau; on manquait en outre de câbles pour les fixer solidement à la rive; bref, on apercevait « une négligence impardonnable et un désordre honteux dans tous les préparatifs (3) ». A 9 heures du matin, dix à treize pontons seulement étaient en place à chaque pont, couvrant ainsi à peine la moitié de la rivière. Le brouillard protecteur se levait alors, et les tirailleurs zurichois dirigeaient à petite distance un feu très meurtrier sur les pontonniers dont le plus grand nombre étaient bientôt tués ou blessés.

La canonnade ininterrompue avait donné l'alarme aux troupes françaises stationnées entre Brugg et Sàckingen. Dans la nuit, au bruit du canon qui « ronflait sur la droite ». le général Goullus, commandant la droite de la 6e division, faisait prendre les armes aux troupes du camp de Laufenburg, et se dirigeait sur Bernau, à l'embouchure de l'Aare, en faisant prévenir son chef, le général Ney. Aussitôt celui-ci se portait de Nieder-Frick sur le même point où il recevait un rapport du chef d'état-major de la 5e division, lui faisant connaître la tentative de passage effectuée par l'ennemi. « L'ennemi vient d'établir deux ponts au Petit Döttingen, écrivait ce dernier. Je vous informe en grande diligence qu'il est on ne peut plus important de réunir tous les moyens que vous avez de disponibles pour l'empêcher d'effectuer ses desseins de puissante diversion sur ce point où il cherche à déboucher.

Les forces du général Heudelet (commandant la 5e division par intérim) (2) pour s'opposer à l'ennemi consistent en neuf compagnies de grenadiers, quatre escadrons de chasseurs à cheval, une compagnie d'artillerie légère, un bataillon de la 102e demi-brigade, quelques restes des bataillons d'élite helvétiques. J'ai pris sur moi de faire venir de Baden une demi-batterie d'artillerie légère, un bataillon de la 46e demi-brigade (3). » Le général marcha de suite au canon avec six escadrons qu'il amenait du Frickthal (4) et auxquels il joignit les troupes.
Cette affaire coûtait aux Français plus de 200 tués ou blessés (3); les chasseurs zurichois et la 4e compagnie du 6e régiment d'artillerie légère s'y étaient particulièrement distingués.
(3) La batterie avait perdu à elle seule 16 hommes et 26 chevaux [Bulletin historique de la 5e division, 20 au 30 thermidor (7 au 17 août)], et les tirailleurs de Zurich 6 officiers et 30 hommes (Johann Konrad Hotze, p. 356).

Cette compagnie s'était retirée et se trouvait alors à la lisière d'un petit bois, à l'ouest de Klein-Döttingen. Lorsque le général Ney vit ces gens, il leur cria : « Comment, carabiniers! est-il possible que vous puissiez rester ici si tranquilles, pendant que vos frères, ajouta-t-il en montrant d'un geste, dans la fumée du combat, le point choisi pour la passage du fleuve, se battent comme des lions, et sont perdus à moins d'un prompt secours » « Général, répondit le sergent-major Rudolf Brändlin de Stäfa, nous sommes sans chef et sans balles; notre capitaine [Gugolz] est absent depuis hier dans le but de nous ravitailler en munilions. Si vous pouvez, citoyen général, nous en fournir, nous noIerons avec joie vers nos frères au combat et nous ferons notre devoir de soldats. »

Niederlentz 18 Aoust.
Les Autrichiens, comme je vous l'ai annoncé dans ma lettre d'hier, ont cherché à jetter des ponts sur l'Aar près de Dettlingen [Döttingen], pour passer le fleuve; mais ils n'ont pu parvenir à en établir plus loin qu'au tiers de la rivière; cette opération était protégée pae 28 pièces d'artillerie, dont plusieurs de 13 & de 17; mais on leur a opposé un feu d infanterie bien nourri, quelques pièces d'artillerie & un courage inébranlable, moyennant quoi leurs efforts ont été inutiles. Les élites de Zurich & le troisième bataillon du Léman, ont mérité les éloges des généraux; nous avons eu environ 30 hommes tant tués que blessés, parmi lesquelss & à 7 officiers.— Les Français ont eu aussi 186 hommes hors du combat.— Le général Chabran est déjà de l'autre côté du lac; Massena vient de passer pour aller du côté de Brugg, sur l'avis qu'il en a eu, que'les Autrichiens s'y retiroient. — Aussi tôt que j'aurai quelques nouvelles conséquentes, je m'empresserai de vous en faire part. Clavel.

Extrait d'une lettre du citoyen Laharpe, chef de l'état-major Helvétique, au Ministre de la guerre
Niderlentz, 24 Août 1799. Le service de la Patrie exige que je vous fasse rapport de la manière distinguée dont 17 chasseurs carabiniers helvétiques se sont conduits à l'affaire de Dettingen ( Canton de Baden; ) ils ont fait un mal infini à l'ennemi, & certainement plus que cent tirailleurs ordinaires. Signé, Laharpe.
Le Ministre de la guerre, au Commandant des chasseurs carabinieri du corps dit colonne mobile, qui ont combattu à l'affaire de Dettingen, le 17 Août 1799.
Le Directoire Exécutif, ayant été informé par différens rapports de la valeur signalée qu'ont déployé dans la journée du 17 de ce mois à l'affaire de Dettingen, (Canton de Baden) 17 chasseurs carabiniers que vous avez commandé, & qui, après avoir bravé pendant 6 heures consécutives, le feu d'artillerie de l'ennemi, & anéanti son dessein déja presque réalisé, de jeter un pont sur l'Aar, l'ont forcé à la retraite avec une peste très-considérable; je fuis chargé de vous témoigner la gratitude du Gouvernement pour cette action héroïque.
Je m'acquitte de ce d*voir aveç une vraie satisfaction , ifc je vous prie de la témoigner à votre compagnie, en lui fai, íint lecture de ma lettre, à l'ordre.

24 août 1799, Rapport par adjudant-général Louis Laharpe le Directoire Exécutif, de former en compagnies „organisées“ les soldats “restants“ des unités encore en activité, dont l’effectif, était de 2428 hommes seulement

24 août, Lanther, ministre de la guerre, fournit au directoire Exécutif un état où ne figurent plus que 2500 hommes, dont plus de 1600 Lémans et le reste de Zurichois.

1. September, Directorium Eingang einer Beschwerde von G. Massena über die Zurückziehung helvetischen Truppen... Beschlossen: „1° Le ministre de la Guerre sera charge d’inviter les inspecteurs généraux des cantons de Zurich (?!), Leman, Oberland, Bâle, Waldstätten et Lucerne, a rassembler dans leurs cantons tous les chasseurs carabiniers qu’ils trouveraient disposés à servir la République comme troupe réglée pendant trois mois, moyennant un louis de prime lors de l'engagement et cinq batz par jour ontre la ration ordinaire. 2° Il autorisera les inspecteurs généraux à faire nommer les officiers par la troupe, s’ils jugent que ce choix puisse flatter leur zèle, augmenter leur nombre et être utile à la chose publique. 3° il sera écrit au général Masséna pour lui faire connaître que la demande des bataillons de Zurich consistait seulement à obtenir quelques jours de repos, pour ensuite reparaître sur la ligne, et que c’est aussi ce que le Directoire Exécutif avait accordé; que l’ordre pour une marche sur Berne, donne par mésentendus, fut contremandé le jour même. A cette lettre sera jointe la communication des mesures prises pour la formation d'un corps de chasseurs.“

Le Préfet National du Canton du Léman à ses Concitoyens.
Je m'empresse de vous apprendre, que, dans le moment, je reqçois du Ministre de la guerre, l'assurance que le troisième bataillon d'élite du Léman, arrivera dans cette commune le 1er Septembre prochain, le premier bataillon le 3 dit, & que le second dont un détachement de 80 hommes doit être arrivé hier à Moudon, ne tardera pas à rentrer.
Quatre cents hommes du Canton, & deux cents de celui de Fribourg vont être levés, pour remplacer incessamment les bataillons 4 & 5 qui sont en Valiais; ainsi tous nos défenseurs des 5 premiers bataillons, vont enfin jouir dans leurs foyers du repos qu'ils ont acquis par tant de veilles, de privations & de dangers. La défense de la Patrie serait-elle donc abandonnée par le Léman? à Dieu ne plaise; il la soutient encore par ses contingens à la Légion Helvétique, à la garde des Autorités suprêmes, aux six demi brigades auxiliaires, par les 400 hommes qui vont être levés, & il la soutiendra au moment du danger par son dévouement; oui tous les citoyens du Léman seront toujours prêts à verset leur sang pour elle. — Donné à Lausanne, le 28 Août 1799. Le Préfet National, Henri Polier

Avec une brigade composée de deux bataillons vaudois et de douze compagnies de grenadiers, [adjudant-général Pierre] Vonderweid [de Fribourg (1766-1810)] fut ensuite envoyé en Valais pour soutenir le général français Thureau, qui cherchait à déloger la division autrichienne Strauch de la vallée du Rhône.

9 septembre 1799 Roschi de Brene recevra l’ordre une bataillon d‘élite de grenadiers de 6 compagnies de Berne, 2 compagnies de Soleure et 1 compagnie d'Argovie (Zofingnen) a marché à Valais sous le commandement du adjudant-général Pierre Von der Weid de Fribourg division française du général Turreau. 3 compagnies de Berne qui en sont détachées dans les environs de Obersimmenthal et Frutigen.

12 septembre 1799 une bataillon d‘élite sous le commandement du chef de bataillon Jost de Langnau a marché à Valais

13 septembre. Le Préfet adresse une proclamation aux officiers, sous-officiers et grenadiers composant les quatre compagnies des deux premiers bataillons de l'élite du Léman. Il les invite au nom et de la part du Directoire « à se lever pour donner force à la loi en engageant les élites réfractaires à cesser d'être parjures envers la patrie ». Deux cents hommes seulement se sont en effet présentés au lieu de six cents qui doivent remplacer les cinq bataillons licenciés. Les grenadiers se présenteront à Lausanne le 18, leur service ne durera que quelques jours et leur solde sera régulièrement payée.

19 Septembre, Lausanne. Il parait que notre Gouvernement, fatigué d'une indulgence à laquelle ses ennemis sourient, & dont ils savent li habilement abuser, va enfin déployer une juste sévérité, & donner sorce à la loi, par tous les moyens qu'elle lui consie. — Quatre compagnies de grenadiers, quelque cavalerie & artillerie, sormés en colonne mobile, sous les ordres du chef de bataillon [Antoine] Blanchenay, sont partis d'ici ce matin, pour se porter dans toutes les communes où les arrêtés du Directoire, pour la levée des 400 hommes destinés au Vallais, n'ont pas reçu leur pleine exécution.On doit espérer que cette démonstration militaire ne sera pas infructueuse, &, qu'avant d'obliger à des moyens plus décisifs encore, les élites désignés par le sort rejoindront leurs drapeaux, & se hâteront de couvrir par leur dévouement, la lâcheté qui les déshonore. — La colonne commence son expédition par Orbe où elle arrive ce soir.

le 2 vendémiaire au soir (le 24 septembre) 1799
La 3e division Jean-de-Dieu Soult (1769-1851) comprenait deux brigades, une réserve et
des troupes non embrigadées:
16e comp. du 5e régiment d'artillerie à pied à Wollerau
Canonniers suisses à Hurden
13e compagnie du 5e régiment d'artillerie à pied à Reichenburg
5e compagnie du 3e bataillon de sapeurs à Tuggen

Ces Troupes déviant rejoindre la division les 1er et 2 vendémiaire [Soult à Masséna, Wollerau (22 Septembre)]. Il ne parait pas qu'elles aient été engagées le 3 et le 4 vendémiaire. Elles furent employées à la garde de la rive gauche du lac de Zürich. Un ordre du 5 vendémiaire vint leur prescrire de se rendre respectivement à Zürich et à la 7e division [Dominique Louis Antoine Klein (1761-1845)]
2e demi-brigade helvétique 538 hommes
6e demi-brigade helvétique 303 hommes
Colonne mobile de Zurich 258 hommes

25-26 Septembre 1799 La Deuxième bataille de Zurich

Quelques bataillons du Léman et plusieurs centaines d'hommes des cantons Santis, Thurgovie et Zurich, qui avait retiré au cours de la Limmat; ceux-ci étaient à Berne formé dans une Colonne mobile et maintenue jusqu'à la fin de l'automne (!)

25 octobre 1799 Le ministre de la Guerre au Directoire Exécutif. „Rapport. Le Directoire me demande par sa lettre du 23 courant un prompt rapport sur les mesures a prendre pour procurer les munitions, etïets d’arme ment,et équipement pour une armée de 25000 hommes, ... Les bataillons du Léman, Zurich, Bâle, une partie de ceux de Fribourg, Sentis, Linth, Thurgovie et Bas Valais sont pourvus de fusils; mais la plus grande partie ne sont pas bons. Les bataillons de Berne, Lucerne, Soleure, Oberland, Waldstätten, Argovie et Baden en manquent absolument. ...

30 octobre Le Préfet publie dans le Bulletin le compte-rendu des succès qu'a obtenus la colonne mobile, qui était commandée par Antoine Blanchenay. Les quatre compagnies du Léman parties de Vevey pour Sion le 5 septembre avec la moitié de leur force sont actuellement complètes; dans les six districts où ils ont été envoyés, les soldats se sont comportés avec modération et de manière à ne pas donner lieu à des plaintes. Une seule a été faite à l'occasion de quelques désordres causés par des hommes avinés. Cinq individus seront mis en jugement pour cela.

7 novembre A trois heures après-midi, on a tiré sur la place de Montbenon quatre-vingts coups de canon par ordre du Préfet national, en l'honneur des victoires remportées en Hollande par les armées françaises. ils ont cinq pièces de canon dont ils ne savent pas faire usage Ils ont formé un bataillon de déserteurs français et autrichiens. L'armée employée contre eux est formée du 1er et de la moitié du 3me bataillon de la 110me demi-brigade, d'une compagnie de hussards, de toutes les milices du Vallais, de l'élite des districts d'Aigle et de Vevey, de deux compagnies du 4me bataillon et d'une artillerie bien servie. Les bataillons seront complets dans peu de jours et d'autres troupes seront ajoutées à celles-là.

8 novembre ... Le ministre de la Guerre est chargé de faire connaître au cit. Debons qu’il est autorisé a passer le Rhin avec les soldats helvétiques sous ses ordres et à agir hostilement contre les troupes écalisées, en suivant l'armée française dans ses mouvements, afin (l'éloigner l'ennemi le plus qu’il sera possible des frontières de la République, et ce autant de temps qu’il ne recevra pas d’ordres contraires.
„Le cit. directeur Secrétair fait inscrire son opinion au protocole dans la forme suivante:
„Je ne puis concourir par mon suffrage a autoriser le cit. chef de bataillon Debons a passer le Rhin avec la troupe helvétique qu’il commande, pour entrer sur un territoire étranger, parce que cette autorisation n’est pas de la compétence du D. E., mais appartient au Corps législatif, auquel elle doit être demandée."

novembre 1799, Vonderweid fut chargé par le Premier Consul d'explorer le passage du Saint-Bernard. Sur son rapport les généraux Marescot, Watier et Mainoni firent des études plus complètes, qui décidèrent Napoléon à surprendre les Autrichiens par le Saint Bernard. Dans cette expédition, Vonderweid passa le Simplon avec la division Bethencourt et prit part au siège d'Arona.

10 november Le commissaire du district ordonne à la municipalité de Sembrancher d'établir un magasin à vivres pour le bataillon d'élite des parties allemandes des cantons de Berne, Fribourg et Soleure qui vient d'arriver dans la commune.

Lausanne 19 Février 1800. — La Commission Executive, par ses arrêtés du 15 courant, a remplacé le citoyen [Theodore] Buvelot au commandement de l'arrondissement militaire de Nyon, par le citoyen Jaques Alrich, chef du quatrième bataillon d'Elite; & le citoyen Wasserfall au commandement de l'arrondissement militaire de Lausanne, par le citoyen G. Bergier, chef du sixieme bataillon d'Elite.

22 Septembre 1800, VR. I. „Le président (Frisching) fait lecture d’une lettre du général Montchoisy qu’il a reçue dans la journée d’hier. Elle porte, 1° que le premier Consul, n’ayant donné aucune suite aux dernières propositions de l’Empereur, les hostilités ont dû recommencer sur le Rhin; 2° que le premier Consul compte sur la coopération de l’Helvétie en cette occasion et désire que les deux bataillons levés sur sa demande dans les cantons du Léman et du Valais soient fondus en un seul et envoyés à St. Gall pour servir à la garde des derrières de l’armée; ce corps serait soldé et entretenu par la France; il recevrait les vivres de campagne sur le même pied que les troupes de cette nation; 3° que le premier Consul demande en second lieu la prompte levée par engagement volontaire de trois compagnies de carabiniers, également a la solde de la France. Le président annonce qu’il a remis de suite cette lettre au ministre de la Guerre, en le chargeant de présenter son rapport à ce sujet à la séance d'aujourd’hui.“ II. Rapport des Ministers. „Il ne croit pas qu’on puisse eviter de mettre quelque troupe sur pied, mais il expose l’impossibilité de le faire de la manière demandée par le premier Consul. Il propose de lever deux bataillons de cinq compagnies chacun, l’un dans le canton de Zurich, l’autre dans ceux de Thurgovie et Sentis, et de les mettre à la disposition des généraux français. Quant aux trois compagnies de carabiniers, il estime que le Gouvernement peut en autoriser la levée, et même la favoriser, sans cependant prendre aucun engagement.“ III. Berathung; Weisung an den Minister: „1° Au lien des deux bataillons qui étaient en activité dans le Léman et le Valais et qui viennent d’être licenciés, il en sera levé deux autres de cinq cents hommes chacun, qui seront à la solde de la France, seront entretenus par elle et recevront de ses administrations les vivres de campagne sur le même pied que les troupes françaises. 2° Ces deux bataillons seront formés, l’un en entier dans le canton de Zurich, l’autre dans ceux de Sentis et Thurgovie, en prenant trois cents hommes ou trois compagnies dans ce premier canton et deux cents dans le second. 3° Ils seront composés des soldats de l'élite qui sont en tour pour marcher. 4° Les soldats pourront se faire remplacer; ou observera à cet égard les précautions d’usage. 5° L’engagement sera pour le terme de trois mois. 6° Il sera déclaré à ces corps que le but de leur mise en activité est d’assurer les derrières de l’armée française et de couvrir les frontières sous les ordres des généraux français. Vous êtes chargé .. de rédiger sur ces bases le projet d’une circulaire aux préfets nationaux de Zurich, Sentis et Thurgovie et d’une réponse an général Montchoisy; vous présenterez ce projet le plus promptement possible au C. E. — Quant à la levée de trois compagnies de carabiniers, le C. E. l’autorise, sans cependant prendre aucun engagement à cet égard, et vous en abandonne tous les détails.“

23 septembre 1800. Der Vollziehungsrath an G. Montchoisy. Antwort auf dessen Eröffnungen v. 20. d. (3 jour compl) ... „Le ministre de la Guerre vous a informé, citoyen Général, des motifs qui ont engagé le C. E. à ordonner le licenciement des deux bataillons, lesquels, vu leur composition, n'auraient jamais pu être éloignés à une distance aussi considérable de leurs foyers, puisqu'ils étaient tirés de la garde nationale sédentaire et presqu'entièrement composés de pères de famille. Mais pour prouver à la République française combien le gouvernement helvétique a à coeur de seconder les opérations de l'armée française par tous les moyens que la possibilité met en son pouvoir, il ordonnera la prompte levée de 1000 hommes en deux bataillons, chacun de 500; l'un sera tiré du canton de Zurich, et l'autre de ceux de Thurgovie et de Sentis, la surveillance que la milice exige lui ayant fait adopter le principe de ne lever que de petits corps, afin d'être assurée qu'ils s(er)ont bien conduits. Cette troupe prise dans la partie orientale de l'Helvétie sera plus à mème de faire le service demandé et peut être rassemblée plus tôt que les bataillons du Valais et du Léman n'auraient pu y être dirigés. Le C. E. ne doute nullement que la sollicitude du général en chef pour son armée sétendra sur ces deux bataillons et qu'il aura pris les mesures nécessaires pour assurer leur solde; car il est à craindre que l'époque oü elle cesserait de leur être payée exactement soit aussi celle de leur dissolution. – Quant à la levée de trois compagnies de chasseurs carabiniers, le ministre de la Guerre est chargé de se concerter avec vous ... sur les bases de leur capitulation; les capitaines recevront à cet effet l'autorisation formelle de lever leurs compagnies au moyen d'engagements volontaires, et le Gouvernement leur donnera toutes les facilités qui dépendent de lui.“

25 decembre 1800, Lausanne. Préfet Polier an den Vollziehungsrath. „M'étant assuré par le court séjour que l'escadron du 19e régiment de dragons a fait dans le canton, qu'il y a beaucoup d'inconvénients, sans utilité essentielle, à disséminer la troupe dans les communes chez les anarchistes, surtout lorsqu'elle reçoit ses rations, attendu que les émissaires et agitateurs travaillent les officiers et soldats, les gagnent à leur parti et les indisposent contre le gouvernement, je viens d'adopter un autre plan, qui a obtenu l'assentiment du général Guetard. Le 18e de cavalerie est composé de 266 cavaliers; j'envoie l'état major et 100 cavaliers à Morges et environs, et je forme avec le reste et 2 compagnies du 2d bataillon (Muller) une colonne mobile sous le commandement du chef de brigade, inspecteur des milices Bergier, militaire ferme, modéré, juste et fort entendu. Il se portera successivement et en masse sur les communes rebelles et s'y fera précéder par ma proclamation ci-jointe. En même temps j'invite la chambre administrative à ordonner aux receveurs d'accompagner la colonne pour percevoir les intérêts des censés de 1798 et 1799. La colonne parcourra les districts d'Echallens, Cossonay, Morges, Aubonne et partie d'Yverdon, Orbe et Grandson; dans ces trois derniers ce sont les communes de Pally, Chavornay, Bonvillars, Fiez et Fontaine. Je replie sur Lausanne, pendant la marche de la colonne, les 2 compagnies helvétiques qui sont à Cossonay. J'ai lieu d'espérer du succès de ce nouveau plan, qui supplée par le mouvement de la troupe à sa faiblesse et prévient, en la tenant sous une discipline exacte, les efforts des anarchistes.“

14 janvier 1801 Der Kriegsminister an den Vollziehungsrath. „Le préfet national du canton Léman m'ayant informé par ses lettres du 3e et 6e et 7e cour, de la conduite repréhensible qu'a tenue la municipalité d'Yverdun (!) lors du passage de la colonne mobile par cette commune, je crois devoir rendre compte au Conseil exécutif des événements qui ont eu lieu le 30 et 31 Décembre [1800] dernier. Le cit. Bergier,.. commandant de la colonne mobile, et le cit. Francillon-Dapples, commissaire des guerres du canton de Léman, qui a suivi la colonne par ordre du préfet national pour lui assurer le logement et les subsistances, lorsqu'elle serait logée dans des communes non réfractaires, m'ont rendu compte que la colonne mobile, composée d'infanterie et de cavalerie française et helvétique, après avoir été sous les armes dès les huit heures du matin par une pluie presque continuelle, partit de Vuarens le 30 Décembre à midi, pour aller coucher à Yverdun; deux heures avant son départ le commissaire des guerres y envoya les courriers pour inviter la municipalité de préparer les logements à cette troupe de passage, les vivres devant être fournies des magasins de la République. Harrassée de fatigues par des chemins horribles et par le mauvais temps, la colonne n'y arriva qu'à trois heures du soir. Malgré l'avis qu'en avait reçu la commune, aucun logement n'était prêt à l'arrivée de cette troupe, malgré les remontrances que firent les officiers supérieurs de la colonne, et malgré l'ordre que leur donna le sous-préfet du district, la municipalité .. eut l'inhumanité de refuser le logement, alléguant pour raison la proclamation du préfet national publiée la veille, dans laquelle il est dit, ,que cette troupe d'exécution ne doit être logée que chez les signataires de l'adresse anarchique'; ce n'est qu'après avoir laissé la troupe sous les armes pendant plus de deux heures dans un temps affreux que la municipalité s'est enfin décidée de la loger pour une nuit. — Le lendemain les esprits des habitants n'étaient point calmes; le mauvais exemple que la municipalité avait donné la veille ne pouvait avoir qu'une influence désavantageuse sur eux; des instances brusquement réitérées furent faites par la municipalité au chef de la colonne pour qu'il déclar(ât) ses intentions sur le départ de sa troupe, se récriant sur l'inutilité de sa présence, vu qu'il n'y avait point de signataires dans leur commune, et que par conséquence la colonne devait se rendre à sa destination. Une partie en partit dans la journée, l'autre y séjourna deux jours. — D'après ce rapport j'écrivis à la municipalité d'Y'verdun pour lui demander raison de sa conduite; elle s'excusa de nouveau sur la proclamation du préfet (quoique ce dernier lui ait fait connaître la fausseté de son interprétation), et ensuite sur ce que la troupe n'a pas reçu ses vivres. Trouvant le compte rendu par le commandant de la colonne et la justification de la municipalité contradictoire(s), j'ai envoyé l'un et l'autre au préfet, qui m'a transmis la réponse du commissaire Francillon-Dapples, qui peut servir de procès verbal, par lequel il conste que les faits avancés contre la municipalité sont vrais et que les vivres, qui n'ont pas pu être fournis le 30, vu l'embarras où on s'est trouvé, ont été distribués le lendemain et portés par les militaires à leurs hôtes.“

20 janvier 1801, Lausanne. Préfet Polier au den Vollziehungsrath. „Je dois informer le Conseil que la colonne mobile commandée par le chef Bergier, ayant successivement traversé et séjourné pendant 15 jours dans les districts du centre, du nord et de l'occident du canton, qui renfermaient des signataires de l'adresse anarchique, a obtenu la rétractation, et (ce) d'après le modèle imprimé que j'ai fourni, de toutes les communes et individus les composants, ainsi que la promesse d'acquitter les censés arréragées. Le commandant Bergier a déterminé les jours fixes de cette perception pour tout le courant de ce mois, et les (!) a avisés qu'il repassera à l'échéance pour soumettre à l'exécution militaires tous les reliquataires non reconnus pauvres à forme des arrêtés relatifs. — La colonne étant rentrée ici Dimanche 18 courant, je lui ai donné trois jours de repos, et elle part demain pour les districts de Vevey et d'Aigle, et de là, suivant vos ordres, dans le canton de Fribourg. J'en ai prévenu mon collègue. Après avoir rempli cette mission, elle reviendra dans le Léman par Moudon et Oron, où elle n'a point encore été; puis elle repassera dans les districts d'Yverdun (!), Grandson, Orbe, Echallens, Cossonay, Aubonne, Nyon, Rolle, Morges et Lausanne, pour soumettre, comme ils en sont avisés, tout ce qui n'aura pas satisfait aux impositions et redevances. — Ne pouvant me dissimuler que les rétractations et la soumission générale des malveillants sont l'effet de la présence de la force plutôt que d'une résipiscence sur laquelle on puisse solidement compter, et que même il règne beaucoup d'agitation dans les districts du centre, j'ai cru devoir réduire la colonne à trois compagnies du bataillon Muller et cent cavaliers français du 18e, en tout 300 hommes, laisser dans les districts d'Aubonne et Morges cent cavaliers, la comp, de grenadiers du 2d bataillon à l'arsenal de Morges et ici, pour être prêts à se porter sur tous les points, 40 cavaliers et les quatre compagnies d'infanterie helvétique restantes, savoir celles de Waldki(r)ch et Gentils, chasseurs, Ackermann et Lutold du 2d bataillon. Je me fais un vrai plaisir de rendre au chef Bergier et à la colonne la justice qu'il ne m'est pas parvenu une seule plainte les concernant; le 18e de cavalerie est distingué par sa sagesse et sa bonne discipline.“




Troupes Helvétiques

mars-mai 1798 milices de Zurich au service France

15 mars 1798 l'etat-major de garnison de de ville de Zurich
commandant: M. Major Hans Georg Wipf de Marthalen (1760-1836)
Obrist-Lieutenant: M. Major Johann Jakob Meyer (1763-1819)
Major: M. capitaine Weber de Wetzikon
1er Aide-Major: M. Adjutant Landrichter Gerold Zuppinger (1742-) de Männedorf
2me Aide-Major: M. Adjutant Erb de Haute-Winterthur
pasteur de Garnison: M. Catechet Schweizer
1er maître-d'arrondissement: M. Hulftegger de Meilen
2me maître-d'arrondissement: M. Abegg de Küßnacht
avec contingents des 20 arrondissements militaires envorin 1000 hommes

17 Avril 1798 Le canton de Zurich, helvétique, avait mis sur pied les troupes nécessaires à la garde du blocus des Petits-Cantons. Ces troupes étaient réparties: à Knonau et à Rappel contre Zoug

30 avril 1798 combat de village de Feldbach et Rapperswil
sous les ordres du général (française) Nouvion
détachement à Stäfa, Rüti et la contrée de Rapperswil, contre le district de Gaster et le Toggenbourg
Major Hans Jakob Braendli de Meilen
capitaine d'artillerie Mettler de Stäfa
400 chasseurs

30 avril 1798 combat de Wollerau
sous les ordres du adjudant-général (française) Frassinet Division Nouvion
détachement à Richterswil, contre Glaris et Schwytz
colonel Hans Georg Wipf de Marthalen (1760-1836)
capitaine d'artillerie Ludwig Hess de Zürich
400 hommes

février-mai 1798 milices du Léman au service France

12 février 1798 convoque pour le surlendemain les milices vaudoises
13 février l'assemblee provisoire avait nomme general en chef des milices vaudoises Gaudin qui refusa et fut remplace le 20 par De Bons
23 février Levy milice de 4000 volontaires

chef des milices vaudoises et chef des troupes qui occupèrent les frontières du Pays de Vaud, enfin général de la force armée du canton du Léman:
20 février 1798 Jean Louis de Bons de Lausanne (1762-1810)
Chef de l'état-major:
27 février 1798 Octave-Louis-Samuel de La Harpe de Rolle (1766-1829)
commissaire des guerres:
avant 14 mars 1798 Jean-Emanuel-Henri Sterchi de Morges (1753-1813)

14 mars 1798 chef de demi-brigade? Busigny

L'infanterie
1re demi-brigade auxiliaire vaudoise:
Chef de brigade François-Dominique Perrier d'Estavayer (1746-1820)
bataillon du Lieutenant-colonel Albert-Samuel-Alarc-Francois-« Gabriel » Forneret de Lausanne (1763-1798)
bataillon du Jean-Emanuel-Henri Sterchi de Morges (1753-1813)
bataillon du Louis Blanchenay-Bridel de Morges (1774-1843)
bataillon du François-Louis (Gabriel) Desaillaux de Vevey (1738-1799)
capitaines Vuadens de Vevey, Thomas, Clément, et François-Louis Visinand de Corsier (1760-) du bataillon Desaillaux
Capitiane Charles-Jules Guiguer, baron de Prangins (1780-1840)

2me demi-brigade auxiliaire vaudoise:
1 avril 1798 Chef de brigade Jacques-Auguste-François-« Louis » Clavel de Brenles de Lausanne (1762-1808)
bataillon Michod Boinod d'Aubonne
bataillon Jacob-Gabriel Wasserfall de Lausanne (?-1803)
bataillon Duveluz d'Orbe

bataillon de Chasseurs mineurs:
colonel François-« Samuel » Wild (de Berne) domicilié de Bex (1743-1802)
compagnie de mineurs des salines de Bex:
Capitiane Louis-Henri Favre de Rolle (1770-1834)

Chasseurs carabiniers:
capitaine François Cossy d'Ollon (1769-1838)
capitaine David-« Jacob » Dürr (1741-1809)

escadron de cavalerie:
chef d'escadron F. Mandrot de Morges
chef d'escadron Charles-Louis-Hugues de Bons (1766-1833)(frère puiné du Jean-Louis)

Brigade d'artillerie vaudoise:
commandant en chef l'artillerie Major Benjamin Doxat de Bex (1752-1838)
Compagnie du Capitiane David-Louis-Benjamin Burnand de Moudon (1777-1812)
Compagnie n° 2 de Vevey
Compagnie n° 3 compris les charretiers

Les combats dans les Ormonts en mars 1798

3 mars Lausanne, Ass. représ. „Aigle. Les troupes allemandes cantonnées dans les Ormonds ont envahi Dimanche dernier le territoire de Leysin. Cette nouvelle dans un instant rallie nos guerriers. Une colonne leur oppose un front redoutable, tandis que deux autres s’élancent par des chemins affreux sur les derrìéres de l’ennemi. Etourdì par cette manœuvre et craignant d’être coupé, il ordonne une prompte retraite et se retire avec la honte de son mauvais succès. Nos milices d’Aigle, d’Olon et de Bex ont pris les armes avec une ardeur vraiment patriotique; 400 Valaisans levés par Mangourìt ont montré les meilleures dispositions. Un corps de volontaires de Vevey, cantonné à Villeneuve, est aceouru avec cette ardeur qui signale tous les Veveisans. On doit beaucoup aux sages dispositions des représentants du peuple Deloës, Ausset et Vild, à leur sang-froid et it leur courage. Chacun voulait marcher... . L`Assemblée provisoire a entendu avec le plus vif intérêt ce rapport et a décrété que les Vaudois, les Valaisans et les trois représentants qui ont dirigé les mouvements des troupes, ont bien mérité de la patrie.“

6 mars, Leysin. Erklärung von sechs Officieren: „Les soussignes, voyant tout ce qui s’est passé relativement à la malheureuse journée d’hier vis-à-vis la reddition du pays des Ormonts, l’on remarque que nos braves milices ainsi que le pays (ont) été trahis et pour ainsi dire vendus par un chef au-dessus de monsieur le colonel Chablais, qui a fait une capitulation avec monsieur le commandant des troupes vaudoises ou françaises, qu’en croit qu’il a faite de bonne foi d’après les ordres qu’il aura reçus et ici ignorés dansce moment.“

7 mars Lausanne, Ass. représ. „Le Comite général du Bas­Valaìs a fait rapport de l`empressement avec lequel il a accordé un secours de 400 hommes aux Vaudois des mandements d’Aigle, d'Ollon et de Bex. Il ont tous prouvé leur amour pour la liberté et l'attachement qu’ils portent a leurs voisins. La patrie leur voue une reconnaissance étemelle. Elle adresse ses vifs remercîments au citoyen résident Mangourit, connu par son 'dévouement à la plus belle des causes, pour la part active qu’il a prise Si cet événement, et pour l'intérêt qu’il ne cesse de temoigner au bonheur du peuple vaudois.“

4-6 mars combat à la Forclaz et au Sépey
Chef de brigade: colonel Louis Clavel de Brenles
bataillon de la milice commandé par adjudant-général Jean-Samuel Bergier de Brenles (1758-1825)
bataillon de la milice commandé par chef de bataillon Louis Blanchenay-Bridel de Morges (1774-1843)
un détachement de mineurs des salines de Bex, commandé par le directeur Capitiane Louis-Henri Favre de Rolle (1770-1834) domain du Bexvieux
une brigade d'artillerie de 12 canons, sous les ordres du major Benjamin Doxat de Bex (1752-1838)
compagnie de chasseurs carabiniers du capitaine François Cossy (1769-1838) d'Ollon
compagnie du Vincent
compagnie du Jean Siméon Chapuis de Rivaz (1774-)
compagnie du Jaunin
compagnie du Daniel Grangier de la Tour de Peils (1767-)
2 compagnies françaises

4-6 mars combat au col de la Croix d'Arpille
chef de brigade, commandant les troupes dans ces contrees: Louis-Pierre-Aimé Chastel (1774-1826), commandant les troupes françaises et vaudoises à Aigle

bataillon vaudois du Lieutenant-colonel Gabriel Forneret (1763-1798), commandant et chef de batailon:
bataillon vaudois du François-Louis (Gabriel) Desaillaux de Vevey (1738-1799)
une partie de la compagnie de mineurs du colonel Franz Samuel Wild de Bex (1743-1802)
compagnie valaisanne du capitaine Joseph-Emmanuel de Bons (1739-1810)
compagnie valaisanne capitaine Jacques de Quartéry de Saint-Maurice (1750-1826)
compagnie valaisanne du capitaine Louis-Bonaventure Preux de Saint-Maurice (1761-1830)
2 compagnies françaises
600 hommes

7-15 mai 1798 La campagne du Valais sous le commandement de l'adjudant-général Bergier
commandant en chef les troupes combinées en Valais: Adjudant-général Jean-Samuel Bergier de Brenles (1758-1825)
commandant en chef des troupes lémaniques en Valais: chef de demi-brigade Jacques-Auguste-François-« Louis » Clavel de Brenles de Lausanne (1762-1808)

20 mai 1798 L'affaire de Chamoson
Benjamin Doxat commandant en chef l'artillerie vaudoise, dépêche à Chamoson le chef d'escadron Charles de Bons mener une enquête sur les événements du 20 mai, d'où il résulte que l'affaire de Chamoson ne peut être mise à la charge du bataillon Blanchenay: celui-ci a quitté Leytron le 20




La troupe soldée du Léman
19 octobre 1798 Arrêté du Directoire helvétique: «Les citoyens formant la troupe soldée du Léman seront conservés au service de la Nation»

Henri Polier Préfet National du Canton du Léman, aux Oficiers de tous les grades, & armes des gardes nationales sédentaire & soldée. Salut Républicain & fraternel.
Le Directoire Exécutif ayant appris que quelques officiers qui ont demandé leur démission, au lieu de s'adresser chacun à, son supérieur immédiat qui la transmet au sien & ainsi de suite en suivant les grades jusqu'au chef du corps qui la fait passer au Bureau militaire de qui elle est obtenue, l'ont envoyée immédiatemenr à ce Bureau; ordonne qu'à l'avenír la gradation ci-dessus soit exactement observée.
Donné pour conduite à Lausanne sous mon sceau & signature, le 4 Décembre 1798. Henri Polier, Préfet National.

Arrêté, du Directoire.
Le Directoire Exécutif, instruit qu'un grand nombre de jeunes citoyens du Canton Léman manifestent le désir d'entrer dans la légion décrétée par le Corps Législatif en date du Septembre, ouï son Ministre de la guerre, Arrête:
1. Les citoyens du Canton Léman qui désirent servir la République dans la légion décrétée par le Corps Législatif, devront signer volontairement un engagement de deux ans.
2. Ils entreront dans la troupe soldée du Léman pour y être casernes, exercés & disciplinés, jusqu'à-ce qu'ils passent dans la légion.
3. Ils receyront le prêt & les rations, comme troupes soldées du Canton Léman; à cet effet les fonds nécessaires seront remis au Bureau des finances de la Chambre administrative, qui acquittera leur solde fur un état de revue, fourni par le Commissaire des guerres, qui en enverra un double au Ministre de la guerre.
4. Ils recevront les petites fournitures suivant leur besoin, d'aprés un état détaillé parle Commissaire des guerres, & contre-signé par le commandant du corps soldé, l'habillement ne leur sera délivré que lorsqu'ils auront joint la légion.
5. Ces petites fournitures sont imputables fur leur décompte.
6. La Commune ou Municipalité de Lausanne, fera l'avance des effets de casernemént que cette augmentation exige, & le Gouvernement en tiendra compte.

Ainsi arrêté à Lucerne, le 16 Novembre 1798.
Le Président du Directoire Exécutif, (Signé) Laharpe. Certifie conforme à l'original, Henri Polier Préfet National. Le Préfet National soussigné, prévient les jeunes gens da Canton, qui en conformité de l'arrêté ci-dessus, défirent servir la Patrie dans la légion Helvétique, qu'ils doivent s'adresser au citoyen Clavel, chef de la garde Nationale soldée, chargé de les admettre provisoirement dans sa troupe, à Lausanne le 5 Décembre 1798. H. Polier, Pr. Nat.


12 Mars 1799, Lucerne.
Directoire Exécutif.
Copie d'une lettre du Directoire Exécutif,
Au Citoyen Clavel, Chef de la troupe soldée du Léman, de retour d'Altorf ou il avait été envoyé avec sa troupe, à la nouvelle du léger désavantage qu'avaient essuyé les troupes française à Dissentis.

Citoyen,
Votre Gouvernement pensais avoir besoin de patriotisme & de courage; c'est chez vous & la troupe sous vos ordres qu'il Jes a cherchés. L'ardeur avec laquelle vous vous étés portés á sa voix, au lieu où il vous montrait le danger, l'habileté avec laquelle vous avez su rendre voue présence agréable à un peuple moins accoutumé aux formes de la Constitution Helvétique, onr justifié son attente. Recevez ici, & transmettez à votre brave troupe l'expression de son entière satisfaction. La République vous connaic, vous apprécie, & espère en vous. Le Président du Directoire Exécutif, Bay.
Certifié conforme, le Secr. général, Mousson.

Deux bataillons du Léman, commandés par Clavel de Brenles et Favre, se distinguèrent particulièrement sous Lecourbe [juin 1815?], et furent mis à l'ordre du jour de l'armée.

30 mars 1799 2 compagnies de 100 hommes à la garnison du chef-lieu de la République
14-17 avril 2 compagnies de la troupe soldée du Léman, L'expédition Canton d'Oberland.
7 mai 1799 résolution qui propose d'augmenter la légion helvétique & d'incorporer la troupe soldée du Léman
Pour augmenter l'artillerie et la cavalerie de la légion helvétique et pour ne pas laisser en corps séparé les troupes levées dans le canton du Léman avant sa réunion àl'Helvétie, on incorpora les Vaudois à cette légion.
25 Mai 1799 4 compagnies soldées à Iberg (Schwytz)
29 juin 1799 4 compagnies soldées du Léman resteront sur la ligne jusqu'à l'organisatiun définitive de la troupe soldée, dont elles doivent faire partie.



La garnison du chef-lieu de la République (La garde des autorités supremes - Die Wache der obersten Gewalten)

29 mars; Senat (secret). ... pour renforcer la garnison 60 chasseurs (tirailleurs) devraient provenir de Bâle ...

Le Directoire exécutif, en exécution de la loi du 30 Mars 1799, qui invite le D. E. à faire marcher sans délai à Lucerne quinze cents hommes de troupes prises autant qu’il sera possible de tous les cantons à proportion de leur population, et ouï le rapport du ministre de la Guerre,
arrête:
1. La garnison du chef-lieu de la République ordonnée par le décret précité sera composée,
futre la troupe soldée du Léman, portée à deux compagnies de 100 hommes,
et la compagnie de chasseurs volontaires de Lucerne,
d’une compagnie du canton d’Argovie, forte de 100 hommes,
de trois compagnies du canton de Berne, (fortes) de 100 hommes (chacune),
de deux compagnies de celui de Fribourg, idem
d’une de celui de Lucerne, idem
de deux compagnies de celui d’Oberland, idem
d'une de celui de Soleure, idem
de deux compagnies de celui de Waldstætten, idem.
2. Les compagnies qui ne pourront être logées dans la commune même de Lucerne, Seront cantonnées dans les villages près de la ville et formeront des avant-postes.
3. Les compagnies cantonnées dans les villages seront relevées tous les mois à, tour de rôle par celles de la garnison.
4. Le sort fixera entre ces compagnies le rang et le tour de service. 5. Le ministre de la Guerre est chargé de l'exécution instante du présent arrêté.
Der Minister hatte zur ersten Tour auch die Cantone Basel und Lugano, mit je 1 Compagnie, einbezogen, eine zweite und dritte Tour vorgeschlagen, die aber vom D. vertagt wurden, und Anträge für die Bildung des Stabes beigefügt

„Le D. E. laisse au commandant en chef la proposition pour l'autre adjudant-major et aux officiers formant l'etat-major celle pour les adjudants sous-officiers. Quant aux places de quartier-maîtres, chirurgien et tambour-major, il vous invite a lui proposer les citoyens que vous jugerez capables de les remplir.

9 avril 1799, 1600 hommes; 400 hommes schon in Lucerne befanden; die übrigen sollten vom 11. bis 17. eintretfen. Von Dir. Laharpe ist dabei notirt, dass die zwei Freiburger Compagnien von C. Gapany für einige Zeit zurückbehalten werden; Unterm 12. zeigte der Minister an, dass der Statthalter von Oberland durch Unruhen verhindert sei, die zwei Compagnien zu senden Dagegen sandte C. Huber eine
16 avril 1 Compagnie de Soleure
15 juillet 1799 réduire à 600 hommes la garde des autorités supremes fixée par decret à 1500; que les 600 hommes de garnison à Berne

commandant en chef:
2 avril 1799 Jacques-Auguste-François-« Louis » Clavel de Brenles de Lausanne (1762-1808)
?
juin-29 Juillet 1799 Jean Tobler de Thurgovie (1765-1839) Commandant de place de Bern
?
12 decembre 1799 Friederich Wyttenbach de Bern (1769-)

adjutant-major:
2 avril 1799 Gaspard Gessner de Zurich (1736-)
decembre 1799 lieutnant de Grenadiers Jakob Emanuel Roschi de Berne (1778-1848)
5 decembre 1799-1801 Johann Victor Guyot (1778-)

Quartier-Maître:
10 avril 1779 Alexander Fornaro de Raperswil (1773-)
18 mars 1800 Ludwig Meyer de Herisau (1778-)

Chirurgien-Major:
1799 Heinrich Keller de Marthalen, Zürich

Adjutant-sousofficier
1799 Jakob König de Bern

chef de bataillon:
2 avril 1799 Franz Leonz « Bonaventura » Landwing de Zoug (1751-1839)(canton de Waldstaetten)

16 avril 1799 Captiane Karl Franz Brandenberg de Zoug avec 24 hommes à Lucern

1re Compagnie
4 févier 1800 Capitaine Friderich Ludwig Meiss de Zürich (1750-1835) 1801 chef de Bataillon
1800 Lieutenant Fidel Anton Anderwerth de Münster (1776-)
1800 sous-Lieutenant Johann Rudolf Dürr de Arau

2me Compagnie.
1800 capitaine Diethelm Ganz de Rorbas, C. Zürich (1746-)
1800 sous-Lieutenant Joseph Wolf de Neukirch, C. Lucerne (1773-)
1 avril 1800 Unter-Lieutenant Philipp Thaul de St. Gall

3me Compagnie
1800 capitaine Hieronimus Hünerwadel de Lenzburg (1776-)
1800 Lieutenant Johann Bencdicht de Berne
1800 sous-Lieutenant Tobias Publion de Villarvollard, C. Fribourg (1759-)



Helvetische Legion 1799 par Albert von EscherLa première Légion Helvétique
4 septembre 1798 Organisation de la Légion
Le grand et petit état-major de la légion se composaient:
d‘un colonel
de deux capitaines—majors
d’un capitaine-trésorier et quartier—maître
de deux porte—drapeaux et étendard
de quatre adjudants
d’un chirurgien—major
d’un aide-chirurgien
d’un vétérinaire
de neuf sapeurs dont un sergent
d’un tambour—major
de deux tambours-maîtres
d’un trompette—major
de quatre trompettes
de quatre maîtres-ouvriers

Commandant avec Rang de colonel:
7 novembre 1798 Augustin Keller de Soleure (1754-?)
23 mai 1799 de facto (provisoirement) et 31 juillet 1799 commandant Jean Louis de Bons de Lausanne (1762-1810)

Commandant de l’infanterie: septembre 1798 chef de Bataillon Jean Louis de Bons de Lausanne (1762-1810); 23 mai 1799 Franz Grimm de Soleure (1765-)
Commandant des chasseurs: chef de Bataillon Jean-Joseph Knusert d'Appenzell-Intérieur (ca.1761-1799)
Commandant des hussards: chef d'escadron Jean Dolder de Meilen, Zurich (1775-) (à ne pas confondre avec Jean-Rodolphe Dolder (1753-1807) landamman de la Suisse)
Commandant del’artillerie: 21 novembre 1798 chef de Bataillon Louis-François-Charles-Claude Le Blanc de Prébois de Besançon (1767-)

Adjutant-majors avec rang de capitaine:
Adjutant de Bataillon: september 1798 Sigmund Kneubühler, 23 november 1798 Obrist Major Karl Ludwig de Graffenried de Berne
Adjutant de l'Infanterie: capitaine Johann Baptist Jakob Mayenfisch de Kaiserstuhl sur Rhin, Argovie (1777-1837)
Adjutant des chasseurs: Étienne Gentils de Lausanne (1775-)
Adjutant des hussards: Johann Albrecht Frischmann de Bâle (1774-1830)

Quartier-Maître de létat-major: Nicolas Schwick de Trèves (Trier)
Chirurgen-Majors:
4 septembre 1798 Jakob Fischli de Diessenhofen (1774-)
21 decembre 1798-28 mars 1799 Rodolphe-Abraham Schifferli de Thun (1775-1837)
24 juin-19 november 1799 Jakob Fischli de Diessenhofen (1774-)

Chaque arme avait un adjudant-instructeur:
de l’infanterie: Jakob Hegi de Rossau, Mettmenstetten, Zurich (1758-)
des chasseurs: adjutant sous officier Abraham Rösselet de Douanne sur le lac de Bienne, alors résidant à Berne (1770-1850)
Plus tard, on nomma deux lieutenants—aide-majors pour l'infanterie et les chasseurs.

La Légion helvétique interarmes devait compter de 15 compagnies:
Etat-major 20 Hommes
8 compagnies d’infanterie de ligne, (fusiliers) de 100 hommes = 1 bataillon de ligne
Capitaines:
1 novembre 1798 Rodolphe-Louis de Goumoëns de Berne (1771–1839)
14 novembre 1798 Jacques Emanuel Raaflaub de Gesseney/Saanen (1768-)
14 novembre 1798 Franz Grimm de Soleure (1765-)
Zuppinger de Männedorf (1778-1799) a eu la téte emportee à la Deuxième bataille de Zurich
24 janvier 1799 Elias Streckeisen de Bâle
Ferrier blessé à combat de Frauenfeld le 25 mai 1799
Lieutenants:
Dietrich Stauffacher de Matt, canton de Linth (1774-) blessé à combat de Frauenfeld le 25 mai 1799
Jean-François-Louis Chabaud de Lausanne (1759-) blessé à combat de Frauenfeld le 25 mai 1799
sous-lieutenants:
20 novembre 1798 Joseph Tornare de Charmey, Fribourg (1768-), lieutenant le 19 août 1799, Blessé d'un coup de feu, le 10 août 1799, d'un coup de feu à la jambe gauche à la bataille de Zurich. En 1799, à la bataille de Winterthur, le drapeau helvétique ayant été en danger d'être pris par un soldat autrichien, Tornare le reprit de vive force et se jeta dans la rivière de la Töss, qu'il a traversée à la nage.
Théophile Ebersold de Trimstein, canton de Berne,(1774-) blessé à combat de Frauenfeld le 25 mai 1799
24 Janvier 1799 Johann Georg Preiswerk de Bâle blessé et tué à combat de Frauenfeld le 25 mai 1799

4 compagnies de d’infanterie légère (chasseurs à pied) de 100 hommes

2 compagnies de hussards de 95 hommes = 1 escadron
chef d'escadron: 21 mai 1799 Charles-Louis-Hugues de Bons (1766-1833)
capitaine de hussards: 1 novembre 1798 Karl Ludwig de Graffenried de Berne

1 compagnie d’ Artillerie
4 decembre 1798 Lieutenant d'artillerie Johann Abraham Dapples de Morsee (1773-)
Artilleur/Canonnier Joseph Gaspard Schumacher de Schüpfeim, Lucerne (1776-1847)

Chacune des douze compagnies d’infanterie et de chasseurs avait un capitaine, un 1er lieutenant, un 2e lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent—major, un sergent—fourcîer, quatre sergents, huit caporaux, deux tambours, centet cinq fusiliers ou chasseurs.
L’escadron de hussards avait le même nombre d’officiers, un maréchal des logis chef, un maréchal des logis fourricr, quatre maréchaux des logis , huit brigadiers, deux trompettes, cent et cinq hussards.
La compagnie d’artillerie avait un capitaine en premier, un en second, un 1er lieutenant, un 2e lieutenant, le reste comme l’infanterie. La troupe se composait d’artificiers, d'ouvriers et de canonniers.

Quatorze compagnies à 125 hommes donnaient à la légion une force totale de 1,784 hommes, dont 34 d‘état-major.

4 septembre 1798 un arrêté créée la légion helvétique, était destinée aux besoins intérieurs. La légion devaient êtres composées de volontaires
1er Octobre 1798 organisée à Berne et à Soleure. Elle quitta cette dernière ville pour se rendre en Thurgovie et sur la rive gauche du Rhin.
1 février 1799 La légion helvétique comptait, au 73 officiers et 1125 sous-officiers et soldats
8 mars 1799 à Rheinsfeld 700 hommes attendons avec 4 canons; 600 hommes pour garnir les frontières
27 mars 1799 Général Keller à Münsterlingen, avec son légion à près de Kreuzlingen
30 mars 1799 le commandant de l'infanterie de la Légion, Debons, avec 80 soldats de la même à Olten
avril en division française Nouvion marché contre les insurgés des cantons Argovie et Soleure
1 avril 1799 Infanterie de la Légion à Oensingen, Canton de Soleure
3 avril Jean Dolder de Meilen, chef d'escadron de hussards de la légion du canton d'Oberland
9 avril tout disponible chasseurs à chavel de la légion
12 avril 200 hommes de la Légion pour la répression des révoltes paysannes dans le district d'Olten, canton de Soleure
12 avril 13 husards de la Légion à Thun cantone d'Oberland pour la répression des révoltes paysannes
14 avril infanterie de la Légion à Romanshorn
17 avril une attaque par l'armée impériale avec trois canonnières près de Bottikofen été repelles par la Légion. Lieutenant d'artillerie Dapples
19 avril „Le Directoire Exécutif vous charge de temoigner au chef d’escadron Dolder [la Légion] toute sa satisfaction pour la conduite brave, forme et prudente dont il vient de donner des preuves dans le canton d’Oberland.“
20 avril l'ordre de partir de Berne pour le lac de Constance.
4 mai La légion helvétique qui avoit marché contre les insurgés de Schwitz, va retourner à son poste sur le Rhin
4 mai 608 hommes en 2me Division: général Oudinot quartier-général à Frauenfeld
7 mai 1799 résolution qui propose d'augmenter la légion helvétique & d'incorporer la troupe soldée du Léman
Pour augmenter l'artillerie et la cavalerie de la légion helvétique et pour ne pas laisser en corps séparé les troupes levées dans le canton du Léman avant sa réunion àl'Helvétie, on incorpora les Vaudois à cette légion, et l'effectif fut porté à 500 artilleurs, 500 hussards, un bataillon d'infanterie de ligne et un de chasseurs, chacun de 1,000 hommes.
21 mai 50 hommes d'artillerie de la Légion sous Lieutenant Dapples à Bottighofen [entre Kreuzlingen et Münsterlingen] et Romanshorn
21 mai 400 hommes de la Légion près de Herisau
21 mai Commandant Jean-Louis de Bons avec 3 canons et 400 hommes près de Romanshorn
21 mai chef d'escadron Charles-Louis-Hugues de Bons (1766-1833)(frère puiné du Jean-Louis) 75 hommes de cavalerie à Münsterlingen, [près de Kreuznach] et sur la ligne d'opérations
24 mai 800 hommes
25 mai combat de Frauenfeld infanterie de ligne et chasseurs à peid, 547 hommes, 133 tués que blessés
27 mai bataille de Winterthour 1 Bataillon d’infanterie de ligne chef de Bataillon de Bons fait prisonnier et compagnies de chasseurs à peid Capitaine Knusert blessé, fait prisonnier et tué
28 mai 120 hommes (!)
30 mai 300 hommes
2 juin 400 hommes
3 juin Jean Dolder de Meilen, chef d'escadron de hussards de la légion, est investi du commandement temporaire du canton d'Oberland
4-7 juin La Première bataille de Zurich
juin 155 hommes
27 juin la légion helvétique est réduite à 3,000 hommes
15 juillet les chasseurs à cheval de la Légion restent à Berne
15 juillet l'infanterie de la Légion, qui devra être complétée jusques à 12 compagnies de 100 hommes chacune, se rendra en Valais pour y relever les bataillons d'élite du Léman.
22 juillet deux bataillons de 900 hommes
7 août Division (française) de l'Intérieur de l'Helvétie du général Montchoisy
10 août un coup de feu?
septembre Division Lorge, Brigade Bontemps, 1re légion helvétique au camp de Killwangen, canton Baden, chasseurs helvétiens 1,264 hommes
septembre Division Montchoisy, de l'intérieur, Brigade Ruby, légion helvétique, chasseurs a cheval, Berne, Brientz, Untersee, Spitz, 148 hommes
25 septembre La légion se distingua de nouveau au passage de la Limmat
25-26 Septembre La Deuxième bataille de Zurich

26. September, Zürich. Le fait est confirmé par Debons, chef de la légion helvétique, qui écrivait au ministre de la guerre helvétique. „C'est de Zurich que je vous écris, oû après un jeûne continuel depuis les huit heures d’avant-hier an soir, je suis venu manger une petite soupe pour me restaurer. J'ai recommandé les braves gens que je commande au préfet Pfenninger pour leur faire avoir la nourriture dont ils ont un aussi grand besoin que moi.-— Je dois, citoyen Ministre, vous faire l'éloge de la Légion, elle a vraiment soutenu l'honneur helvétique. Hier, nos chasseurs étaient à la porte de Zurich et auraient peut-être conservé ce poste s'ils avaient eu suffisamment de monde pour les soutenir. Aujourd'hui, ils ont enlevé plusieurs pièces de canon, qu'une charge de cavalerie les a obligés à abandonner; ils ont enlevé de même la caisse de l'armée russe, mais ils n'ont pas eu le temps d'en faire une prise pour le corps et la nation; l'ennemi les a chargés, quatre chasseurs y ont perdu la vie, et les autres se sont sauvés avec quelques écus dans leurs poches. La conduite de la Légion lui a coûté cher; le brave [Noel] Thiévand (de Porentui?), sous-lieutenant de la première, y a perdu la vie hier. Aujourdhui le capitaine Zuppinger [de Männedorf] a eu la téte emportee; le commandant Clavel a été blessé a la téte a côté de moi, mais il ne l’est pas dangereusement; plusieurs autres officiers ont été aussi plus ou moins blesses, mais aucun dangereusement. — Le citoyen Bolomey, (caporal dans) la 1re compagnie (d’)infanterie, récut hier un des premiers coups de feu; il l'empêchait seulement, aprés le premier pansement et le repos de la nuit, de remuer facilement le bras; néanmoins, voulant partager la gloire de ses camarades, il a repris ses armes ce matin et a été blessé de nouvea,. l’espere que cette nouvelle blessure ne le mettra pas hors d'etat de profiter des avantages que votre bienveillance et sa bonne conduite pourra lui meriter. Je n’entre pas dans de plus grands details, n’en ayant pas le temps. Le citoyen Laharpe, qui vous ecrit a côté de moi, vous rendra compte de toutes les grandes operations. Ma premiers vous informera du nombre des morts et blessés.“




Demi-brigade helvétique 1799corps auxiliaire helvétique (demi-brigades helvétiques), en service français en 1799 (voir Demi-brigades helvétiques 1803-1805)

30 novembre 1798 le Directoire autorise à recruter en Suisse un corps auxiliaire de 18 000 hommes formant 6 demi-brigades organisées comme les unités françaises (3000 hommes). Les troupes auxiliaires devaient êtres composées de volontaires.
Ces troupes formèrent six demi-brigades, composées de trois bataillons chacune, le bataillon d’une compagnie de grenadiers et de huit du centre.
Chaque demi—brigade avait un chef dit de brigade, trois chefs de bataillon, trois adjudants-major, deux quartiersmaîtres-trésoriers , trois chirurgiens-majors, trois adjudants sous-officiers, un tambour—major, un caporal—tambour, huit musiciens dont un chef, trois maîtres tailleurs, trois maîtres cordonniers.
Chaque compagnie avait un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un sergent-major, deux sergents, un caporalfourrier, six caporaux, six appointés, cent-un fusiliers et deux tambours.

Habit bleu national, revers jaunes, liserés rouges, paremens jaunes, liserés rouges avec une patte verte liserée jaune; collet rouge, liseré de jaune, poches en travers liserés jaunes, doublure blanche; veste et culottes blanches, cocarde aux couleurs helvétiques, rouge, vert et jaune; la coiffure et la chaussure comme l'infanterie française.

La force de la demi—brigade s’élevait à 2,930 hommes, dont 50 appartenant à son état—major.

février-avril 1799 tout 6 demi-brigades helvétiques Division française de Nouvion
Quartier-général à Lucerne
zugeteilt, blieben aber, während Eliten und Legion schon längst im Felde lagen, in ihrer Reservestellung noch zurück.

20 avril 1799 Division Jean-Baptiste Nouvion (1753-1825) 12 Bat. 4 Esc. 8000 Mann im Innern der Schweiz an verschiedenen Orten, namentlich auch in Zürich zur Arbeit am verschanzten Lager. Die Division bestand aus den Depot-Bataillons der ehemaligen französisch-helvetischen Armee, ferner aus schweizerischen Auxiliartruppen (Halbbrigaden/demi-brigade helvétique) u. Elitenbataillons, Divsionsstab in Luzern.

30 avril 1799 465 officiers et 3589 hommes
19 mai 1799 garnison à Soleure tout les demi-brigades 509 Officiers, 3587 hommes
775 Officiers, 17 225 hommes au lieu de cela devrait être le

1ère demi-brigade helvétique
Commandant:
Le Directoire Exécutif informé du patriotisme, du mérite et des talens du citoyen Weber, ci-devant brigadier au service d'Hollande.
Arrête:
1. Le citoyen [Jean] Weber [de Brütteln, Berne (1752-1799)] est nommé chef de la première demi brigade Helvétique auxiliaire, au service de la République Française.
2. La priorité de sa nomination lui assure la priorité de rang.
3. Le Ministre de la guerre est charge de la notification du présent arrêté.
Lucerne le 11 Janvier 1799.
Président Oberlin.
Le Secrétaire général Mousson.

Le Directoire Exécutif prenant en considération, les services du Citoyen Perrier d'Estavayer, ses talens militaires, et son patriotisme , dont il a donné des preuves pendant la révolution,
Arrête:
1. Le Citoyen [François-Dominique] Perrier [d'Estavayer (1746-1820)] est nommé chef de brigade, dans le Corps auxiliaire.
2. Il est invité à se rendre incessamment auprès du Général Schauenbourg, pour se concerter avec lui sur les mesures à prendre. 3. Le Ministre de la guerre est chargé do la notif1cation instante du présent arrêté.
Lucerne le 25 Janvier 1799.
Président Glayre.
Le Secrétaire Général Mousson.

Chefs de Bataillons:
29 janvier 1799 Johannes Merian de Bâle
29 janvier 1799 Louis Blanchenay de Morges (1774-1843) de Léman
29 janvier 1799 Fortuné Antoine Rodolphe Hartmannis de Grisons (1765-1825)

Capitaines:
27 janvier 1799 Daniel Grangier de la Tour de Peils (1767-) blessé Première bataille de Zurich 4 juin 1799
27 janvier 1799 Rodolphe Réal Chapelles de Moudon (1754-1837), 3 févier 1800 chef de bataillon

25 janvier 1799 à Berne
février-avril 1799 division française Nouvion
avril à Soleure
4 mai 1024 hommes Division (française) de l'intérieur de l'Helvétie: général Nouvion
mai division française Lecourbe
19 mai 98 Officiers, 935 hommes garnison à Soleure
22 mai près de Zurzach
24 mai près de Bâle
4-7 juin Première bataille de Zurich
19 juin 5e division française Tharreau
7 août 5e division française Tharreau
13 août 7e division française Souham
septembre 794 hommes Haltingen, Lorach, Huningue, division française Chabran, brigade Nouvion

2ème demi-brigade helvétique
Commandant:
31 janvier 1799 Jost Schwytzer de Buonas de Lucerne (1754-1809)
janvier 1800 Beat Ludwig de Wattenwyl de Bern (1741-1825)

Chefs de Bataillons:
31 janvier 1799 Samuel Turtaz de Orbe [voir la 5ème demi-brigade helvétique]
31 janvier 1799 Beat Felber de Lucerne (1764-)
31 janvier 1799 Joseph Croisier d'Estavayer
9 mars 1799 Jean-Emanuel-Henri Sterchi ou Sterky de Morges (1753-1813)
1799 Beat Ludwig Ernst de Berne (1756-1809)


Adjutant-major:
1 avril 1799 capitaine Johann Baptist Ludwig Göldin de Tiefenau (1773-1855)
7 novembre 1799 captianie de grenadiers Carl Zingg de Aarburg (1770-)

Capitaines:
févier 1799 Beat Ludwig Ernst de Berne (1756-1809)

février-avril division française Nouvion
14-17 avril expédition d'Oberland. Colonne de gauche, composée de 200 hommes de la 2ème demi-brigade auxiliaire, sous les ordres du chef de bataillon Felber
19 mai 92 Officiers, 643 hommes garnison à Soleure
21 mai division française Lecourbe
19 juin 6e division française Lorges
7 août 6e division française Ney
17 août 1799 Combat de Döttingen 1 compagnie du 2ème demi-brigade helvétique (6e Division Ney)
septembre 544 hommes , à Walbach division Klein, brigade Goulus
24 septembre 1799 538 hommes 3e division Soult Les troupes non embrigadées. Ces Troupes déviant rejoindre la division les 22e et 23e Septembre. Il ne parait pas qu'elles aient été engagées le 24 et le 25 Septembre. Elles furent employées à la garde de la rive gauche du lac de Zürich. Un ordre du 5 vendémiaire vint leur prescrire de se rendre respectivement à Zürich et à la 7e division française [Dominique Louis Antoine] Klein (1761-1845)
25-26 septembre 1799 La Deuxième bataille de Zurich
1 et 2 Octobre 1799 Combat de Näfels Brigade sous Général Adolphe Édouard Mortier (1768-1835). Le 1er octobre, 300 hommes de la 2° demi-brigade helvétique furent chargés de défendre le pont de la Linth à Näfels. Une division de 10,000 Russes voulut s’emparer de ce poste et de ce passage important. Trois attaques impétueuses échouèrent contre une résistance opiniâtre. L’ennemi fut obligé de renoncer à son entreprise après avoir en beaucoup de morts et de blessés. Le brave capitaine de grenadiers Zingg et plusieurs officiers furent blessés, le premier grièvement, les autres plus légèrement. Le bataillon y perdit 97 hommes tués et blessés. [Régiment suisse de Rovéréa, tombé au combat de Naefels contre les Français en 1799. Ce régiment, formé d'émigrés vaudois et romands.]

Berne 28 Janvier 1800.
On se rappelle que les troupes Helvétiques qui ont coopéré à la réacquisition des contrées envahies par l'ennemi, ont ob tenu du Général en chef des témoignages de satisfaction.
A cette occasion, la séconde demi brigade auxiliaire a mérité des éloges que le général Molitor s'eft empresse de lui donner, mais qui n'ont point obtenu la publicité qu'ils méritent. C'est donc avec empressement que nous réparons cet oubli par l'impression de la lettre suivante:
Molitor General de Brigade, au citoyen Zingg adjudant-major de la deuxième demi-brigade Helvétique.
Je ne me suis pas borné, citoyen adjudant-major, à donner de vive voix des éloges à la conduite distinguée que vous avez tenue à la journée du 9 Vendémiaire. J'ai consigné dans un rapport officiel adresse au Général en chef, les traits héroiques qui ont signalé la 2me demi-brigade Helvétique. Je n'ai pas laide ignorer que ce même champ-debataille de Näfels déjà si connu par la valeur de vos pères, avait été illustré de nouveau par les enfans de l'Helvétie d'une manière non moins brillante. Je n'ai pas oublié le vaillant exemple que vous avez donné en marchant à la tête 'de cette intrépide colonne de 300 hommes qui repoussa dix mille Russes.
Je regrète donc infiniment, citoyen adjudant major, que mon rapport n'ait pas eu plus de publicité, & je saisis avec autant d'empressement que de plaisir l'occasion de vous rappeller une action qui vous fait tant d'honneur & qui vous a acquis des droits si positifs à la reconnaissance nationale, à l'estime de vos camarades & particulièrement à la mienne.
J'ai appris avec autant d'intérêt que de satissaction que vous étiez gueri de votre blessure.
Salut & estime, Molitor.


3ème demi-brigade helvétique
commandant:
31 janvier 1799 représentant Johann « Rudolf » de Graffenried de Bümpliz (1751–1823) (Il informé qu'il refusait d'accepter le poste offert en raison de considérations domestique; remplacement doit être trouvée sans délai)
12 février 1799 (29 mai 1800?) Melchior Zwicky de Mollis, Glaris (1750-1806)
17 décembre 1800 André Ragettli (Raguettly) de Flims, Grisons (1756-1812)

Chefs de Bataillons:
31 janvier 1799 Georg Bazin
31 janvier 1799 Oberteufer de Herisau, Appenzell
31 janvier 1799 Alois Jost de Zizers, Grisons (1759-1827) 4 avril 1799 commissaire du gouvernement dans les cantons de Bellinzone et de Lugano
22 février 1799 André Ragettli (Raguettly) de Flims, Grisons (1756-1812)

Capitaines:
1799 André Ragettli (Raguettly) de Flims, Grisons (1756-1812)

Sous-lieutenants:
7 mars 1799 Thomas Legler de Dornhaus, Glaris (1782-1835)

20 avril 1799 division française Nouvion
3 mai combat de la veille près de Reichenau (Grisons) sous brigade Menard Verfolgt wurde er kräftig durch 2 Compagnien unter Kommandant Ragettli In Molitors Bericht heißt es: „...La troisieme demi-brigade helvetique qui a combattu dans nos rangs, electrisee par les Souvenirs de Nittels, a rivalise de valeur avec nos braves." Koch, Masséna III, 389 spricht ebenfalls von der III. Halbbrigade
19 mai 64 Officiers, 500 hommes garnison à Soleure
mai-août courant de l'été près de Bâle
19 juin 7e division française Souham près de Bâle, était tout ce temps-là restée immobile entre Bùle et Lorrach où elle s'était fortifiée
7 août 7e division française Souham
septembre 446 hommes, Arbourg et Soleure, division française Montchoisy, de l'intérieur, brigade Ruby

4ème demi-brigade helvétique
Commandant:
Beat Ludwig de Wattenwyl de Bern

Chefs de bataillons:
12 février 1799 Pierre Joseph Guillot, du Valais (1762-)

Capitianes:
1799 Maienfisch
8 avril 1799 Jean Steinfelden

31 mars 1799 à Kaiserstuhl division française Nouvion rapport de Capitaine Maienfisch
20 avril encore division française Nouvion
19 mai 87 Officiers, 367 hommes garnison à Soleure
mai-août courant de l'été près de Bâle en Fricktal au camp d'Eiken
19 juin 7e division française Souham près de Bâle, était tout ce temps-là restée immobile entre Bùle et Lorrach où elle s'était fortifiée
7 août 7e division française Souham
septembre 460 hommes au camp d'Augst, Bâle, division française Chabran, brigade Nouvion

5ème demi-brigade helvétique
Commandant:
12 février 1799 Charles-Louis-« Samuel » de Turtaz de Orbe, Vaud (1762-après 1813) [Carl-Ludwig-Samuel ou Samuel-Henri-Ferdinand?]

adjutants-majors:
18 mars 1799 Peter Barthes de Säntis (1772-)
18 mars 1799 Jean Klein de Berne (1752-)
18 mars 1799 Capitaine-adjutant-major Abraham Rösselet de Berne et Douanne (1770-1850)

Chefs de bataillons:
12 février 1799 Jean Scheuchzer de Zurich (1760-après 1816)
12 février 1799 [Anton] Gugger de canton du Sentis replacer par 12 avril 1799 André Boucard [Burckhardt] de Bâle (1759-)
12 février 1799 Charles Dufrense de Vevey (1775-)

avril 1799 On cantonna la 5° de Zurzach à Kaiserstuhl, d’où on la dirigea sur Zurich, puis sur Bülach, Kloten, Dübendorf et Zumikon.
19 mai 89 Officiers, 617 hommes garnison à Soleure
mai-juin en Suisse orientale
1 juin 748 hommes
4-7 juin la première bataille de Zurich

Elle prit une grande part aux affaires qui eurent lien contre l’armée autrichienne dans les environs d’Ebmatingen, de Zollikon, Goldbach, au Burgholz et sur le Geissberg. Elle eut l’occasion de pe distinguer dans les combats des 4, 2 et 5 juin, mais plus particulièrement dans celui du li, où elle soutint trois assauts donnés par les grenadiers hongrois, formant la réserve, aux redoutes n°s 4 et 2 sur le Geissberg, au-dessus de Zurich. Les Autrichiens voulaient s’en emparer pour couper la retraite aux troupes françaises qui se trouvaient sur la ligne.
Plusieurs officiers se distinguèrent particulièrement dans cette mémorable journée. Ce fut entre 9 et 40 heures du soir que le combat fut le plus acharné, les attaques les plus impétueuses et la résistance la plus opiniâtre. Officiers, sous-officiers et soldats payèrent de leurs personnes et se couvrirent de gloire. Le lieutenant Manthe, de Nyon, ne discontinua pas d’aller et de venir pour munir de cartouches les défenseurs de lamrande redoute n° 9, sous un feu croisé et une grélé de balles. Le lieutenant Müller, de Frutigen, posté entre les redoutes n°s 4 et 9, perdit une partie de son monde, tandis que l’autre se retira dans la redoute n° 4. Assailli par trois grenadiers hongrois et percé d’un coup de baïonnette, il arrache cette baïonnette de son corps et assomme celui qui lui a porté le coup. Mais les deux autres le saisissent. Fort comme un hercule, il lutte avec eux, les fait prisonniers et les amène avec leurs armes dans la redoute n° 2. Le sous-lieutenant Scheubli, du canton de Berne, occupait avec trente-cinq hommes un poste sur la gauche de la redoute n° 9. Il fait bonne contenance contre un bataillon autrichien, soutenu par une trentaine de cavaliers. Il maintient son poste, légèrement retranché, jusque vers les 9 heures du soir. Sauf neuf hommes, tout son monde est tué ou blessé.
On récompensa ces trois officiers, en promettantde l’avan— content aux deux premiers, et en nommant M. Scheuin lieutenant, Le lieutenant Rey, de Lausanne, qui s’était aussi distingué dans toutes ces affaires, passa capitaine.

Attaqua cinq fois les redoutes du Zurichberg, conduite par l'adjudant général Laharpe et par son chef, le brave Turtaz. Ce fut La 5° demi-brigade helvétique qui commandai la défense de la redoute n° 2.
L’ordre du jour donné par le général en chef Masséna fit particulièrement mention de cette affaire. Il cita la bravoure et la battue contenance des Suisses, surtout la belle action de la 53 demi-brigade dans la soirée du li, et parla personnelle de l’adjudant-major Rôsselet. La perte en tués et blessés de part et d'autre doit être très considérable.
La 5° demi-brigade auxiliaire ainsi que le 1° bataillon du Léman se sont distingués. Dans cette journée on a fait environ 800 prisonniers sur l'ennemi. Les capitaines Fischer, Meyer, Klein et Chollet, les lieutenants Gioni, Bianchi et Challens, et les sous-lieutenants Müller, Zerboni et Prenleloup avaient été blessés, et le lieutenant Claret tué dans ces différents combats. La perte en sous-officiers et en soldats s’élevait à 697 blessés et tués, dont 295 furent faits prisonniers ou restèrent en arrière, et la majeure partie, appartenant aux cantons de la rive droite du lac et de la Limmat, rentrèrent chez eux. De 1170 hommes, les officiers compris, l’effectif du corps se trouva réduit à 1175.

14 juin 140 hommes
19 juin Division (française ) de l'Intérieur de l'Helvétie du général Montchoisy
21 juin. Les débris de la 5me demi-brigade des auxiliaires, réduite à environ cent cinquante hommes, des huit cents ou neuf cents qui la composaient, sont arrivés à Lausanne aujourd'hui. On y trouve des Suisses allemands, des Vaudois et beaucoup d'Autrichiens prisonniers ou déserteurs. Cette demi-brigade a été réduite de cette manière par les batailles et la désertion. On dit qu'on la fait venir à Lausanne pour la compléter.
29 juin Se trouvant conséquemment hors d’état de faire un service actif et de figurer en première ligne, la demi-brigade reçut, l’ordre de se rendre à Lausanne, par Baden, Lenzbourg, Berne, Fribourg, Payerne et Moudon. Un bataillon fut détaché à Yverdon. Nous reçûmes des recrues et l’on s’occupa de l’instruction et de la réorganisation du corps.
7 août Division (française ) de l'Intérieur de l'Helvétie du général Montchoisy
septembre 389 hommes, Arbourg et Soleure, division française Montchoisy, de l'intérieur, brigade Ruby


6ème demi-brigade helvétique
Commandant:
Jean Tobler d'Appenzell [à ne pas confondre avec Jean Tobler de Ermatingen, Thurgovie (1765-1839)]

Chef de batillons:
12 février 1799 Caspar Gessner de Zurich (1736-)
André Müller de St. Gall (1764-)
Jean Christian Tschudi de Glaris

Capitaines:
12 mars 1799 Joseph Antoine Knusert d'Oberegg d'Appenzell, Canton de Sentis (1743-)
François-Louis Visinand de Corsier (1760-)
Jean Siméon Chapuis de Rivaz (1774-)
Aloise Gwerder de Schwyz

19 mai 79 Officiers, 567 hommes garnison à Soleure
19 juin 4e Division française du général Walther
7 août 4e Division française du général Lorge
24 septembre 1799 303 hommes 3e division française du Soult Les troupes non embrigadées. Ces Troupes déviant rejoindre la division les 22e et 23e Septembre Il ne parait pas qu'elles aient été engagées le 24 et le 25 Septembre. Elles furent employées à la garde de la rive gauche du lac de Zürich. Un ordre du 5 vendémiaire vint leur prescrire de se rendre respectivement à Zürich et à la 7e division [Dominique Louis Antoine] Klein (1761-1845)



La résistance d'Ancien Régime suisse, les rebelles, les insurgés, fédéralistes

Sous François Ier, il se forma, en 1799, quatre légions d'émigrés suisses, commandées par les colonels Rovéréa, Salis-Marschlins, Bachmann (général en 1815) et Courten; ces troupes combattirent avec l'armée austro-russe en Suisse et en Italie, mais elles étaient payées par l'Angleterre, au service de laquelle elles entrèrent definitivement plus tard. Ajoutons que le général autrichien Hotzé [de Richterswil! comme Henri Hiestand], qui fut tué à Schännis en 1799, était aussi un Suisse.




Biographies

Tobler Johannes (1765-1839), né à Ermatingen, Thurgovie, négociant zurichois, partisan du régime helvétique, officier au service de France et de Hollande, 1794 Amtmann de Schaffhouse à Zürich, 1798 sous-préfet en canton de Zürich, 1799 préfet du canton de Schaffhouse, 2.-5. Juni 1799 commandant des troupes zurichoises lors de la bataille, Juillet 1799 commandant de place de Berne et commandant en chef de la garde des autorités supremes de la garnison du chef-lieu de la République, 29 Juillet 1799 inspecteur général Canton de Zurich, 31 juillet-25 Octobre 1799 commandant de colonne mobile, octobre 1799 préfet du canton de Thurgovie, 1802 Secrétair de département de police de Berne

Bergier (Jean-Samuel), fils de Joseph-Samuel Bergier d'Illens, seigneur de Forel, et de Jeanne-Susanne Jomas, naquit à Lausanne le 4 janvier 1758. Il entra comme officier dans un régiment suisse capitulé au service de Sardaigne, devint capitaine de grenadiers et fit avec ce grade les campagnes contre la France. Se trouvant en congé en Suisse en 1798, il fut forcé par l'assemblée provisoire du canton du Léman de donner sa démission pour accepter une place dans le comité militaire, nouvellement constitué. Adjudant général*, puis inspecteur général de la milice sédentaire du Léman, 22 décembre 1798, Bergier fut chargé de la réorganiser et de faire un règlement pour l'établissement des conseils de discipline militaire. Ayant reçu sa démission le 27 avril 1799, il fut réintégré dans ses fonctions le 20 janvier de l'année suivante et les conserva jusqu'à la chute du gouvernement helvétique central, 1803. En 1812, il fut nommé membre de la commission des forêts cantonales. Il mourut au Mont le 6 août 1825.
(*)mars-mai 1798 Adjudant-général commandant en chef des troupes lémaniques
(3 october provisoire) 31 octobre 1798-1 juin 1799 encore 19 janvier 1800 et encore 26 août 1802 nommé inspecteur général du Canton du Léman
1800 commandant de colonne moble

Clavel de Brenles (Jacques-Auguste-François-Louis), né à Lausanne le 17 mai 1762, embrassa la carrière des armes et servit dans l'armée sarde dans le régiment suisse de Tscharner jusqu'au licenciement de ce corps. A la révolution de 1798, [mars 1798] il reçut le commandement d'un bataillon du Léman, à la tête duquel il se signala dans le Valais, dans les Ormonts et dans les Grisons*. [1 avril 1799] Devenu commissaire du gouvernement dans le canton de la Linth, puis, le 26 avril 1799, adjudant général dans l'armée helvétique, [26 septembre] il fut blessé à Zurich. Il commanda successivement, avec rang de chef de brigade, l'infanterie de la légion helvétique et le 1er bataillon des troupes légères. Lors de l'insurrection des petits cantons contre le gouvernement, il occupa Fribourg et il soutint un siége des troupes confédérées, qui, supérieures en nombre, le forcèrent de signer une capitulation honorable, 5 octobre 1802. Clavel de Brenles fut nommé, en 1805, chef d'un bataillon du 1er régiment suisse au service de l'empire français. Il combattit avec bravoure en Illyrie, novembre 1805, et, l'année suivante, en Calabre. Cet officier mourut à Naples des suites d'une blessure, en 1809.
(*)1 avril 1798 chef de la demi-brigade vaudoise, que l'on verra bientôt commandant en chef des troupes vaudoises en Valais
16 novembre 1798 chef de la garde Nationale soldée (la troupe soldée du Léman)
2 avril 1799 commandant en chef de la garde des autorités supremes de la garnison du chef-lieu de la République, Lucerne

Vonderweid, François-Pierre-Félix, naquit à Fribourg, le 31 mai 1766. Il entra, le 20 juillet 1784, comme sous-lieutenant au service de France dans le régiment de Waldner. Le 14 juillet 1789, il passa avec le grade de lieutenant au régiment de Vigier, assista en 1790 à l'affaire de Nancy et fut licencié, le 12 octobre 1792. Il servit en 1793 dans la garde nationale de Toul et épousa Mademoiselle de Maillot, fille du gouverneur de cette place. En 1794, il rentra dans son canton et fut élu au conseil des DeuxCents comme représentant de la bannière de la Neuveville. Vonderweid, enthousiaste des idées révolutionnaires, fit une opposition déclarée à l'oligarchie fribourgeoise et se mit ouvertement en correspondance avec le général Brune, qui commandait, en 1798, l'armée française dans le pays de Vaud. Après la prise de Fribourg, soit le 6 mars 1798, il fut nommé par ce dernier chef de brigade et chargé de l'organisation de deux bataillons de volontaires dans le canton de Fribourg. Le 31 octobre de la même année, le Directoire helvétique le confirma dans ce grade et le nomma inspecteur des milices et des corps d'élite dans son canton. Le 28 mars 1799, la même autorité le nomma adjudant du général en chef Keller. Il fit en cette qualité la campagne de Zurich contre les armées russes et autrichiennes, sous les ordres de l'archiduc Charles. Avec une brigade composée de deux bataillons vaudois et de douze compagnies de grenadiers, il fut ensuite envoyé en Valais pour soutenir le général français Thureau, qui cherchait à déloger la division autrichienne Strauch de la vallée du Rhône. En novembre 1799, Vonderweid fut chargé par le Premier Consul d'explorer le passage du Saint-Bernard. Sur son rapport les généraux Marescot, Watier et Mainoni firent des études plus complètes, qui décidèrent Napoléon à surprendre les Autrichiens par le SaintBernard. Dans cette expédition, Vonderweid passa le Simplon avec la division Bethoncourt et prit part au siège d'Arona. Après la conclusion de la convention d'Alexandrie, Vonderweid fut nommé, le 5 novembre 1801, colonel commandant du 1er bataillon d'infanterie de ligne et il devint un des principaux soutiens du parti centraliste en Suisse. Le 25 août 1802, le général Andermatt l'envoya avec sa troupe en garnison à Zurich, mais le 29, il fut expédié à Lucerne où l'on craignait un soulèvement. En septembre, il laissa les capitaines Gilly et Moret commander la garnison de cette ville et il vint organiser en toute hâte les milices des cantons de Vaud et de Fribourg. Le 26 septembre 1802, il fut chargé de défendre avec sa brigade le Vully contre les troupes de Bachmann et d'Auf der Mauer, mais après la défaite d'Andermatt à Zoug, il fut obligé de se replier sur Payerne et le 3 octobre, il fut nommé général en chef des troupes helvétiques. Il ne put les rallier qu'à Lausanne où il se trouvait à la tête de 2,170 hommes, auxquels vinrent ensuite se joindre environ 800 hommes de la garnison de Fribourg, mais l'intervention du général Rapp, aide-de-camp du Premier Consul, amena la conclusion d'un armistice, qui fut suivi de l'Acte de Médiation et du transfert en France des troupes de ligne helvétiques. Vonderweid fut chargé de les conduire à Auxerre et lorsqu'elles furent incorporées dans d'autres corps, il fut nommé, par décret du 17 mai 1803, général de brigade, disponible dans l'armée française. Le 11 décembre 1803, dès la création de l'ordre, il reçut la croix de chevalier et le 14 juin 1804, celle de commandeur de la Légion d'honneur (*).
(*) Ces dates extraites de ses états de service seraient la preuve d'une haute distinction, Car les promotions officielles n'ont eu lieu que le 6 août 1804, au camp de Boulogne.
Le 22 septembre 1805, il fut attaché à l'état-major de la division de dragons à pied et fit la campagne de Bavière dans le corps d'armée de Baraguay d'Hilliers. Après les brillants succès d'Elchingen et de Michelsberg qui amenèrent la capitulation du général Mack, Ney fut chargé d'occuper Ulm et de faire la conquête du Tyrol, où s'étaient réfugiés les corps de l'archiduc Jean, de Jellachich et de Rohan. Affaibli de la division Dupont qui suivit la Grande Armée et d'une brigade qui dut conduire en France les prisonniers autrichiens, ce général désira s'adjoindre Vonderweid dont il connaissait le caractère énergique. Après la conquête du Tyrol, il lui confia les fonctions de commandant de place d'Inspruck. Vonderweid fit ensuite la campage de Prusse dans le 7e corps (Augereau). Le 25 décembre 1806, il fut blessé d'un coup de feu à Pulstuck. Après cette rapide campagne, il fut nommé général de division et baron de l'Empire avec une dotation en Westphalie. En 1807, il fut employé au siége de Dantzig et après la prise de cette ville sous date du 26 mai, il reçut le commandement des forts de Weichselmunde. Sur sa demande il passa, le 9 octobre 1808, à l'armée d'Espagne, dans la division polonaise du général Valence, qui faisait partie du corps de Sébastiani. Le 5 avril, après la victoire de Ciudad-Réal, il fut fait prisonnier par les Espagnols de Cartogal et interné à Cartagène. Il mourut dans cette ville, le 23 octobre 1810, d'une fièvre pestilentielle.

Ce général avait un frère cadet, Marie-Joseph-Simon-Alexis Vonderweid, né à Fribourg, le 8 juin 1771, et qui entra, le 3 juin 1786, au régiment de Vigier. Licencié, le 11 octobre 1792, il fut incorporé dans la légion de Biron comme capitaine au bataillon de chasseurs du Rhin. Il fit en 1793 la campagne du Piémont en qualité d'aide-de-camp du général Scheldon, et fut blessé, le 12 juin 1793. Rentré au corps, le 8 octobre 1793, il fit la campagne d'Allemagne en 1794 et fut nommé chef de bataillon, le 11 mai de la même année. Passé avec son grade, le 29 juin 1795, à la 11' demi-brigade d'infanterie légère, il fut encore blessé en Allemagne, le 19 octobre 1796 et devant Alexandrie, le 22 décembre 1798. Le 15 avril 1799, il fut nommé chef de brigade sur le champ de bataille et reçut, le 22 septembre, le commandement de la 31" demibrigade. Le 2 mai 1800, il fut confirmé dans le grade de chef de brigade, et en 1802 il fut nommé général de brigade provisoire pour l'expédition de Saint-Domingue. Il mourut aux Antilles, de la fièvre jaune, le 9 août 1802.

La Harpe, Octave-Louis-Samuel de, né à Rolle, le 6 févier 1766, cousin germain de président Frédéric-César, entré service de France come cadet pour 8 mois, d'abord le 2 avril 1785 comme sous-leiutenant en Regiment May au service de Hollande, puis entré dans l'armée française en 1795 comme Lieutenant-capitaine, Dès mai 1796, Louis est effectivement retenu à Gênes par une maladie. 1798 chef de bataillon du Léman, 27 févier 1798 nommé Chef de l'état-major des milices vaudoises, brevet de chef de bataillon de l'armée helvétique, le 28 mars-5 avril 1799 nommé Chef de l'état-major général encore le 3 juin 1799, le 25 mai 1799 Combat de Frauenfeld comme aide de camp de Masséna «Officiers et soldats helvétiques, tous ont fait leur devoir; mais je dois particulierement vous parler de la conduite du chef de bataillon Laharpe (du Léman), qui m'a suivi dans toutes mes [Massena] operations. ll s’est multiplie dans cette journee, et partout il a donne exemple du sang-froid et du courage reunis. Il meritait de avancement sur le champ de bataille C'est a vous .. a acquitter cette dette.»; le 27 mai 1799 nommé adjudant-général de l'armée helvétique. assiste à la [1re] bataille de Zurich [4-5 Juin 1799] et refuse de faire tirer sur la ville. nommé Commandant en chef des troupes Helvétiques en activité (provisoirement 3 juin) 21 juin 1799, 25-26 Septembre La 2ème bataille de Zurich «qui vous ecrit a côté de moi [De Bons], vous rendra compte de toutes les grandes operations.»
Campagne d'Espagne. Reste au service de la France sous les Bourbons; nommé chef ...
«Officier distingé, recommandable par ses mœurs et ses talens militaires. Il a été réformé de sa place d'adjutant général des troupes helvétiques sur sa propre proposition faite par un motif d'économie pour l'état» Après la campagne de cette année, il était le plus honorables témoignages à la fois du général en chef Menard, sous le commandement desquels il avait servi dans ce grade, ainsi que d'autres généraux réformées de division et du gouvernement suisse. Il a demandé en 1803 au rang de major ou le chef de bataillon, ou au moins un capitaine avec le grade d'un officier supérieur. Le gouvernement Vaudois lui recommandé comme colonel en second ou d'un chef de bataillon avec la remarque: „Officier distingé, recommandable par ses mœurs et ses talens militaires. Il a été réformé de sa place d'adjutant général des troupes helvétiques sur sa propre proposition faite par un motif d'économie pour l'état“ 12 september 1806 Le 2e régiment (colonel Caslella de Berlens, de Fribourg; colonel en second Joseph de Segesser, de Lucerne; major Jules de Capol, des Grisons; chefs de bataillon: Ignace de Flue, d'Unterwald; Joachim de Castelberg, des Grisons; Octave de la Harpe, de Rolle; Louis de Reding de Biberegg, de Thurgovie); fut formé en Provence, pour faire partie de la 8° division militaire chargée de la défense des côtes de la Méditerrannée. D'abord réunis à Avignon, les deux premiers bataillons furent envoyés à Toulon et aux îles d'Hyères, les deux autres à Marseille. Réflexions sur la brochure de M. Eugène Monod, et sur la con,stitution du canton de Vaud, par Octave Louis Samuel de La Harpe, J.J. Paschoud, 1825. A Monsieur Fischer, rédacteur du Nouvelliste Vaudois: Lausanne, 1828 par Octave Louis Samuel de La Harpe. Il mourut en 1829 à Morges, Vaud.

Laharpe-Francillon, Louis-Sigismond de, de Rolle (1779-1851), fils du général Amédée de Laharpe, tué au service de la République française à Codogno en 1796. Entré au 1er Régiment des milices de la République helvétique, puis au service de la France républicaine comme sous-lieutenant de hussards ; ensuite détaché à l'état-major de Bruneci, puis lieutenant au Xe Dragons, il fit partie de l'armée d'Italie de 1798 à 1801. Rentré dans son canton, il y est chef d'escadron en 1803, colonel de chasseurs à cheval de 1814 à 1830, date de sa démission. Conseiller d'Etat vaudois de 1816 à 1818, plusieurs fois député à la Diète fédérale de 1824 à 1830.

Schiner, Joseph-François, (1761-1845), officier valaisan, adjudant-général chef de brigade dans l'armée française dès le 11 octobre 1793, puis employé à l'armée d'observation du Rhin dès le 27 février 1799. Nommé ministre helvétique de la Guerre le 27 avril 1799, à la suite du départ de Repond, il ne remplira jamais cette charge, Le 20 mai déjà, pour des raisons de famille, Schiner remet ce commandement, qui passera ensuite au général français Xaintrailles. En juin, donnant suite à une demande de Laharpe, Masséna autorisera Schiner à se rendre auprès du Directoire helvétique préparer la réorganisation de l'armée helvétique. Il poursuivra ensuite sa carrière dans l'armée française.




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